Revenu de base

Ça fait déjà un bon moment que j’ai entendu parler du concept de revenu de base. Pour faire simple c’est l’idée de fournir chaque mois une somme à chaque individu, sans condition ni modulation. Dans les bons scénarios ce revenu est suffisant pour vivre, c’est à dire se loger, se nourrir et se soigner correctement, voire assurer une vie culturelle de base (on parle bien de vivre et non de survivre). Pour l’exercice on peut donc imaginer le placer au niveau du seuil de pauvreté.

Je suis passé par les différentes phases :

  • Encore un projet démagogique
  • Totalement irréaliste
  • Les gens arrêteraient de travailler
  • Impossible à financer

Mais malgré tout mon scepticisme de départ, je dois avouer que les arguments sont là. C’est loin d’être évident, il y a une bonne dimension de « j’y crois », mais c’est un peu la même chose dans l’économie actuelle.

Ce qui apparait certain c’est que ce système actuel est loin d’être évident et de « fonctionner » lui non plus : Totalement démagogique dans sa gestion, irréaliste dans les objectifs poursuivis ou la théorie, une incitation à travailler nettement débattable, et un financement qui est clairement à revoir. Quand on voit le résultat humain, les gens qui vivent ou survivent difficilement, les pays laissés pour compte, je doute qu’on puisse dire que le résultat est bon (oui, par contre on peut trouver pire dans l’histoire, ce n’est pas la question).

Alors quoi ? je vais vous laisser lire quelques liens, pour vous faire une première idée et en discuter ici. J’ai mis deux ans pour dépasser mes préjugés initiaux sur cette idée. Gardez votre esprit critique car il y a des points largement contestables, mais je ne peux que vous inciter à faire attention à ne rien rejeter au début et à rester ouvert, laissant vos objections pour la fin, qu’on en parle. Ce qui semble être un problème évident n’en est pas forcément un.

Il reste que pour la notion de travail, de collectivité, de reconnaissance des activités non marchandes, de droit à la vie, d’économie utile, de création culturelle, d’innovation, de prise de risque, de la notion de valeur et de travail, du plein emploi qui n’existe plus, d’inventivité… ça résoudrait tellement de questions qu’on ne peut s’empêcher de se reposer la question de l’utopie.

Une seule chose m’apparait certaine : ça ne peut fonctionner que si ce revenu permet vraiment de vivre, sinon on risque de cumuler les désavantages des deux systèmes.

Personnellement je reste coincé à : OK, pourquoi pas, mais de la même manière qu’il y a plein de projets « si on refaisait la fiscalité de zéro » qui fonctionnent sur le papier, le problème c’est comment assurer la transition sans avoir à faire une révolution (dans le sens : période de terreur et bain de sang)

Sommes-nous capables de changer en profondeur le système dans lequel nous vivons ? L’histoire m’en fait douter.

cc by Kostenlose Info-Postkarten zum Bedingungslosen Grundeinkommen http://www.archiv-grundeinkommen.de/material/pk/
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30 réponses sur “Revenu de base”

  1. Je suis comme toi curieux de ce que pourrait donner le revenu de base. Il y a surement des défauts qui n’apparaissent vraiment que quand les systèmes sont mis en pratique. Cependant, ce n’est pas forcément pire que le système actuel.

    >la notion de valeur et de travail, du plein emploi qui n’existe plus, d’inventivité… ça résoudrait tellement de questions qu’on ne peut s’empêcher de se reposer la question de l’utopie.

    Juste une petite réaction par rapport à ce passage. L’utopie est, pour moi, le système de pensée qui veut que tout le monde doivent travailler. Cela pose également la question de qu’est-ce que le travail, de nombreuses activités aujourd’hui ne sont pas comptabilisées comme du travail et pourtant contribue au bon fonctionnement de la société.

    1. Oui, c’est pour moi un des gros points positifs, séparer la notion d’emploi et de travail, et considérer que la valeur ajoutée pour la société n’est pas forcément celle qui est reconnue par le salaire actuellement.

