Le maire refuse des enfants étran­gers, les parents d’élèves sont rassu­rés


Des enfants qui n’ont rien demandé et qui ne sont coupables de rien sont lais­sés à la rue. Leur unique faute est d’avoir des parents nés dans un pays en guerre, qui demandent asile en France pour proté­ger leur famille et fuir la guerre.

Ces enfants sont inter­dits de scola­rité. Non seule­ment ils doivent fuir leur pays, affron­ter la misère, chan­ger de langue, s’in­té­grer, mais en plus on se débrouille pour qu’ils n’aient pas les armes pour s’in­té­grer, apprendre la langue, rece­voir une éduca­tion et parti­ci­per à la société, plus tard travailler et payer des impôts. Non, on les laisse à la rue, parce que vous compre­nez, sinon « ils baissent le niveau de la classe ».

Peu importe qu’on gâche des vies inno­centes, au moins nos enfants n’au­ront pas eu à vivre quelques mois de frater­nité et d’entre-aide, avec poten­tiel­le­ment (mais ça reste à prou­ver) un temps à l’école centré sur le partage et pas unique­ment sur l’ap­pren­tis­sage (si vous croyez que le CP c’est du bour­rage de crâne, discu­tez avec un ensei­gnant, vous vous trom­pez lour­de­ment).

Voici la réflexion que je lis quand on me dit que le maire refuse des enfants étran­gers, les parents d’élèves sont rassu­rés.

Déci­dé­ment, je comprends de moins en moins mes compa­triotes. Mes valeurs ne sont pas celles ci. Nous sommes dans la xéno­pho­bie la plus pure et même ces histoires de niveau scolaire ne sont qu’un prétexte. Le même quand on dit que les phares cassés et la pros­ti­tu­tion sont la faute des étran­gers.

Il est vrai­ment temps de chan­ger. Dans notre devise il y a frater­nité, pas fron­tière.

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3 réponses à “Le maire refuse des enfants étran­gers, les parents d’élèves sont rassu­rés”

  1. Bonjour,

    J’ajouterais, que ces enfants vont vraisemblablement rester en France et qu’il commence déjà à accumuler des rancœurs qui un jour ou l’autre vont exploser et vont coûter cher à la société… bien plus cher que de leur leur donner une instruction.

    Merci.

  2. Tous les discours sur l’immigration n’ont aucun fondement logique. Reconduire chaque année 30 000 personnes à la frontière serait, à en croire certains, une nécessité économique. Il me semble que d’anéantir chaque année l’équivalent d’une ville de 30 000 habitants et tout ce que ça implique (logement, consommation, services etc) aurait plutôt pour effet de réduire la production et donc d’impacter l’économie de façon négative. D’autre part si les français faisaient plus d’enfants, ça ne poserait absolument aucun problème économique : on ne les mettrait pas dans des avions pour le Maghreb ou la Roumanie au prétexte qu’on n’a pas les moyens de les nourrir en France, si ? L’économie a ceci de particulier qu’elle s’adapte parfaitement à la taille de la population puisque par essence l’économie représente l’activité de cette même population, quelle que soit sa taille… Le « problème » de l’immigration n’étant donc pas économique, c’est que le problème est ailleurs. Or curieusement on ne parle jamais des immigrés blancs (l’immigration américaine est plus importante en France que l’immigration congolaise par exemple). Serait-ce alors qu’il n’y a en réalité aucun problème d’immigration mais plutôt un bête problème de couleur ? Faut-il que la « France Eternelle » soit tombée bien bas pour classer les gens par couleur comme des chaussettes ou des légos !

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