Une liseuse pour le livre numérique

J’avais parlé il y a quelques temps de tablette et de liseuse pour le livre numérique. Mais finalement, qu’est ce que ça apporte une liseuse électronique ?

Tout d’abord le format : léger, fin, pratique

Passer du papier à un machin électronique est peu attirant mais c’est vraiment le jour et la nuit. Après quelques semaines vous trouverez le livre papier aussi pratiques que des rouleaux de parchemin.

Trouvez un livre grand format, par exemple le dernier Goncourt. Prenez-le en main.

Imaginez qu’on vous propose un papier cinq fois plus léger, qui ne vous fatiguera pas ou ne vous obligera pas à reposer votre bras au bout de quelques minutes. Maintenant faites que vous n’ayez pas besoin de l’ouvrir en deux avec cette tranche qu’il faut maintenir bien droite pour ne pas avoir l’impression de lire dans un triangle, ou qu’il faut au contraire éviter de brusquer si vous ne voulez pas détériorer son aspect extérieur. Retaillez le format pour en faire un poche puis divisez alors l’épaisseur par cinq en ajoutant un revêtement doux et peu glissant à l’arrière pour une bonne prise en main. Enfin éliminez le concept de page en papier à tourner d’une seconde main, qui parfois se déchire, se salit, se corne, ou simplement jaunit. Voilà, vous avez une liseuse dans les mains. C’est quand même plus sympa non ?

Ce qui change pour moi

  1. Je peux lire dans le métro et le bus : Ça se tient d’une seule main, c’est fin, léger et le plastique arrière ne glisse pas. Le livre de poche était acceptable mais c’était souvent peu pratique pour le tenir, garder ouvert, et tourner les pages.
  2. Je l’emmène partout avec moi : La liseuse est assez fine et légère pour tenir dans la poche porte-feuille de mon manteau. Là aussi le format poche peut y arriver mais c’est suffisamment lourd et épais pour gêner, en plus de déformer le manteau si j’en fais une habitude.
  3. Je lis partout : Sortir un livre papier, l’ouvrir, le ranger, c’était finalement une opération qui prenait un peu de temps, de place, et qui restait dissuasive pour son côté peu pratique. Même si la différence est difficile à mesurer, je peux sortir l’appareil et lire immédiatement, le ranger en 10 secondes sans avoir à marquer la page ou faire attention en le rangeant. Finalement je le fais plus souvent et plus naturellement qu’avant.
  4. J’ai ma bibliothèque avec moi : J’ai encore peu de livres dans ma liseuse, mais déjà j’ai apprécié de ne pas avoir deux livres avec moi dans mon petit sac à dos lors de mes deux derniers grands trajets de train. Autrefois je trimbalais parfois un second livre pendant plus d’une dizaine de jours, parce qu’on ne sait pas quelle envie de lire on aura et quand est-ce qu’on finira le premier. Désormais c’est fini.
  5. Je lis ce qui me plait : J’ai dans ma bibliothèque actuelle un bon livre de fantasy, « après le livre » de François Bon quand j’ai envie de réfléchir, un livre technique, et un vieil epub sur le journalisme de données que je n’avais encore pas lu. Je lis ce qui me plait suivant l’instant. Je n’aurai jamais pu le faire avant, quand je devais choisir à l’avance le livre que je prenais avec moi.

Tout ça n’est que du confort, mais finalement, pour une activité de plaisir, n’est-ce pas ce que nous cherchons ?

Ce qui change pour les autres

J’ai trouvé mes propres avantages mais il y a d’autres bonnes raisons de partir sur de l’électronique :

  1. Pour ma grand mère, qui a toujours cherché un dictionnaire et des livres en grands caractères et qui se retrouvait avec un maigre choix, mal foutu, peu pratique. Ici elle pourra avoir la taille de caractères adaptée, et varier suivant sa fatigue du jour.
  2. Pour l’étudiant, qui pourra mettre une série de livres à étudier dans sa besace sans récupérer une scoliose, et dans quelques temps pour le scolaire qui, évitera le cartable de 15 Kg quand lui même en fait moins de 50.
  3. Pour l’explorateur, qui peut s’ouvrir à des quantités de livres étrangers sans avoir à faire une commande longue et prohibitive (à condition de ne pas se lier à une liseuse qui l’empêche d’importer des livres de l’extérieur).
  4. Pour le curieux, qui peut s’ouvrir à différents auteurs, alternatifs, amateurs, ou simplement des nouveaux qui n’ont pas encore percé et qui peuvent publier plus facilement en numérique qu’avec un éditeur papier.
  5. Pour le baroudeur, qui pourra acheter des livres où qu’il soit ou presque, maintenant qu’on trouve du wifi partout, sans souffrir d’horaires d’ouverture ou de vendeurs insistants : chez des amis, dans une gare, à la pause de midi, etc.