      On peut parler de bénévolat mais aussi simplement de garder les enfants. Voir des gens passer à l’usine pour payer une assistante maternelle qui gardera les enfants justement parce que le parent est à l’usine, c’est un peu étonnant.

      Une grande majorité de gens apportent bien plus à la société hors de leur emploi que dans leur emploi. Faire circuler l’argent autrement permettrait justement de se concentrer sur ce qui est « utile ».

      Un danger pour ceux qui sont en bonne position sociale, c’est que ça risque aussi de changer certaines échelles de valeur : Éboueur risque de devenir un emploi très bien payé, simplement parce que c’est pénible et inintéressant mais important pour la société.

      Est-on prêt à accepter que notre éboueur gagne plus que pas mal de chefs d’entreprises ? Finalement, n’apporte-t-il pas quelque chose de plus concret et de tout à fait utile ?

      1. Justement c’est un exemple bien choisi : les éboueurs sont considérés comme des privilégiés avec des salaires genre ~1700 € net en début de carrière. Perso pour se lever tous les jours à 3h du mat’ et avoir la tête dans les poubelles (qui pèsent quand même un sacré paquet de kilos en général) je trouve pas ça si bien payé, mais pas mal de gens pensent que c’est déjà super bien payé.

        Après dans le BTP y’a déjà le souci : plus grand monde ne veut bosser dans les grands chantiers, les routes, etc. où on respire des produits cancérigènes toute la journée dans des conditions de sécurité souvent discutables. La solution les patrons l’ont trouvée : ils embauchent des étrangers (les fameux étrangers dont personne ne veux mais dont personne ne veux faire le boulot non plus…) et des sans-papiers, qui acceptent en plus souvent d’être mal payés pour ces métiers très difficiles. Du coup sur ce point je suis curieux de voir la réponse du revenu de base, doit-il s’appliquer à toute personne résidant en france pour que ces salariés-là aussi puissent choisir leur travail ?

        1. À chaud je dirai : la France s’occupe du revenu de ceux qui ont la nationalité française uniquement. Faire le tri en fonction de qui *a un emploi* en France serait aller justement à l’opposé de la démarche du revenu de base à mon sens. S’occuper de tous ceux qui résident en France je ne vois même pas comment l’envisager sauf à avoir une densité de 10 personnes par m2.

  2. Pour moi l’utopie, c’est de penser que ça sera possible sans faire une révolution.

    Quand je vois tous ces sujets sur lesquels tout le monde est d’accord et que ça ne bouge pas malgré la « démocratie » :
    – l’obsolescence programmée
    – l’écologie
    – l’éducation
    etc…

    Bref, j’aimerai qu’il y ait des consensus, mais force est de constater que ce monde est tenu de main de fer par quelques lobbys ultra-puissants et qu’il ne risquent pas d’abandonner leur position dominante de leur propre chef, quitte à détruire la planète par la même occasion.

  3. Merci pour ce billet.

    L’utopie est une représentation d’une réalité idéale et sans défaut (wikipédia). Le Revenu de Base n’est pas en soit une utopie, car il ne nécessite pas le concours volontaire de chaque individu. Nous avons déjà des mécanismes de redistributions. Ceux-ci ne sont pas efficaces, mais dans les pays développés ils permettent aux individus de se nourrir. On peut les améliorer à travers le Revenu de Base. Nous avons déjà des mécanismes obligatoires tels que l’éducation. Le Revenu de Base en serait un aussi mais dans le domaine financier. Donc techniquement, le Revenu de Base est tout à fait réalisable. C’est l’impact à long terme sur la société qui peut être discuté. Mais n’oublions pas que les changements sont déjà énormes, entre l’environnement, l’urbanisation du monde et l’entrée dans la Société de l’Information. A mon avis, le Revenu de Base permettra de vivre ces changements en diminuant le risque d’en laisser certains sur le bord de la route…

  4. Super content de te voir t’intéresser à ce sujet ;)

    Je ne peux qu’encourager tout un chacun, intéressé par le sujet, à continuer l’exploration sur le portail http://www.revenudebase.info qui s’efforce de couvrir au mieux le sujet.

