Bref, j’ai besoin de vous

Bref, j’ai besoin de vous

J’ai osé il y a main­te­nant un an et demi. Depuis j’ai fait quelques séances photo. Ça se compte sur les doigts.

Je suis à la fois content des résul­tats et incroya­ble­ment frus­tré. Content parce que je tire des rendus qui ressemblent à quelque chose pour moi. Parce que tout ça m’a beau­coup fait évoluer, m’a beau­coup appris, même indé­pen­dam­ment de l’as­pect photo­gra­phique lui-même. Frus­tré parce que je suis très loin de faire ce que j’ima­gine, très loin d’ar­ri­ver à capter une atmo­sphère ou des émotions tel que j’ai­me­rais.

J’ai décou­vert plein de choses mais j’im­pro­vise encore beau­coup. J’ex­pé­ri­mente, je ne sais pas toujours ce que je fais ni où je vais. Mes séances sont telle­ment espa­cées que fina­le­ment je me retrouve à refaire les mêmes erreurs au lieu de réel­le­ment progres­ser.

Je n’ai pas assez de terrain de jeu, assez de situa­tion diffé­rentes, assez de réité­ra­tion.

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écri­vez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous appren­drez votre métier d’écri­vain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accom­pli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impos­sible.”

Je repense au projet Brad­bury de Neil Jomunsi, et je l’en­vie. Pourquoi pas ?

On m’a pointé vers les défis 365. Certains ont tenté de photo­gra­phier quelque chose ou quelqu’un chaque jour. C’est certai­ne­ment trop pour moi. Je n’ai jamais tenu les défis créa­tifs d’août très long­temps. J’ai aussi peur d’en­chaî­ner des séances en quatrième vitesse juste pour dire que je l’ai fait et main­te­nir le rythme. Ce n’est pas ce que j’ai envie de suivre.

Une par semaine par contre… Diffé­rente à chaque fois.

J’ai­me­rais main­te­nir six à dix séances longues, si possible dans la suite de ce que j’ai commencé. Les autres semaines ce peut être rencon­trer quelqu’un, créer ou essayer quelque chose ensemble, même juste vingt minutes quelque part à l’ex­té­rieur dans la jour­née.

Bref, j’ai besoin de vous

Je vais tenter. Je vais tenter mais j’ai besoin de vous pour jouer avec moi, de quelques photos 20 minutes en exté­rieur à la vraie séance d’une demie-jour­née, sur Lyon ou sur Paris, qu’on se connaisse ou pas.

Glis­sez-moi un message, orga­ni­sons une rencontre, même si c’est juste pour en discu­ter.


6 réponses à “Bref, j’ai besoin de vous”

  1. C’est une jolie idée. Je suis prêt à prêter mon corps pour l’expérience (enfin… du moment qu’il est rendu en bon état). Et comme je fais moi-même du noir & blanc (argentique), je suis curieux de savoir ce qui t’intéresse :o)

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