Je suis certain que je n’ai pas pensé à la moitié des niches utilisateur et nouveaux usages. Vous trouverez la votre.

Ce qui ne change pas

On appuie sur les avantages mais ce qui fait peur c’est ce qu’on perd ou qui devient plus complexe. Je n’ai pas vu grand chose de perdu dans mon passage au numérique  :

  • La lecture est confortable, autant qu’un livre, peut être meilleure qu’un vieux livre ou qu’un poche. Nous sommes sur un rendu qui est très proche du papier et qui n’a franchement rien à voir avec les écrans de type iPad ou PC.
  • On peut mettre un marque page (ou corner une page suivant vos habitudes), écrire une note dans la marge, lire le sommaire, connaitre le numéro de page courant, sauter plus loin dans le livre, revenir, etc.
  • Vous tournerez des pages, sur les tactiles vous pouvez même le faire avec le même geste que sur papier.

Pour vous déstresser

Mais comme chacun de nous, moi compris, a ses craintes quand on passe à de l’électronique, il vaut mieux être explicite sur quelques sujets :

  • Il n’y a pas besoin de recharger. L’écran ne consomme de la batterie que quand on change de page, pas pour l’affichage lui-même. Résultat, les batteries sont prévues pour un à deux mois d’utilisation.
  • La connectique est souvent standard. On parle du même câble micro-usb que pour les téléphones modernes. Il sert et pour charger et pour transférer des fichiers.
  • On lit, et c’est tout. Ce qu’on a dans les mains c’est un outil plus proche de la télévision que du PC. On clique sur le livre, on lit, on tourne les pages, et c’est tout. Pas d’interface technique ou de manuel à apprendre. Vous devriez pouvoir le donner à votre grand-mère en lui faisant juste une démo rapide.

Tout n’est pas parfait

Des points négatifs il y en a. Personnellement je passe au numérique sans états d’âme et je n’ai vraiment pas l’impression de faire des compromis, mais il faut être conscient de quelques points :

Tout d’abord on vous propose de lire des livres, et rien d’autre. La bande dessinée est exclue, le format ne s’y prêtant pas et la couleur étant de toutes façons absente. Tout le reste est annexe : Si on vous propose un navigateur web, un lecteur mp3 et un système d’annotations, ne considérez pas ça comme de réelles fonctionnalités du matériel. Ce sont des à-côtés, que vous ne trouverez pas satisfaisants si vous en attendez vraiment quelque chose.

Ensuite le catalogue est encore faible. On parle de 50 000 titres commerciaux de qualité quand le physique est de l’ordre du million. Cela se ressent beaucoup sur le vieux catalogue commercial. Si vous trouverez une bonne partie des nouveautés et les derniers Twilight, oubliez l’idée de relire vos classiques encore sous droits comme la série des Asimov. Certains peuvent éventuellement être disponibles en anglais, mais rarement en français. Même sur ce nombre, tous ne sont pas parfaitement codés et c’est toujours agaçant de voir un signe de ponctuation passer à la ligne. Ensuite vient toute la série des livres libre de droit : Là vous aurez l’embarras du choix mais aussi souvent de bien mauvaise qualité.

Enfin, comme tout matériel électronique, parfois ça déraille. Parfois on tourne des pages par erreur, parfois plein de pages d’un coup. Ça arrive rarement mais ça arrive. En fait c’est à peu près aussi fréquent que perdre sa page suite à une maladresse avec un livre papier, ou tourner plusieurs pages d’un coup par erreur. La différence ici c’est que vous accuserez la machine au lieu de vous en prendre à vous-même, et ça ça peut finir par générer beaucoup de frustration.

Un marché qui se construit

Vous vous trouvez sur un marché en construction, avec tous les défauts liés :

Le marché est jeune, il va évoluer. Personne ne peut vous dire à quoi ça va ressembler dans deux ans et celui qui s’y aventure ne fait que de la voyance. Si vous êtes du genre à regretter vos investissements précédents à chaque fois qu’il y a une nouveauté, attendez encore 6 mois.

Nous avons déjà quelques acteurs dominants à tendance monopolistiques, qui considèrent les clients comme une source de valeur. Cela veut dire qu’ils auront tendance à créer des silos propriétaires, fermés.  Choisissez votre opérateur en fonction de ça. Si vous choisissez Kindle vous achèterez Kindle, vous lirez des livres Kindle, dans un format Kindle, vous partagerez avec des amis Kindle, et vous aurez les usages approuvés par Amazon. Les imports/exports risqueront à tout moment d’être cassés si ce n’est pas dans le modèle de votre fournisseur. Choisissez en conséquence.