    En tout cas, tu abordes la question avec le bon point de vue, celui de l’ouverture.
    Pour le reste, étant donné que l’idée remet profondément en cause des fondement de notre société (en particulier la pertinence du lien entre revenu de travail), qu’il est donc difficile d’en faire un modèle et que les tests « grandeur nature » sont rares, beaucoup de choses tiennent encore de la croyance.
    Mais je préfère de loin croire en quelque chose qui fait rêver et qui pourrait marcher plutôt qu’en le système actuel : destructeur de rêve et de liberté, tout cassé.

    Et au passage : bonne année !

  5. Amen. Je vais reprendre un commentaire que j’ai vu passer et qui peut constituer un bon déclencheur de réflexion :

    > Cette idée de revenu de base peut paraître utopique mais si on avait dit à un mineur de Germinal que de nos jours un ouvrier aurait un salaire minimum, des congés payés, une mutuelle, des allocations chômage, il ne vous aurait pas cru et vous aurait traité d’utopiste.

    (juste en passant, parce que ça pique un peu les yeux quand même:)

    s/que j’ai entendu parlé/que j’ai entendu parler

    1. Oui, mais même les congés payés ou le smic ont pu être implantés sans revoir tout le système. Ce sont des ajouts assez simples administrativement (même si la décision a du être radicale).

      Ici je ne vois pas comment mettre ça en place sans tout casser. Comment gère-t-on les finances les premières années ? Le principe est de faire baisser d’autant les hauts salaires, mais est-ce faisable ? On risque d’avoir une masse démission pendant un ou deux ans, surtout sur les emplois ingrats mais terriblement indispensables, comment gère-t-on cette transition ? Certains emplois tiennent par les heures supplémentaires, par exemple dans le médical ; on risque de manquer cruellement de personnel, comment gère-t-on les flux migratoires ? D’ailleurs, certains se plaignent de la pression migratoire mais elle sera dramatiquement élevée et les demandes de naturalisations (légales) risquent d’exploser à un point critique.

      Bref, j’ai du mal à voir ça sans révolution, alors qu’imposer des congés payés ou un smic, ça s’imagine assez bien en terme de « comment faire »

  6. Je peux comprendre qu’il y ait des réticences et en effet le revenu de base tel que promu actuellement à peut-être des défauts, mais en ce qui me concerne c’est de loin, de très très loin même, un système bien meilleur que l’actuel (et rien d’ailleurs n’empêcherait de corriger progressivement ces défauts).

    On aborde la questions du chômage comme si elle allait de paire avec le revenu de base, car avec l’époque actuelle, qu’on pourrait appeler « ère post-industrielle », l’emploi se fait rare mais la production ne faiblit pas (cela s’explique par l’invention de machines), une redistribution plus équitable comme celle proposée par le revenu de base s’impose donc. Mais moi c’est surtout la notion de travail libre qu’il me tient de défendre, l’emploi n’est pas la seule forme de travail et je trouve absurde que seule une activité rémunérée soit considérée comme « vrai travail ».

    Je suis travailleur volontaire depuis 8 ans, je suis incapable de rester inactif sur une période prolongée, je travaille, j’écris, j’aide mes proches, je bricole… je fais toujours quelque chose, mais presque exclusivement de manière non-rémunérée car je fais partie des « allergiques au travail » (ou plutôt à l’emploi devrait-on dire), j’ai bien tenté de m’épuiser à trouver des emplois mais malgré toute ma volonté, la richesse de mon expérience dans de multiples domaines et mes diplômes, je ne fait que perdre du temps à accumuler les lettres de refus par centaines et me rendre malade.

