Catégorie : Vote et élection

  • Contra­dic­tions inter­nes… vote blanc et absten­tion

    Il n’y ici aucune injonc­tion à quoi que ce soit. Mon choix est déjà fait. J’es­père forcé­ment que vous ferez le même mais ce n’est pas de ça dont on parlera ici. 


    France insou­mise a orga­nisé ces derniers jours une consul­ta­tion à propos du second tour de l’élec­tion prési­den­tielle. […] cette consul­ta­tion a permis l’ex­pres­sion de 243128 insou­mis.es et donne à voir des avis parta­gés :
    – 87818 insou­mis.es, soit 36,12%, pour un vote blanc ou nul;
    – 84682 insou­mis.es, soit 34,83%, pour un vote Emma­nuel Macron;
    – 70628 insou­mis.es, soit 29,05%, en faveur d’une absten­tion.

    D’après les réponses qu’on m’a faites, c’était une consul­ta­tion en ligne ouverte unique­ment aux adhé­rents et avec unique­ment ces trois options.

    Je trouve quand même très ironique qu’un partimouve­ment qui a à son programme la recon­nais­sance du vote blanc dans les suffrages expri­més… ne permette pas le vote banc dans sa propre consul­ta­tion interne.

    Rien de grave mais je m’au­to­rise à trou­ver ça amusant, ironique même.

    Fixer le droit de vote à 16 ans, instau­rer le vote obli­ga­toire et la recon­nais­sance du vote blanc comme suffrage exprimé et géné­ra­li­ser la repré­sen­ta­tion propor­tion­nelle

    Plus loin dans l’iro­nie, au programme de la France Insou­mise on trouve « instau­rer le vote obli­ga­toire » au chapitre de l’Ur­gence démo­cra­tique.

    Bref, je trouve aussi amusant de voir qu’on peut vouloir instau­rer le vote obli­ga­toire aux élec­tions mais soi-même souhai­ter s’y abste­nir. Ils sont quand même 29% à ne pas y voir de contra­dic­tion. Ce n’est pas une anec­dote.

    On pour­rait d’ailleurs penser que les mili­tants actifs qui promeuvent le vote obli­ga­toire seront plus volon­taires que la moyenne pour parti­ci­per aux consul­ta­tions internes de leur propre mouve­ment. La parti­ci­pa­tion est en réalité de seule­ment 55%, ce qui est plutôt très bas. Ironie quand tu nous tiens…

    * * *

    Les mauvaises langues diront que permettre le vote blanc à la consul­ta­tion aurait risqué de mettre en valeur le choix qui n’était pas proposé, celui de Marine Le Pen.

    Il faut dire que 20% des votants de Jean-Luc Mélen­chon prévoient de voter pour elle au second tour. Je sais que tous les votants ne sont pas des adhé­rents mais on peut suppo­ser que le chiffre n’au­rait pas été nul. 20% de votes blanc à une consul­ta­tion où le seul choix manquant était de voter FN, ça aurait été assez déran­geant.

    J’avoue que l’ab­sence de ce vote blanc est du coup une esquive un peu facile.

    Étant donné l’at­ta­che­ment profond de la France insou­mise aux prin­cipes d’éga­lité, de liberté et de frater­nité, le vote Front Natio­nal ne consti­tuait pas une option de la consul­ta­tion.

    Invoquer les valeurs du mouve­ment aurait pu être perti­nent… s’il n’y avait pas eu exac­te­ment la même contra­dic­tion en propo­sant l’abs­ten­tion au second tour. Là il y a une diffé­rence de trai­te­ment diffi­cile à expliquer.

    Et puis… propo­ser le choix de Marine Le Pen et montrer qu’il était non signi­fi­ca­tif aurait juste­ment eu une sacré classe qui aurait coupé la chique à tous ceux qui reprochent au mouve­ment de parti­ci­per à l’élec­tion du FN.

  • Systèmes de vote alter­na­tifs : Le critère de la majo­rité

    On m’a un peu repro­ché mon billet sur les navets. Il est peut-être temps d’avan­cer plus loin dans les expli­ca­tions.

    Je n’ai pour l’ins­tant rien vu de mieux que cette petite vidéo. Elle ne dure que cinq minutes, écou­tez-la :

    On ne présente là que cinq systèmes de vote mais il en existe d’autres.