Enfin, les éditeurs sont encore dans la logique DRM des débuts de l’industrie musicale. Cela veut dire qu’une grande partie du catalogue contrôle le nombre d’installation des fichiers, risque de vous faire perdre vos achats en cas de changement de format ou de faillite de l’enseigne, cherche à vous empêcher des copier/coller et rendra difficile ou impossible la lecture avec des logiciels libres. Pire : Tous ces DRM ne sont pas compatibles entre eux. Apple a le sien, Amazon a le sien, l’essentiel des autres utilisent le DRM Adobe.

Dans tous les cas la lecture numérique n’est pas pour l’instant un investissement financier. Les livres ont un peu moins chers mais pas dans des proportions vraiment importantes. Il arrive même que la version numérique soit plus chère que la version poche en papier (même si ça risque de changer avec la baisse de la TVA numérique). Il faut être un très grand lecteur pour rembourser la liseuse électronique avec le prix des livres, surtout qu’avec la faiblesse du catalogue vous continuerez peut être à lire encore un peu sur papier en parallèle. Comptez plutôt le numérique comme un investissement en confort et en praticité.

Le choix

J’en reparlerai ici avec des descriptions plus complètes mais pour faire court nous avons quatre liseuses de bonne qualité : le Kindle 4 (d’Amazon), le Kobo Touch (distribué par la FNAC), le Sony PRS-T1 (dans les Darty, Boulanger, et assez facilement en ligne), et le Cybook Odyssey (la marque originale est Bookeen, mais il est aussi distribué en marque blanche, à Virgin par exemple).

Toutes sont à priori de bonnes liseuses. Si vous ne souhaitez pas attendre de voir ce que je vous réserve pour plus tard, je vous recommande de d’abord un premier choix en fonction du modèle : Acceptez-vous de vous enchaîner à un distributeur dans un modèle propriétaire et fermé ? Ou au contraire appréciez-vous ces environnements de confiance tout intégrés et ne chercherez-vous jamais plus loin que ce qui est proposé en interne ? Attention, ce choix vous engage dans le temps parce qu’une fois dans un modèle fermé, ce que vous y aurez acheté ou fait y restera à vie.

Le Kindle est le moins cher, à 99 €, mais il n’est pas tactile et a un modèle propriétaire totalement fermé. Il existe des possibilités d’import/export mais c’est juste pénible et leur pérennité n’est absolument pas garantie.

Kobo est plus cher, à 129 €, mais on attend encore de voir ce que ça donnera côté logiciel après l’intégration FNAC. Le modèle se veut plus ouvert, mais pour l’instant c’est plus de la déclaration d’intention. Tout au moins le Kobo supporte l’epub et les DRM Adobe, ce qui est une bonne chose..

Derrière il y a le Sony PRS-T1, et la Bookeen Odyssey, qui fournit entre autres les librairies Virgin. Tous les deux entre 129 et 149 €, donc un peu plus cher mais aussi d’une génération plus récente. Ils sont surtout hors des silos des distributeurs, et donc auront probablement les meilleures chances d’ouverture. D’un autre côté ils ont aussi leurs défauts, et auront forcément moins de services logiciels du fait qu’ils ne font pas partie du silo propriétaire créateur de valeur.

Regardez aussi l’aspect du produit, si c’est pour vivre avec il faut aussi avoir un peu d’affinité avec le design. Sinon, si vous n’êtes pas pressés, vous attendez que je vous dise sur quoi je travaille.

Le ressenti

Mais plus que des suites de points positifs et points négatifs, l’important c’est le ressenti. Le passage au numérique fait partie de mes projets personnels et professionnels donc je ne peux me réclamer objectif. Malgré tout ça je craignais la transition. Les changements d’habitude sont difficiles même quand la cible à atteindre représente un progrès indéniable.

Ici la transition n’a pas subi une once de regrets ou de difficultés. Ça m’a même incité à lire plus, en y prenant plus de plaisir. Je retiens surtout le poids et le côté pratique de la lecture par rapport à un livre papier. Seule la taille du catalogue est pour moi un vrai défaut, mais cela n’ira qu’en s’améliorant.

Et vous, vous y passez quand ?

60 réflexions sur “ Une liseuse pour le livre numérique ”

  1. J’y suis passé depuis quelques jours (Cybook Odyssey) et je ne regrette rien.
    Rien à redire ou presque à votre panorama.
    Un complément : on peut aussi lire des extraits fournis gratuitement souvent sur les librairies en ligne, ce qui facilite grandement le choix.
    Un petit désaccord : les annotations sont primordiales pour un type de lecture « d’étude ».
    Enfin l’avantage, toujours dans le type de lecture d’étude, de pouvoir avoir sous la main tous les livres qu’on a déjà lu (et annoté !).

