Protec­tion des chan­delles photo­gra­phiques


Je commence par la cita­tion telle­ment c’est énorme :

L’émer­gence d’une concur­rence déloyale par les sites commu­nau­taires. Ces sites, comme wiki­me­dia, orga­nisent par exemple des concours de photo­gra­phie en plaçant les contri­bu­tions sous « Crea­tive Commons ». Néan­moins, ces contrats auto­risent une utili­sa­tion commer­ciale par des tiers des photos. In fine, cela abou­tit à l’émer­gence d’une concur­rence déloyale. L’UPP est donc favo­rable à une modi­fi­ca­tion de Code de la propriété intel­lec­tuelle prévoyant que l’usage profes­sion­nel d’oeuvres photo­gra­phiques est présumé avoir un carac­tère onéreux.

C’est la notion même d’échange non marchand et de contenu gratuit qui est attaquée ici par l’UPP. C’est très révé­la­teur de certains cercles autour du droit d’au­teur. Non seule­ment ce dernier doit être absolu mais le gratuit, le libre et le domaine public doivent être pour­chas­sés. L’objec­tif qui n’est même plus caché est de créer des syndi­cats ou des guildes et que, ici, tout usage d’une photo néces­site un paie­ment à la guilde des photo­graphes. Peu importe qui a photo­gra­phié, peu importe l’in­ten­tion de l’au­teur.

Le droit d’au­teur n’est plus une volonté ou une rému­né­ra­tion de l’au­teur mais un droit à pour­cen­tage de la part du corps de métier corres­pon­dant. Il est temps d’ar­rê­ter la machine, elle est deve­nue folle.

Pour le plai­sir je vous copie le début du para­graphe précé­dent :

La notion « libre de droit » ; une remise en cause du droit d’au­teur. De fait, cette notion, sans fonde­ment juri­dique […]

Je ne ferai pas d’ex­pli­ca­tion de texte mais grosso modo la réac­tion de l’UPP c’est « il y a des choses qu’on peut utili­ser gratui­te­ment ou peu cher, et ça nous empêche de faire autant de brou­zoufs qu’on aime­rait ». (oui, j’aime bien les expli­ca­tions en brou­zoufs en ce moment)


9 réponses à “Protec­tion des chan­delles photo­gra­phiques”

  1. Un mur du çon !

    Ils vont mourir. Toutes ces personnes ne réalisent pas qu’elles se tirent dans le pied par des protectionnismes de type Ubu. C’est un cri d’agonie que ces gens pratiquent en révérence à une forme d’aristocratie perdue. Je suis à peu près sûr que l’on peut trouver des textes sur l’esclavage et la reconnaissance du statut humain des esclaves avec les mêmes propositions.

    Je pense qu’au point où l’on en est autant aller de l’avant en les ignorant. C’est dommage mais c’est ainsi.

  2. Mouais. Autant je trouve l’incompréhension de l’UPP pour le modèle de la culture libre assez idiote, et leur proposition de modification du CPI vraiment con, autant la raillerie et certains qualificatifs utilisés ici ben ça me reste un peu en travers de la gorge, notamment en tant qu’aspirant photographe et potentiel adhérant à l’UPP (qui ne fait pas que se planter magistralement).

    Éric, la notion de «libre de droit» sans fondement juridique et remise en cause du droit d’auteur, c’est un peu ce qu’on répétait régulièrement à l’asso Musique Libre, pourtant pas des plus conservatrices. On le répétait parce que c’est vrai et parce que le modèle défendu était contractuel (licences libres) et demandait donc d’assoir d’abord les droits de l’auteur avant de pouvoir préciser ses intentions. À côté de ça, il y a effectivement des marchands du pseudo-«libre de droit» qui vendent de la pub autour de contenus distribués gratuitement ou qui vendent à bas prix des licences d’utilisation ne respectant pas correctement le droit d’auteur. L’erreur de l’UPP ici est sans doute de taper sur Wikimedia et quelques initiatives de la culture libre plutôt que sur les iStockphoto, Fotolia et consorts (on notera que l’UPP milite déjà à travers d’autres actions pour un ré-examen des conditions de fonctionnement de ces entreprises).