    Certains vous diront que tous les systèmes sont impar­faits mais j’aime dire ça autre­ment : Choi­sir un système est un choix poli­tique, pas un choix tech­nique. Dans la vidéo plusieurs candi­dats peuvent légi­ti­me­ment prétendre gagner. La vraie ques­tion est de choi­sir les règles communes à l’avance.

    Critère de la majo­rité

    Dans le billet précé­dent j’ai parlé du critère de la majo­rité. Ce critère veut qu’un candi­dat qui obtient la majo­rité absolu doit être élu. C’est pour moi le meilleur exemple de choix poli­tique incons­cient lié au système d’élec­tion.

    Nos usages nous disent que le respect de la démo­cra­tie impose d’élire celui qui a la majo­rité abso­lue. C’est en réalité tota­le­ment arbi­traire.

    Rien n’em­pêche ce même peuple de déci­der que la majo­rité doit être obtenu en comp­tant les votes blancs, voire en comp­tant aussi les absten­tion­nistes. Ce serait ainsi réel­le­ment la volonté du peuple et non celle d’une mino­rité qui exprime quelque chose sur un bulle­tin.

    Rien n’em­pêche ce même peuple de déci­der que son repré­sen­tant doit obte­nir le consen­te­ment des deux tiers de la popu­la­tion et pas juste de la moitié. Ça permet­trait d’avoir quelqu’un qui repré­sente large­ment la popu­la­tion. On a ce types de règles pour les modi­fi­ca­tions de consti­tu­tion qui doivent obte­nir les 3/5ème des votes du parle­ment réuni en congrès.

    Rien ne l’em­pêche non plus de déci­der qu’outre la majo­rité, le repré­sen­tant ne doit pas provoquer de rejet total chez plus d’un tiers de la popu­la­tion. Certains systèmes de vote ouvrent la possi­bi­lité de reje­ter un candi­dat en plus de choi­sir le sien. Il s’agit là d’évi­ter la dicta­ture de la majo­rité.

    Ces trois alter­na­tives sont d’ailleurs inté­res­santes en ce qu’elles parlent juste­ment de démo­cra­tie. Litté­ra­le­ment, la démo­cra­tie c’est la volonté du peuple. Le peuple, pas juste une grosse partie du peuple. Quelque part les alter­na­tives présen­tées plus haut sont plus démo­cra­tiques que ne l’est le critère de la majo­rité. C’est fina­le­ment la diffé­rence entre la démo­cra­tie et la une dicta­ture de la majo­rité.

    Consen­sus ou radi­ca­lité

    Bref, choi­sir le candi­dat des deux qui obtient la majo­rité n’a rien à voir avec la démo­cra­tie. C’est un choix de règle tota­le­ment arbi­traire. Un choix qui en vaut d’autres.

    Les alter­na­tives propo­sées imposent d’ob­te­nir un peu plus le consen­sus, sous diverses formes. Le risque est que ce consen­sus rende diffi­cile de faire bouger les choses.

    À l’in­verse, la solu­tion aujourd’­hui permet aux élus de mettre en place des actions radi­cales qui ne repré­sentent pas forcé­ment l’en­semble du peuples, voire qui provoquent un rejet massif.

    Avant même de discu­ter de systèmes de vote et de la faisa­bi­lité des diffé­rentes options : Que privi­lé­giez-vous ? Pourquoi ? Avons-nous un consen­sus sur ce point ? (enfin… si juste­ment vous privi­lé­giez les consen­sus :-)

     

  • Systèmes de vote alter­na­tifs : On vous prend pour des navets

    Je vois de plus en plus surgir d’ar­ticles sur des systèmes de vote alter­na­tifs. Je ne saurais en être plus heureux. On parle par exemple pas mal du vote par juge­ment majo­ri­taire depuis quelques temps. Il existe cepen­dant d’autres alter­na­tives.

    Le problème c’est qu’on présente souvent ces ques­tions sous l’angle tech­nique voire mathé­ma­tique, un peu comme s’il s’agis­sait de prou­ver quel système est le meilleur.

    Je suis désolé mais on vous prend pour des navets.