    1. Les annotations j’y crois beaucoup. Quand je parle d’usage annexe j’entends « avec ces liseuses ». L’ergonomie est mauvaise, les exports sont des hacks partiels, et il est probable que Kobo et Kindle bloquent ces exports quand les annotations deviendront un vrai enjeu.
      Bref, si l’objectif est de faire des annotations, alors je crains qu’il faille attendre Noël 2012.

      Si vous avez l’Odyssey, l’interface des annotations laisse peu d’espoir d’en faire quelque chose de sérieux.

  2. Merci pour ce tour d’horizon: je compte acheter une liseuse (il y a près de 6 mois que je cherche!) mais, en Belgique, ce n’est pas facile à acheter; même la FNAC ne distribue plus qu’un vieux Sony! Tous (et mes amis avec eux) misent sur les tablettes. Mais je suis une grande lectrice et j’avoue que le rétroéclairage et les reflets me paraissent rédhibitoires.
    Je vais à Paris la semaine prochaine et je crois que je vais passer à l’achat… je ne savais pas qu’Odyssey était déjà disponible; bonne nouvelle!

    1. Les tablettes ne sont pas du tout dans la même catégorie. Trop lourd, trop épais, pas assez d’autonomie, et trop fatiguant à la lecture à cause de l’écran.
      C’est génial par contre pour des usages presse, jeu, vidéo, et lecture très occasionnelle. Pour un usage primaire en lecture, c’est inenvisageable.

      L’odyssey est prévu pour le 25 je crois, mais la version Virgin est déjà en vente (moins chère en plus). Il est imparfait, mais c’est globalement un bon choix. Le Sony PRS-T1 n’est pas mauvais non plus (pas aussi avancé mais de bonne qualité et sans certains défauts de l’Odyssey)

      1. Bonjour,
        Merci de ce tour d’horizon des liseuses, car c’est le mot français, avec hélas peu de livres récents en français !
        Vous semblez bien connaître ces produits, alors je e permet de vous demander conseil.
        Mon épouse est mal-voyante et grande lectrice, elle voudrait une liseuse pour occuper ses insomnies sans avoir à allumer son chevet. Nous avons acheté la ARCHOS 70 b mais l’avons vite retourné ….. taille des lettres, éclairage, transfert de livres bref pas adaptée. J’ai pour ma part une tablette ASUS qui a une qualité d’image exceptionnelle et une lecture de livre excellente: taille des lettres,, mode jour nuit, …. bien sûr ce n’est pas une liseuse !
        Pourriez-vous m’orienter vers une liseuse de bonne qualité, avec rétro-éclairage et la possibilité d’acheter des livres ou on veut, sans être trop lié à un magasin.
        Je vous remercie par avance pour votre réponse
        Bien Cordialement
        Patrice

        1. Je ne veux pas trop m’avancer sur la spécificité des besoins de votre épouse. Suivant son degré de handicap, je suis foncièrement incapable de dire s’il vaut mieux préférer une liseuse ou une tablette dans ce cas.

          Pour ce qui est du reste, toutes les liseuses permettent de grossir (jusqu’à une taille exagérément grosse) les tailles de caractères. Sony PRS-T1, Cybook Odyssey (Virgin ou non), et Kobo by FNAC permettent toutes les trois d’importer des livres achetés n’importe où (sauf chez Amazon qui reste dans son modèle fermé).

          Côté facilité de transfert, j’ai peur que ce soit toujours la même chose :
          - Vous utilisez la boutique intégrée, et dans ce cas c’est toujours agréable. Note : le Sony n’a à l’heure actuelle pas de boutique intégrée (même si ce serait prévu)
          - Vous utilisez une autre boutique, via le navigateur intégré à la liseuse. Ce navigateur est lent, peu pratique, mais sur la Cybook Odyssey, le clic sur un livre le télécharge immédiatement dans la bibliothèque. On peut donc facilement utiliser une autre boutique ou une autre source que celle intégrée, pour peu que le site ne soit pas trop complexe.
          - Vous utilisez une boutique tierce, sur un PC standard. Là il faut télécharger le fichier, brancher la liseuse en USB, puis copier le fichier sur la liseuse (qui est alors vue comme une clef USB). Le livre apparait alors dans la bibliothèque et est lisible facilement. C’est un peu pénible mais ce n’est pas non plus une opération qui dure 10 minutes. Si vous transférez plusieurs livres à la fois, cela ne devrait pas vous prendre plus d’un quart d’heure par mois (et toujours monstrueusement moins qu’un passage en librairie ou qu’un achat par correspondance).