    Alors certes je n’ai pas de situation, je n’ai pas de revenu, personne ne me paye pour ce que je fais, pour autant je doute ne pas d’avoir une utilité au sein de la société. Pire encore je suis accusé de parasitage au prétexte que je suis incapable d’assurer moi même mon revenu et donc je m’appuis forcément sur la société, donc sur les « vrai travailleurs », pour vivre. Mais même cet argument je le conteste fermement, car sur 8 ans de travail libre et volontaire je n’ai touché pour seule aide sociale que 2 mois de RSA, celui-ci n’étant attribué qu’à 25ans, je suis resté sans revenu jusqu’à cet âge et, 2 mois après l’avoir atteint, je me suis expatrié, toujours pour travailler volontairement.

    Le revenu de base n’est pas juste une réponse à la situation sociale et économique, il a aussi pour sens profond de reconnaître la valeur du travail libre et de donner aux gens comme moi, qui ne savent pas être employés mais n’en travaillent pas moins pour autant, une rémunération digne et méritée.

    Il n’est pas dur de se rendre compte que les exemples de situation similaires à la mienne sont nombreux, car bien des citoyens fournissent un apport vital au bon fonctionnement de la société sans toucher de rémunération: étudiants, bénévoles, programmeurs de logiciels libres, parent au foyer, artistes… Pour quelle raison ces gens là devraient-ils être condamnés à l’exclusion et la misère alors que sans eux, la société serait à n’en pas douter vouée à s’effondrer?

    1. Pour cet aspect de la question c’est bien évidemment un oui, mais il y a l’autre côté : Qui acceptera de faire les travaux les moins intéressants et les plus pénibles, comment et à quel prix ?

      C’est une énorme partie de l’industrie qui est à repenser ou qui risque de tomber. On parle des hauts fourneaux et ceux là semblent être amenés à terme à fermer mais des travaux de ce type il y en a plein. Sauf exception les gens y sont parce qu’ils n’ont pas le choix, qu’ils ont besoin d’un emploi et qu’on ne leur propose pas grand chose d’autre d’adéquat vers chez eux. Or nous avons besoin de ces emplois, et nous avons besoin qu’une part non négligeable se fasse en France.

      1. > les gens y sont parce qu’ils n’ont pas le choix, qu’ils ont besoin d’un emploi

        C’est tout de même terrible de reconnaître qu’on est bien contents d’avoir ces corvéables, et que finalement ça nous arrange quand même bien qu’il y ait des gens qui n’aient pas d’autre choix pour vivre que de les effectuer pour nous.

        OH. WAIT.

        1. bien sûr que c’est horrible, c’est bien pour ça qu’il faut s’astreindre à chercher autre chose et ne pas se satisfaire du système. Maintenant il ne faut pas non plus se mettre des oeillères sur le problème où l’ignorer sous prétexte que la situation actuelle est pourrie. Au contraire, il faut appuyer dessus pour mieux envisager comment on peut vivre une transition. Et faute de transition c’est bien ce qui me gêne : ça finit par péter et se régler dans une longue période de sang et de terreur, ce qui serait grave pour tout le monde.

          Moi ce qui me semble le horrible ce serait au contraire d’ignorer et de ne pas se rendre compte que nous vivons grâce à tous ceux qui triment et qui n’ont pas notre chance, ou de ne pas espérer changer de système.

          1. > ne pas se rendre compte que nous vivons grâce à tous ceux qui triment et qui n’ont pas notre chance, ou de ne pas espérer changer de système

            Je pense que pas grand monde n’ose prétendre «ne pas savoir». Je pense aussi que l’émancipation des individus passe énormément par l’éducation, et — coup de bol énorme — le revenu de base est un garant efficace de son universalité d’accès :)

          2. Je parlais bien de ne pas se rendre compte. Entre savoir quelque chose et en prendre conscience, il y a parfois un bon fossé.

          3. Du coup, ça me conforte dans l’idée que la transition passe d’abord et avant tout par cette prise de conscience en particulier :)

            Sans elle, rien n’est vraiment possible. Avec elle, si elle est globalement partagée et acceptée, tout devient possible assez naturellement amha.

          4. Des travaux pénibles il y en aura toujours, mais avec un revenu de base on se retrouvera justement dans l’obligation d’améliorer les conditions de travail de ceux-ci, d’y accorder un salaire plus confortable, plus de personnel etc… ce qui fait qu’on y trime ce n’est pas tant la tâche elle même que la condition dans laquelle on nous demande de l’effectuer.