    On vous prend pour des navets parce qu’on vous propose d’ap­prou­ver la meilleure solu­tion tech­nique en choi­sis­sant à votre place toutes les ques­tions poli­tiques et les enjeux démo­cra­tiques.

    C’est un peu comme si à une élec­tion on vous deman­dait de confir­mer quel est le meilleur plan tech­nique pour gérer la fin de la sécu­rité sociale sans vous deman­der si à la base vous souhai­tez ou non la fin de la dite sécu­rité sociale. Gênant, non ?

    Par exemple, lors d’une élec­tion un candi­dat a la préfé­rence d’une majo­rité abso­lue de la popu­la­tion. Est-il forcé­ment celui qui doit gagner l’élec­tion ?

    Intui­ti­ve­ment ça peut sembler évident. En réalité ça ne l’est pas du tout. On peut même assez faci­le­ment défendre qu’é­ta­blir une telle règle serait contraire à un idéal démo­cra­tique.

    On pourra discu­ter de la ques­tion dans un autre billet mais entre temps rete­nez ceci : Si celui qui vous parle de systèmes de votes ne commence pas par débattre avec vous de ce type de sujet – et il y en a d’autres – c’est qu’il vous prend pour un navet. Il a juste décidé à votre place des réponses aux vrais enjeux et vous demande d’ava­li­ser le choix tech­nique qui en résulte.

    Se faire confisquer ainsi le choix poli­tique alors qu’on parle de déci­der d’un système de vote, moi ça me fait un peu mal. 

  • Le dépouille­ment

    J’ai incité quelques personnes à aller dépouiller et on m’a demandé de racon­ter l’ex­pé­rience. Voici donc.

    Je ne donne toute­fois que mon expé­rience person­nelle de multiples dépouille­ments. De ce que j’ai vu, les opéra­tions sont tout autant portées par les usages que par les textes règle­men­taires et les usages varient suivant les villes ou les bureaux de vote. Parfois les usages ne respectent même pas tout à fait les textes.

    Bref, si vous avez quelque chose à ajou­ter, faites le.

    Je me propose

    Les scru­ta­teurs sont théo­rique­ment dési­gnés par les délé­gués de chaque candi­dat parmi les élec­teurs présents à la ferme­ture du bureau de vote.

    En pratique on prend géné­ra­le­ment les premiers élec­teurs qui se proposent. Deman­dez simple­ment « avez-vous déjà suffi­sam­ment de monde pour le dépouille­ment ce soir ? » quand vous passez voter.

    En théo­rie on notera votre nom et date de nais­sance au moins une heure avant la clôture du bureau de vote. En pratique on ne m’a jamais demandé ma date de nais­sance avant le début du dépouille­ment. Par contre on m’a toujours demandé mon numéro de télé­phone pour m’ap­pe­ler si jamais je suis en retard au dépouille­ment (cela dit je n’ai jamais vu personne s’en servir même quand il y a eu des absents).

    Si vous arri­vez en fin de jour­née, il est possible que la liste soit déjà fina­li­sée. Si c’est le cas vous avez quand même le droit d’an­non­cer que vous restez en obser­va­teur.

    Pour mes amis sourds ou muets, vous ne pour­rez à ma connais­sance qu’ob­ser­ver. La procé­dure impose une commu­ni­ca­tion orale publique en plus de savoir lire et écrire.

    Je me présente sur place

    La seule règle est d’être présent à la ferme­ture du bureau de vote. Pour ne faire perdre de temps à personne, et parce que souvent la pièce est fermée une fois le vote clos, arri­vez dix minutes avant.

    À partir de là, restez neutre. Gardez pour vous vos avis sur les résul­tats ou sur les candi­dats ; mettez votre télé­phone sur vibreur et gardez-le dans votre poche. Il n’est pas inter­dit de parler voire de faire des blagues mais il est d’usage de rester concen­trés sur l’opé­ra­tion. Si quelqu’un gêne, le respon­sable du bureau de vote a l’au­to­rité pour le faire sortir.

    Détail pratique : La procé­dure peut durer plus d’une heure et ne pas commen­cer immé­dia­te­ment. Sur place vous ne pour­rez pas vous arrê­ter en plein milieu et vous n’au­rez pas forcé­ment de toilettes ou de point d’eau. Les rares sorties que j’ai consta­tées ont toujours été consi­dé­rées comme défi­ni­tives.