          Voilà pour les liseuses. S’il vous faut une tablette (j’ai rencontré des malvoyants profonds qui avaient *besoin* du rétroéclairage), là j’ai peu de conseils à vous donner. Le must actuel selon moi c’est la Asus Transformer Prime. Le côté facilité dépendra de l’application de lecture que vous utiliserez dessus (Aldiko est une des plus connues mais vous en avez aussi une pour Kobo par exemple)

  3. @Françoise : justement, au contraire des tablettes comme l’iPad, les liseuses citées par Éric ne souffrent pas des reflets et du rétroéclairage (en contrepartie on ne peut « que » lire des livres dessus).

    Personnellement j’ai acheté le Kindle à 99€, car il était moins cher, pour la facilité d’ajout de livre (1-clic sur amazon.fr ou envoi à mon-adresse@kindle.com) et car je *ne* suis *pas* un grand lecteur. En fait les derniers ebooks que j’ai acheté (pas sur amazon.fr) m’ont été fourni en .mobi, .pdf et .epub donc je ne me sens pas particulièrement enfermé.

    1. Oui, c’est faisable (même si l’export des ePub est parfois imparfait quand l’ePub n’est pas parfaitement codé).

      Disons que pour avoir vécu les années iPod et iPhone à devoir faire des conversions avant d’envoyer des contenus vers l’appareil, je sais combien c’est frustrant et agaçant.

      Je crois vraiment que l’essentiel des gens finira par utiliser la boutique interne et se faire enfermer, parce que c’est simple, confortable, et qu’un jour on voudra simplement un livre sans passer par l’étape micro-ordinateur + transfert. Et là c’est commencer à mettre la main dans l’engrenage.

  4. Je pense qu’Amazon vient de lancer sa tablette pour concurrencer l’iPad qui reprend les bons côtés du Kindle de base en ajoutant le surf sur internet (via Wi-Fi) et la lecture de musique et vidéos. Elle s’appelle Kindle Fire, mais je ne sais pas si elle sera vite disponible en Belgique … Sinon, personnellement je lis sur iPad depuis quelques mois et en suis très contente (via l’app Kindle de Amazon), surtout parce que je ne lis quasiment qu’en Anglais et que leur catalogue est très très fourni. Plusieurs apps permettent de lire le format ePub, mais je ne les ai pas encore testées.

    1. Oh, ne l’attendez pas en Europe avant un moment. Elle vient tout juste d’être vendue aux US et en Europe nous n’avons même pas encore le Kindle Touch. Bon, ceci dit ça peut aller vite si Kobo vend sa Kobo Vox à la FNAC.

      Je pense que ça dépend vraiment de votre usage de lecture, mais je ne me vois pas recommander une tablette à cet usage. Avez-vous tenté les liseuses à encre électronique ?

      1. Non, je n’ai pas encore eu l’occasion de les tester, mais après avoir investi dans l’iPad ça risque de faire double emploi … Je suis pourtant curieuse d’essayer car leur confort de lecture à l’air supérieur.
        Le seul bémol à ce produit (pour l’usage que j’en fais) est le fait qu’on ne puisse pas lire dans le noir car il n’y a pas de rétroéclairage, or je lis beaucoup la nuit et souhaite ne pas embêter mon compagnon en allumant la lumière. Je lis donc avec les caractères en blanc sur fond noir pour limiter la luminosité, et ne trouve pas cela si désagréable.

        1. Sauf si votre iPad sert majoritairement pour lire, ça ne fait pas forcément double emploi, mais là je ne peux pas m’avancer.

          Pour la lecture la nuit j’ai longtemps été dans le même cas, j’avais un smartphone, aussi en mode nuit. C’est utilisable mais ça continue à arracher les yeux à la longue, et surtout vu que ça envoie de la lumière ça retarde encore plus l’arrivée du sommeil.
          Je n’ai pas de bonne solution à ça. Ils vendent des petites lampes qu’on fixe sur les liseuses. Ça existe aussi pour les livres papier d’ailleurs. C’est certainement plus agréable pour le lecteur mais je ne saurai dire si ce n’est pas plus gênant pour le compagnon à côté.
          Sinon il y a des lampes de chevet à base d’ampoules LED très directionnelles, peut être est-ce une solution.

          J’ai toujours vu ce manque de rétro-éclairage comme un avantage, mais effectivement on perd cet usage précis.

          1.  » C’est certainement plus agréable pour le lecteur mais je ne saurai dire si ce n’est pas plus gênant pour le compagnon à côté. »

            Perso j’ai une jaquette avec lampe LED intégrée. L’autonomie de la lampe est bonne (une centaine d’heure à vue de nez), la jaquette rajoute une protection au prix d’une légère surépaisseur, et la lumière n’est pas suffisante pour empêcher le voisin de lit de dormir. Pour comparer, ça émet beaucoup moins de lumière résiduelle qu’un iPad avec la luminosité « en mode lecture » (donc baissée, parce qu’avec la luminosité par défaut, c’est impossible de lire dans iBooks).