    J’aime aussi ta condescendance sur les questions d’argent, à la limite du mythe de l’artiste qui par nature s’en foutrait plein les fouilles («ça nous empêche de faire autant de brouzoufs qu’on aimerait»), et idem chez Karl («en révérence à une forme d’aristocratie perdue»). Je crois bien que c’est ça qui m’énerve le plus, là. Quand en tant que webeux nous bossons dans une industrie qui marche bien et qui paie bien — pour peu qu’on se laisse pas entuber en négociation salariale, mais même dans ce dernier cas on arrive quand même à des salaires de privilégiés à niveau d’expertise équivalent avec la majorité des autres corps de métier). Je ne connais pas les salaires ou CA annuels du membre de l’UPP médian, et peut-être que je suis complètement à la masse, mais je suis prêt à parier que c’est très loin en dessous du salaire annuel d’un Éric ou d’un Karl, et déjà sensiblement en dessous de celui d’un Florent Verschelde. Alors bon, merde, un peu de retenue.

    Sur les propositions de l’UPP, j’aurais plein de critiques à formuler, mais je ne partage pas ton dégout de la gestion collective. Pourtant, chez Musique Libre, on a abondamment critiqué le système Sacem, mais force est de reconnaitre que le boulot qu’ils font est un travail de fourmi et que ça a le mérite de collecter de l’argent qui va globalement (avec plein d’imperfections…) dans les poches des auteurs, argent qui autrement serait juste inexistant, et simplement transformé en accroissement de marges pour ceux qui utilisent commercialement de la musique. Et la solution collectiviste, pour autant qu’elle gêne mon côté libertarien, est jusqu’à preuve du contraire le seul système à peu près réaliste pour réguler et monétiser des exploitations faciles (utilisation d’une musique ou d’une photo, pas la même visibilité d’exploitation que l’impression d’un bouquin!) sans faire exploser les couts de transaction au delà des seuils raisonnables. Dans une situation économique où les couts de transaction pour les auteurs grèvent trop fortement ou dépassent les gains obtenus, la gestion collective fait sens.

    Tu as donc raison quand tu dis que «L’objectif qui n’est même plus caché est de créer des syndicats ou des guildes et que, ici, tout usage d’une photo nécessite un paiement à la guilde des photographes.» Sauf que je vois pas en quoi ça serait honteux ou ridicule; utopiste, à la rigueur, je veux bien. Et puis nuançons un peu: 1) les minutes de l’audition de l’UPP mentionnent, pour la gestion collective, de laisser «la possibilité aux ayants droits de sortir du système pour les œuvres de leur choix»; 2) la mise en place d’une gestion collective pour la photographie pourrait se faire avec pas mal de souplesse et d’ajustements par rapport à des propositions initiales trop tranchées, et je ne parierais pas sur un manque d’ouverture de l’UPP à ce sujet.

    • Désolé Florent, tout ceci est hors sujet pour moi. Rien ne doit justifier qu’on privatise l’espace public au profit de quelques uns.

      Ici l’histoire c’est simplement celle d’un usage qui s’est démocratisé. Rien de plus. Le titre faisant allusion à la pétition des fabricants de chandelles n’est pas un hasard. Nous sommes en plein dedans.

      Cette démocratisation amène forcément des chamboulements et je suis prêt à voir l’État accompagner la transition si nécessaire, mais pas plus. L’objectif de notre collectivité doit être par principe d’étendre au maximum les libertés, le bien commun et les usages publics. Si certains usages hiers réservés sont désormais démocratisés il faut s’en féliciter et accompagner le mouvement. Vouloir diminuer les libertés et les usages publics pour compenser la diminution d’une rémunération privée c’est juste inacceptable.