    Je compte les votes

    On commence par véri­fier les comptes. Tout d’abord on regarde le comp­teur situé sur l’urne. Il donne norma­le­ment le nombre d’en­ve­loppes dépo­sées. C’est habi­tuel­le­ment le président qui le fait et qui annonce le compte mais tout le monde peut deman­der à voir le comp­teur.

    Ensuite un des membres du bureau reprend la liste d’émar­ge­ment et compte le nombre de votants. En géné­ral il annonce le nombre d’émar­ge­ment page à page et deux personnes font les sommes en face sur un smart­phone. Là aussi, vous pouvez regar­der, ou même deman­der à revoir la liste d’émar­ge­ment (elle est publique) et recomp­ter.

    S’il y a une diffé­rence, il est probable qu’elle vienne d’une erreur de comp­tage dans la liste d’émar­ge­ment. Il suffit de recom­men­cer pour confir­mer ce qu’il en est .

    Tout doit être public. Rien ne doit se faire en dehors de votre vue. Vous avez le droit de regar­der, poser des ques­tions, et même véri­fier vous-même (lire le comp­teur de l’urne, véri­fier les émar­ge­ments, etc.) tant que vous ne gênez pas la procé­dure. Atten­tion à ne pas jouer l’em­mer­deur de service non plus. Personne n’a envie de rester 3 heures sur place à cause de vous.

    Je suis témoin d’un anoma­lie

    En cas d’ano­ma­lie, comme par exemple des comptes qui ne corres­pondent pas, on conti­nue tout de même la suite de la procé­dure. Il est toute­fois de votre respon­sa­bi­lité de véri­fier qu’on note ce qui a été fait et vu dans les docu­ments offi­ciels et non ce qu’on aurait du faire ou ce qu’on aura du voir. Toute anoma­lie doit être signa­lée dans dans le procès verbal.

    En aucun cas il n’est accep­table de corri­ger un résul­tat silen­cieu­se­ment ou d’igno­rer une erreur. Le rôle de tout le monde se borne à consta­ter. Ce qu’il sera fait du constat est hors du péri­mètre des gens présents.

    Si quoi que ce soit de sérieux vous gêne ou si vous croyez avoir vu quelque chose d’anor­mal, deman­dez à faire noter vos consta­ta­tions sur le procès verbal du vote. Si on vous le refuse malgré votre insis­tance – polie et respec­tueuse – allez au commis­sa­riat le lende­main.

    Je compte les enve­loppes

    Le président du bureau de vote ouvre l’urne et la renverse sur une table. On compte les enve­loppes, géné­ra­le­ment en faisant des paquets de 10, puis on les regroupe par centaines dans de grandes enve­loppes qui sont ensuite scel­lées et signées. Si tout va bien on obtient le même compte que les deux précé­dents.

    Une ou deux fois le comp­tage a été fait par les membres du bureau et non par les scru­ta­teurs mais dans tous les cas ça ne doit pas être fait derrière votre dos et vous ne devriez jamais être obli­gés de perdre de vue une seule enve­loppe.

    C’est peut-être le moment où échan­ger des enve­loppes est le plus simple. Rien d’autre ne doit être sur la table et les enve­loppes ne doivent pas quit­ter la table.

    Pour vous donner un exemple, j’ai fréquem­ment vu le président montrer ses manches comme un pres­ti­di­gi­ta­teur avant d’ou­vrir l’urne pour montrer qu’il n’y a pas embrouille. Hier il a demandé l’ap­pro­ba­tion de tout le monde avant de mettre sa main dans l’urne pour faire descendre les quelques enve­loppes collées au fond.

    J’ouvre les enve­loppes

    Ça se passe par table de 4 personnes. Une ouvre une enve­loppe, déplie le bulle­tin, le regarde et le passe à la personne d’en face. La seconde regarde à son tour le bulle­tin annonce à haute voix le nom inscrit et le range sur la pile corres­pon­dante.

    Les deux autres scru­ta­teurs ont une grande feuille avec une colonne par candi­dat. À chaque nom, ils mettent une barre dans la colonne corres­pon­dante.