  5. J’y passe il y a 7 ans pour la lecture sur PDA, et il y a 2 ans pour la lecture sur liseuse :-)

    Pour le catalogue français, c’est encore un peu petit, mais c’est quand même un très bon début, et il y a peu voir pas d’effet retard sur la disponibilité des nouveautés papier vs. numérique. Par contre l’accès aux catalogues étrangers (anglophone dans mon cas) est grandement facilité par rapport au livre papier. Et si on compare au marché de la musique numérique, je trouve le marché un brin plus ouvert (ou moins fermé) dans la pratique (peut-être aussi parce qu’Apple pèse moins sur ce marché).

    « Dans tous les cas la lecture numérique n’est pas pour l’instant un investissement financier. »

    Perso, je lis cette phrase comme : « ça ne coûte pas plus cher que le livre papier » (oui je sais, l’interprétation de la phrase est donnée dans le paragraphe adjacent, mais quand même :))

    1. Alors pour être plus explicite :

      Le gain sur le prix des livres numériques ne compensera pas rapidement le prix de la liseuse. Sauf très gros lecteur vous changerez probablement de matériel avant que ça n’arrive. Si c’est un gain financier qui est visé, passez votre chemin.

      1. Sauf pour ceux qui lisent beaucoup de domaine public!
        J’ai un Fnacbook acheté en décembre 2010, 199€ à l’époque, j’ai eu de gros problèmes de santé depuis, deux hospitalisations… beaucoup de temps pour lire, et si j’ai continué à lire du papier, je n’ai pas acheté un seul titre numérique, et me suis régalée avec des classiques que je n’avais pas encore lus, et des titres moins connus du domaine public que j’ai découvert au grè de mes explorations sue des sites d’ebook libres de droit.
        Mon achat initial est largement amorti, et là je cherche quelle liseuse choisir pour ma fille, étudiante en lettres.

        1. Cybook odyssey, sony prs-t1 ou même kobo touch sont toutes les trois des bonnes liseuses, à des années lumière (en mieux) de la fnacbook de 2010. Les prix sont sensiblement les mêmes. Si vous ne pouvez pas attendre, vous ne risquez pas grand chose côté matériel. Évitez juste la Kindle d’Amazon qui va vous enfermer à cause de formats propriétaires, ce serait dommage pour une étudiante en lettres.

          Si vous n’êtes pas à quelques petites semaines, j’enfile ma casquette pro et je vous dis : Attendez quelques petites semaines et allez dans votre librairie Decitre ou Cultura. Vous y trouverez une liseuse branchée à un libraire qui s’engage à respecter au mieux le lecteur. http://www.tea-ebook.com/manifeste

    1. Héhé.

      Tout ce qui est non-technique, je préfère passer par la boutique Amazon/Kindle. Je ne me prends pas la tête, c’est rapide et efficace. Bon, je suis enfermé dans leur cocon par contre. Je suis coupable de ne pas avoir bien regarder la concurrence. Peut-être que l’herbe est effectivement finalement plus verte :)

      Concernant les livres techniques, il n’y en a pas sur la boutique Kindle (ni ailleurs ?), donc je suis obligé de me débrouiller autrement.

      1. Pour les livres techniques, j’achète directement chez les éditeurs (A Book Apart, Manning, O’Reilly, Dunod…) : pourquoi s’embêter avec des supermarchés quand l’éditeur est directement accessible ? :-D Ou alors on ne parle pas des mêmes techniques :-)

      2. Normalement les livres techniques devraient se retrouver aussi dans les catalogues intégrés des liseuses (si ce n’est pas le cas, ça le sera). C’est juste une question de « plus pratique », vu que ce sera le même prix au final.

  6. j’ai peut être raté un épisode… quel reader as-tu choisis ?

    encore difficile d’arrêter son choix, mais il me semble que l’offre commence un peu à s’étoffer, en ce qui concerne le reader en lui-même..

    1. Oh, personnellement je triche : j’ai l’occasion d’avoir un exemplaire de chaque au boulot. J’ai passé mon dernier livre avec la PRS-T1 de Sony et je commence un nouveau avec la Cybook Odyssey ces jours ci.

  7. > Vous tournerez des pages, sur les tactiles vous pouvez même le faire avec le même geste que sur papier.
    L’enthousiasme t’emporte :-)

    > Et vous, vous y passez quand ?
    Je n’y passe pas, de la même façon que j’achète peu de livres papier « à lire » (je suis plutôt « livre d’image » photo, art, graphisme, etc.). En résumé, je ne suis pas la cible ; je ne suis pas lecteur :-)
    Je trouve ton article intéressant pour les lecteurs (faut-il déjà l’être !) qui sont déjà dans une démarche de changement et se posent la question d’investir dans une liseuse. Mais je connais aussi de gros lecteurs qui n’ont pas envie de changer, tout simplement « parce que » et « c’est tout », sans aucune forme de rationalité ni comparaison, et chacun aura raison. Seule compte la lecture, après tout.