      Heureusement que nous n’avons pas fait ça pour les chandelles, les cochers, les reliures cuir, les moines copistes, les conteurs, les écrivains publics, les… Tu imagines quel serait l’état de l’espace public aujourd’hui ? Aurais-je même le droit de publier ce texte en y mettant des publicités sans compenser l’imprimeur, le relieur, l’écrivain, le copiste et plein d’autres ?

      Parce qu’ici nous ne sommes pas dans une gestion collective justement. Que les photographes professionnels s’organisent entre eux comme la SACEM le fait dans un autre domaine ne m’inquiète pas. Par contre la SACEM – organisme privé – ne peut réclamer des droits que sur l’usage des oeuvres de ses adhérents – adhésion non obligatoire – et pas plus loin que ce que permet le droit d’auteur.

      L’UPP réclame des droits sur toute photo utilisée à usage professionnel. Sur des photos du domaine public. Sur des photos de particuliers non adhérents. Sur des photos non couvertes par le droit d’auteur (l’essentiel des photos du « concours » dont on parle sont dans ce cas). Là on dépasse largement la gestion collective, on parle d’un droit sur un usage, peu importe qui en est à l’origine. Et là on dépasse très largement les bornes de l’acceptable.

      Dans la partie citée on parle explicitement d’une concurrence déloyale des amateurs et du public, comme la concurrence du soleil pour les fabricants de chandelle. On lutte contre la démocratisation. Il ne s’agit pas de faciliter la collecte et la contractualisation. Il s’agit d’empêcher les usages gratuits ou peu chers. On lutte contre l’idée que du contenu est accessible à tous. On cherche à réinstaurer une économie de la disette sur un contenu qui est désormais sans limite de production.

      Et pour la petite histoire je suis bien plus proche du sujet que tu ne l’imagines. Je suis auteur, une des activités qui paye peut être encore moins que photographe. Je travaille pour la librairies, une des activités qui est en crise et dont certains prédisent la mort dans les dix ans à venir – avec déjà des exemples assez poignants de fermetures, ce que personne n’a osé annoncer pour les photographes. Je travaille avec des éditeurs, donc beaucoup pensent que la publication en direct avec les revendeurs risque de tuer le métier. J’ai par le passé accompagné des commerçants, de la presse, et pas mal d’activités qui ont du évoluer et même muter. Il y en a peut être des mieux placés que moi mais je te mets au défi de me considérer non pertinent sur la question.

      Et on peut dire que l’édition et la librairie ont beaucoup d’idées pour assurer leur évolution, mais je n’ai jamais vu quelqu’un annoncer que « l’usage professionnel d’oeuvres textuelles est présumé avoir un caractère onéreux », et ce à leur bénéfice via une gestion collective.

      Tu envisages d’avoir une activité de photographe ? Je te souhaite tout le bonheur du monde. Mais si tu le fais tout en sachant que l’activité est difficile, que la rémunération ne sera probablement pas là, tu ne fais que renforcer cette idée : Il n’est pas nécessaire ou pertinent pour la collectivité d’abandonner une partie de son domaine public uniquement pour faire survivre la photographie. Cette dernière n’est pas menacée.

      Le reste est uniquement lié à des dispositifs d’accompagnement pour ceux qui se sont lancés avant la mutation du domaine et qui ont besoin d’aide pour survivre ou évoluer. Ça c’est une toute autre question, mais étonnement l’UPP ne l’a pas posée. Réclamer un droit sur le domaine et les usages publics est en effet bien plus intéressant.

    • «L’UPP réclame des droits sur toute photo utilisée à usage professionnel. Sur des photos du domaine public. Sur des photos de particuliers non adhérents.»