            Propose de balayer un bâtiment à 15 personnes pour un salaire raisonnable, avec des horaires correctes et sans être traité comme une merde, tu aura plein de volontaires prêts à se faire un peu plus de sous.

            Propose de nettoyer le même bâtiment à 2 personnes avec des horaires insupportables et pour un salaire de misère et là oui, tu auras besoin de te reposer sur l’obligation des gens à obtenir un salaire pour trouver du monde.

            C’est justement l’intérêt du salaire de base, permettre un vraie force de négociation des employés face aux employeurs, leur permettre de dire « non, pour ce prix et dans ces conditions je ne le fais pas ». de ce fait les tâches ingrates devront soient être automatisées (par exemple pour balayer il y a fort à parier qu’on ait bientôt plus besoin de personne) soit réalisées dans des conditions de salaire, d’effectif de respect et d’horaires dignes.

          5. Facile à dire, mais si tu ne peut pas tout remplacer par 50 personnes, et certains boulots sont suffisamment pénibles pour qu’il faille monter haut en salaire pour compenser l’emmerdement si l’emploi devient facultatif. La seconde question ensuite est : sommes nous prêts à payer ces tâches si cher ?
            Pour le balai c’est simple, pour toute l’industrie, sachant qu’on peut faire travailler à l’étranger et importer en France, est-ce que ça ne veut pas simplement dire tout délocaliser ? (ce qui veut dire ensuite ne plus pouvoir financer)

          6. Si nous ne voulons pas payer pour une tâche, alors nous devons la faire nous même.

            Si nous ne voulons pas faire une tâche ni payer pour cette tâche, alors cette tâche n’a vraisemblablement pas de raison d’être.

            Et si finalement nous réalisons que cette tâche est indispensable, alors nous seront prêt, soit à la faire nous même, soit à payer pour qu’elle soit faite.

          7. Ca c’est la réponse collective. Collectivement nous sommes prêts, mais individuellement nous souhaitons toujours que ce soit un autre qui le fasse.

            Reste aussi que c’est une logique locale. Si la tâche est indispensable, mais trop chère en local, on la réalise ailleurs. Sauf qu’il n’est simplement pas possible d’avoir une balance commerciale uniquement importatrice, surtout si on souhaite financer le revenu de base.

  7. Un aspect que je n’ai pas trop vu à propos du revenu de base: s’il est donné à tout le monde sans condition, ça risque de déclencher un boom démographique, car le moyen le plus simple d’augmenter les revenus d’un foyer sera d’avoir beaucoup d’enfants.

    J’ai découvert[1] qu’il existe plusieurs variantes dont le salaire universelle qui ne serait donné qu’aux adultes mais qui n’est plus unique.

    Quant à la transition, ta conclusion m’a fait penser à la théorie des équilibres ponctuées de Stephen J. Gould (et oui, biologiste un jour, biologiste toujours) : de longues périodes de stabilité entrecoupés de courtes périodes de changements importants. Du coup les « crises » n’apparaissent plus comme des périodes négatives mais sont au contraire créatives. Mais bon, sur le moment, pas sûr qu’on trouvera ça très agréable…

    [1]: https://www.youtube.com/watch?v=TcCpwhMxpPs

    1. Je m’étais fait la même réflexion à une époque, puis je me suis rendu compte qu’il n’y aurait en fait pas plus de boom démographique que maintenant, la raison est qu’on a déjà cette « incitation » en place en France, même pire car obtenir ces aides implique l’obligation d’avoir des enfants (sans enfants pas d’aide, ou bien peu) alors qu’avec un revenu de base, on toucherait certes plus en ayant des enfants, mais on serait surtout débarrassé de l’intérêt d’en fait pour toucher des aides.

      Je pense que beaucoup comprendront vite que faire des enfants pour avoir plus de revenu de base n’est pas un choix de facilité…

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