    1. Ah, c’est certain que c’est un outil pour lire, et donc qu’il faut être lecteur. Si ta cible ce sont plutôt les « beaux livres », tout au plus peux tu envisager des tablettes comme l’iPad mais je suppose que la valeur ajoutée ne sera pas énorme.

      Oui, seule compte la lecture, et c’est aussi pour ça que finalement je crois que les gens finiront par s’y mettre : l’objet papier n’a pas vraiment de valeur ajoutée là dedans. L’intéressant c’est de trouver la raison du rejet par principe des liseuses. Je pense que pour ces grands lecteurs il y a d’un côté l’impression d’un gadget, un peu d’opposition culturelle entre « les écrans » et « le livre » (voire entre « les écrans » et « la culture »), et beaucoup de simple habitude ainsi que l’attachement qui vient avec (le livre est-il un peu le doudou des grands lecteurs ?)

      Mon objectif en partageant mon ressenti c’est peut être déjà faire sauter les premiers points : montrer que ce n’est pas compliqué, pas un ordinateur, et qu’il s’agit bien de lire, rien d’autre.

        1. On va rentrer dans la problématique habituelle de l’électronique. Tu auras toujours quelque chose à attendre : nouvelle version, nouveau format des contenus, nouvelle ergonomie du contenant, révolution technologiques, …

          Les prochains défis ce sont la couleur (probablement mi-2013 pour l’encre électronique), la réactivité (retirer les flash noirs, ou les limiter), et l’ePub3.

          Mais si tu attends pour ça, tu risques d’attendre indéfiniment. La question à te poser c’est si le matériel actuel suffit à te rendre heureux en étalant le prix sur deux ans (quatre si tu arrives à faire abstraction d’une comparaison avec le matériel récent d’ici là).

  8. Et pour les livres gratuits libres de droits, il y a le site du projet Gutenberg. ;-)

    Perso c’est iPad, mais je me doutes bien que la lecture de texte purs (sans trop d’illus) doit plus confortable sur liseuse. :-)

  9. Bon, personnellement, un iPad et deux liseuses. Faut dire que j’ai aussi été poussé à « collectionner » le hardware vu qu’ils sont le meilleur moyen de vérifier la qualité des fichiers sortis avec Le Morse (Walrus-books) pour que tous les lecteurs aient le même fichier final (et croyez-moi que c’est pas évident, surtout avec le RMSDK Adobe qui fait fonctionner le moteur de lecture chez certains fabricants).

    Effectivement, je pense que iPad, les tablettes en général et les « liseuses LCD » ( B&N Nook Color, Kobo Vox et Kindle Fire) s’adressent à d’autres usages et d’autres types de lecteurs. Ça me parait même évident si on regarde plus en détail Nook Color : il n’a pas cannibalisé les ventes de liseuses e-ink Nook. D’ailleurs, un gros « effort commercial » est fait envers livres illustrés, livres enrichis, etc., ce que les gros lecteurs sont encore peu enclins à accueillir dans leurs pratiques de lecture. Je vais m’arrêter là sinon mon message va dépasser les 2000 mots. ;-)

    Niveau liseuse : une Sony PRS-350 et un Kindle 4. Je tiens à faire remarquer que Kindle 4 n’était pas un choix idéologique mais pratique (pour vérifier qualité des fichiers Kindle avant publication).
    Malgré ses qualités, je dois dire que le Sony est resté dans le tiroir ces dernières semaines. Bon, évidemment, pas de Wi-Fi ni boutique intégrée, impossibilité de recharger sur prise secteur avec une grande partie des adaptateurs vendus dans le commerce (en fait, petite technique artificielle qui semble employée pour vendre leur adaptateur, qui a tout d’un adaptateur secteur de PC soit dit en passant. Grosso modo, les utilisateurs font tourner des listes d’adaptateurs qui fonctionnent avec la liseuse), bugs synchronisation avec leur Sony Reader App (les utilisateurs Mac ont bien pleuré à la mise à jour OS X Lion vu qu’il a fallu reconstruire toute leur bibliothèque), autonomie largement moins bonne que celle indiquée (même sans être surligneur intensif), etc.
    Mais je crois que le pire, c’est vraiment la décision prise par Sony sur le support logiciel. Les liseuses n’ont qu’un an, plus aucun firmware officiel ne sera fourni par la marque… Et quand on sait qu’il tourne déjà sur du software Adobe plutôt ancien, c’est un peu se foutre de la gueule du monde. J’espère qu’ils ne vont pas adopter la même stratégie avec le PRS-T1 mais c’est un gros argument contre l’achat de liseuses Sony selon moi. Personnellement, ayant vécu ça, je ne suis pas prêt d’en racheter une chez eux, surtout au prix où les liseuses d’ancienne génération étaient vendues.