      Oui et non. Il y a en fait deux propositions de l’UPP, si tu regardes le détail de leurs documents (2 PDF). L’une — très vague dans sa portée et ses critères — pour la mise en place d’une licence légale (qui fait référence aux usages du grand public plutôt que des professionnels, mais encore une fois la description donnée est inopérante, incritiquable car pas suffisamment définie…). L’autre, c’est la proposition d’une présomption de rémunération, dont on peine à comprendre ce qu’elle signifie en pratique, accompagnée de la fixation de barèmes minimums de cession de droits.

      Même en comprenant ces propositions dans une interprétation la plus extrême, les œuvres du domaine public sont à mon sens exclues de ces dispositifs. Celles commercialisées à bas prix sont par contre concernées, car s’y appliqueraient les barèmes minimums. Quant aux œuvres fournies gracieusement (avec un formalisme de type Creative Commons ou autre), difficile à dire vu leurs textes mal fichus, mais on peut effectivement supposer qu’ils veuillent restreindre ça d’une manière ou d’une autre, manière non précisée. Et ça — à la fois cette prétention et le flou qui l’accompagne — c’est effectivement assez ubuesque.

      «Le reste est uniquement lié à des dispositifs d’accompagnement pour ceux qui se sont lancés avant la mutation du domaine et qui ont besoin d’aide pour survivre ou évoluer. Ça c’est une toute autre question, mais étonnement l’UPP ne l’a pas posée.»

      Il y a six autres propositions dans leurs documents, dont la moitié sont en réalité des rappels à la loi (pas vis-à-vis du grand public, mais bien des acteurs commerciaux). Quant aux aides, une des six propositions parle d’un fonds pour l’équipement des photographes pro, ce qui n’est pas d’une pertinence folle mais bon au moins ils touchent un peu au sujet.

  3. Juste pour parler de l’aspect mépris qui est le cœur de la réaction alors que sur les droits, nous avons des idées qui ne doivent pas être trop trop éloignées à quelques notions près.

    1. « en tant qu’aspirant photographe » L’acte de vouloir faire de la photographie professionnelle est un choix, mais un choix qui doit se comprendre dans son contexte légal. Faire ce choix est bien celui d’un choix d’une profession avec de très nombreux participants, les dit professionnels et le public avec une grande diversité de compétences. Il n’y a pas/plus de notions de professionnels, il n’y a pas d’ordres des photographes, ou besoin d’un diplôme pour faire de la photographie. Le talent du photographe qui est encore monnayable n’est pas l’œuvre mais l’expertise, c’est à dire le temps passé à le faire. Ce temps est plus ou moins cher en fonction d’une combinaison de ce talent, d’une reconnaissance professionnelle (validation par ses pairs et un public), etc.

    Si tu comptes faire une carrière sur la vente de tes œuvres, tu te tires dans le pied. Ce n’est pas viable. Il en va de même des écrivains, de la musique, etc. Il y a un infime pourcentage qui gagnent leur vie de la création.

    2. «  iStockphoto, Fotolia et consorts » jouent sur la même corde sensible que celles de Google et autres ou de… Ford (invention du travail à la chaîne), Apple (FoxConn), etc. C’est à dire une économie de maximisation des profits à grande échelle. On trouve quelquechose qui ne coûtent pas cher ou rien, qui est librement accessible et on le veut. C’est également le business en passant des éditeurs sur les livres du domaine public. C’est la réalité, ce n’est pas nouveau. Le fait que des gens acceptent de placer leurs photos sur ces réseaux conscientes ou pas est un choix et une réalité de la structure du partage de l’information de notre société en réseau. On peut vouloir être contre mais il faudra dire non à internet dans sa forme actuelle, car il faudra revenir à l’échange commercial de tous ceux que nous faisons.