    Tous les 10 bulle­tins du même nom, les deux qui notent devraient termi­ner une ligne sur leur feuille et l’an­noncent. La personne qui range les bulle­tins par pile compte et confirme à son tour qu’elle vient de termi­ner un paquet de dix.

    L’idée c’est qu’un bulle­tin est toujours visible par tout le monde et que chaque résul­tat est au moins constaté par deux personnes sur les quatre. Les véri­fi­ca­tions aux dizaines permettent de confir­mer qu’on est tous sur le même décompte.

    Je vois des blancs et des nuls.

    Les bulle­tins blancs et nuls sont eux aussi comp­tés dans leur propre case, avec la même procé­dure que les autres. La seule diffé­rence c’est que le président du bureau se déplace pour consta­ter chaque blanc et chaque nul. L’en­ve­loppe concer­née est signée et mise dans une grande enve­loppe à part. Je suppose, sans le savoir, que les nuls sont ensuite parfois inspec­tés par un minis­tère ou un service quel­conque pour faire des stats.

    Pour ceux qui ne savent pas, un vote blanc peut se faire soit avec un papier blanc propre­ment découpé, soit simple­ment avec une enve­loppe vide.

    Sont nuls tous les votes qui ne corres­pondent pas à un des bulle­tins propo­sés, ou qui ont une inscrip­tion quel­conque, ou qui sont recon­nais­sables d’une façon ou d’une autre, ou qui contiennent plusieurs bulle­tins diffé­rents (une enve­loppe avec plusieurs bulle­tins iden­tiques est bien affec­tée au candi­dat).

    J’en­chaîne les centaines

    Les enve­loppes sont ainsi ouvertes par centaines (les grandes enve­loppes qu’on a scel­lées et signées lors du comp­tage). Une seule grande enve­loppe est ouverte à la fois pour chaque table de dépouille­ment.

    Une fois la centaine termi­née, on fait le compte de chaque colonne (les candi­dats) et on véri­fie que la somme fait bien 100 (ou le nombre d’en­ve­loppes prévu si la centaine n’était pas complète).

    On remet ensuite tous les bulle­tins dans leur grande enve­loppe pour un éven­tuel recomp­tage plus tard et on passe à la centaine suivante. Géné­ra­le­ment les scru­ta­teurs changent de rôle sur leur table avant de passer à la suivante.

    Je fais les sommes

    Vous avez fini toutes les centaines, tout est rangé. Il suffit désor­mais d’ad­di­tion­ner les décomptes de chaque centaine. Les diffé­rentes feuilles de décompte d’en­ve­loppe sont ensuite signées par les scru­ta­teurs.

    Après une dernière véri­fi­ca­tion que les sommes de chaque candi­dat corres­pondent bien à la somme des bulle­tins ouverts, vous avez les résul­tats défi­ni­tifs de votre bureau de vote. Ce sont ces résul­tats, avec les enve­loppes, qui sont remon­tés ensuite à la ville puis au minis­tère (proba­ble­ment en passant par le dépar­te­ment puis la région, mais je n’en sais rien).

    Je suis garant

    Vous vous avez pu témoi­gner de chaque étape, véri­fier que personne n’a remplacé, supprimé ou ajouté de bulle­tin, que les chiffres trans­mis corres­pondent bien à ce qui a été ouvert, et qu’il n’y a rien eu de louche sur place.

    Faites-le, parce que sans ça nos élec­tions n’ont plus grande valeur. Le pire qui puisse arri­ver c’est que les bureaux de vote manquent de bonnes volon­tés et qu’on finissent tous avec des ordi­na­teurs de vote. Là plus personne ne pourra rien véri­fier.

    Je le fais

    Faites-le. Vous avez une occa­sion rêvée dans deux semaines. Comme il n’y aura que deux candi­dats, le comp­tage risque en plus d’être rapide. Encore mieux : Emme­nez vos parents ou vos enfants pour obser­ver.

    Vous n’avez pas besoin de rete­nir tout ce que j’ai dit ici. Sur place il y en a toujours une moitié qui n’ont jamais fait ça, et les membres du bureau de vote seront là pour tout expliquer.