Nous avons des prête-noms aux élec­tions légis­la­tives


Nous avons des prête-noms aux élec­tions légis­la­tives. Des gens dont le seul rôle est d’ins­crire un nom connu sur le bulle­tin mais qui ne comptent aucu­ne­ment siéger, qui lais­se­ront la place à un autre s’ils sont élus – et qui souvent l’as­sument.

Et nous lais­sons faire.

Pourquoi ?

Le pire ce sont ces ministres d’un mouve­ment qui promeut le renou­vel­le­ment et que _pour respec­ter l’élec­teur_ ils seront démis de leur rôle si jamais ils échouent à se faire élire. Ce devrait être l’op­posé, arrê­ter d’être ministre juste­ment s’ils sont élus à un autre rôle !

Se présen­ter c’est vouloir remplir le mandat demandé. Ce n’est pas « il faudra choi­sir » mais « en cas de réus­site, le choix est déjà fait ». Il suffit de mettre fin à tout mandat public incom­pa­tible exis­tant dès qu’on remporte une élec­tion – auto­ma­tique­ment, par la loi – et d’em­pê­cher d’en prendre un nouveau dans les 12 à 24 mois suivants.

Ce n’est pas compliqué. Il suffit de le vouloir. Pourquoi accep­tons-nous encore que nos élus faussent les procé­dures démo­cra­tiques ?


Une réponse à “Nous avons des prête-noms aux élec­tions légis­la­tives”

  1. « Ce devrait être l’opposé, arrêter d’être ministre justement s’ils sont élus à un autre rôle ! »
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur ce point, le fait de se présenter devrait entrainer la perte de leur portefeuille ministériel.

    Il me semble difficile de briguer un mandat et donc faire campagne pour et assumer un rôle de ministre (en particulier, lorsque l’on commence ce rôle).

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