    3. « système Sacem, mais force est de reconnaitre que le boulot qu’ils font est un travail de fourmi et que ça a le mérite de collecter de l’argent qui va globalement (avec plein d’imperfections…) dans les poches des auteurs »

    Oui et non. La phrase n’est pas fausse en soit, mais manque du contexte très important que ce n’est là qu’une minorité des auteurs et que l’ont fait miroiter à l’ensemble des professionnels pour justifier de sa continuité. C’est comme le rêve du self-made man aux États-Unis ou… du loto. Il y a bien sûr un gagnant et on ne parle que d’eux.

    Je fais de la photo, j’écris des textes et je fais le choix volontaire de les avoir placé sous licence CC-BY car il n’y a pas d’activités professionnelles *raisonnables* autour de cela.

  4. Effectivement, le marché est en révolution et la valeur d’une photo est en décroissance. Je suis un photographe animalier qui naturellement ne gagne pas sa vie de sa passion. Je le fais parce que j’aime ça. Je peux aussi comprendre un photographe professionnel qui se fait prendre un contrat de mariage par un beau frère qui croit que parce qu’il a une grosse caméra, il fera de bonnes photos. Je tiens à souligner qu’il a aussi des photographes professionnelles qui ne savent pas faire de la photo. Je ne ferais pas de discours, pour ou contre.

    Ayant été approché par des organismes et entreprises de grande envergure qui ont trouvé quelques-unes de mes photos très belles et qu’ils voudraient bien en profiter, mais malheureusement ils n’ont jamais de budget pour reconnaitre mon travail. Mais par contre, ils vont me faire profiter d’une grande visibilité. Ho boy … J’ai finalement compris que pour la visibilité c’est plutôt moi qui dois m’en occuper.

    En deux années, j’ai trouvé une façon de partager mes photos avec le public, tout en réussissant a rentabilisé un peu mon travail, car lorsque je dois me procurer un nouvel objectif, le manufacturier ne veut jamais me le donner. Je trouve un peu bizarre que je n’aie pas le matos gratuitement alors que les photos doivent être gratuites.

    Bon, mon but n’est pas de faire de monté de lait, mais plutôt vous dire ce que j’ai fait pour tiré mon épingle du jeu.

    En 2011 j’ai fait une exposition extérieure, j’ai pris des photos d’insectes dans un champ non cultivé. Ce qui veut dire, pas de pesticide, etc… J’ai fait un sentier où les visiteurs pouvaient regarder les photos sur des présentoirs positionnés approximativement à l’endroit où la photo avait été prise. J’ai malgré moi créé une exposition interactive, car les visiteurs pouvaient chercher et trouver les insectes en question et 1 fois sur 2 ils les trouvaient… Punaise, criquets, guêpes fouisseuses, mante religieuse, etc. étaient au rendez-vous. Vous le croirais peut-être pas, mais j’ai vendu des photos d’araignée.

    L’an prochain si tout va bien, je ferais une expo pour les oiseaux, avec la même formule.

    Dans le cas des photos de la faune, c’est le seul truc que j’ai trouvé à date pour faire un peu de $$ car je ne suis pas avare de profit. Je veux juste avoir la chance de continuer, car l’essence, le matériel et les jours passés a attendre qu’un vison vienne prendre sont petit déjeuné, ou qu’un butor d’amérique veut bien socialisé avec moi, ben ce n’est pas gagné. Dans une période où la faune est en décroissance, je crois que c’est important. Je veux instruire les gens sur la faune, en leur présentant des animaux qu’ils ne connaissent pas. Mais pour continuer, il me faut des $$ sinon je devrais tout simplement aller au zoo photographier des animaux stressés de l’autre côté de la clôture.

    Le marché de la photo est en révolution et je crois qu’il faut trouver comment tirer profit de cette révolution. Mais malheureusement, il n’a jamais de budget pour le travail accompli, ils attendent que je donne, parce que tous, donnent. Je ne suis pas d’accord avec les règles de droit d’auteur qui ira à une clic et de toute façon ça ne fonctionnera pas. Seul l’avenir nous procura la solution et je souhaite encore faire partie des meubles.

    Voilà mon grain de sel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.