    Kindle, d’un point de vue lecteur qui ne se préoccupe pas de tout cet aspect technique (format proprio), je dois reconnaître que l’écosystème est vachement bien foutu et que ça explique largement pourquoi Amazon est toujours leader sur le marché US (50% de part de marché).
    Utilisable dès la sortie du carton (car compte Amazon automatiquement lié), pas synchronisé une seule fois depuis son acquisition, envoi fichier via adresse mail (on peut même faire convertir le fichier en indiquant « convertir » dans le sujet du mail), synchronisation automatique vers les applications Kindle (iPad, PC, Mac, etc.) et j’en passe. Bref, c’est un écosystème très confortable et je pense que pas mal de concurrents (et libraires online) se trompent pas mal à jouer sur le côté EPUB-standard alors qu’une très grande partie des clients ne savent même pas ce que c’est, d’autant que pour pas mal d’entre eux, EPUB signifie aussi DRM, notamment Adobe Adept qui a très très très mauvaise réputation (bugs, etc.). C’est encore pire aux USA dans le sens où B&N fonctionne avec un DRM Adobe Adept modifié et que les livres achetés chez eux ne sont pas compatibles avec Adobe Adept (à l’inverse, les EPUB avec DRM Adobe fonctionnent sur Nook). En passant, B&N a aussi fait son format proprio .ebook qui est une simple modification du standard EPUB avec des bouts de EPUB3 dedans. Bref, .ebook + DRM Nook, c’est un peu la double-peine pour le lecteur.
    On peut encore ajouter d’autres choses positives à cet écosystème (nonobstant toujours sa fermeture) : la possibilité d’être remboursé pour le lecteur, les notes consultables en ligne sur sa page Kindle, l’ouverture à la littérature indépendante (via Kindle Direct Publishing) qui a obligé B&N à suivre avec PubIt!, etc.
    Au final, tous ces petits détails comptent, je pense, énormément pour les clients/lecteurs Kindle. Et on en revient au fait que je pense que la concurrence se plante complètement sur ses arguments. Pour concurrencer Kindle, ce n’est pas vraiment une question d’ouverture ou de standard (une nouvelle fois, ce sont des débats de connaisseurs, pas de grand public), c’est une question d’offrir un écosystème meilleur sur certaines choses ou en tout point.

    1. Oulà, ça mériterait des débats sur des billets distincts mais :

      - La Sony PRS-T1 a le wifi, se voit comme un disque usb où on peut mettre ses fichiers facilement, a une connectique standard micro-usb (la même que l’Odyssey et le Kindle 4), et passe sans problèmes avec Mac OS X Lion. De ces côtés là tes mauvais points Sony semblent avoir été corrigés. Il y a un onglet « store » et un « Google Books » mais les deux arrivent à une page qui me disent de revenir bientôt donc ça semble prévu mais difficile de dire ce que ça donnera.

      - Sur la confrontation avec le Kindle nous sommes d’accord sur le côté indispensable d’avoir des choses aussi pratiques et simples. Ca va venir, fais moi confiance. De toutes façons la plupart des gens vont utiliser les stores intégrés et là pas besoin de chercher comment transférer les fichiers : ça se fait tout seul. L’idée d’envoyer ses fichiers par mail et encore plus de mettre un mot clef dans le sujet, c’est déjà pas mal geek, non ?
      Si on compare avec du matériel pur et non avec des solutions intégrées, on aura toujours ce décalage. Quand on compare avec B&N ou Kobo, je ne suis pas certain que la simplicité soit si différente. On y travaille en France.

      - Sur le côté ouvert ce n’est pour moi vraiment pas le mauvais combat. C’est aussi en partie la motivation pour Android d’une partie du marché des smartphone, et c’était aussi la même chose côté musique. Le système était déjà super simple avec le triplet Apple/iTunes/iPod mais visiblement ça n’a pas suffit aux gens et même Apple a du aller vers du mp3 ouvert.
      Même le grand public est de moins en moins extérieur aux sujets de compatibilité, de modèle ouvert et de pérennité. Ca ne doit pas être le seul argument, et si c’est le seul avantage on ne pourra jamais se battre face à la simplicité des écosystèmes fermés, mais c’est un argument non négligeable quand on construit un nouvel écosystème.
      Du moins c’en est un pour moi et pour pas mal de gens. Leur dire que s’ils achètent chez Amazon/Kindle ils sont condamnés à le lire sur Amazon/Kindle et seront dépendant de ce que veut bien autoriser Amazon, ça touche pas mal de monde.

    2. « impossibilité de recharger sur prise secteur avec une grande partie des adaptateurs vendus dans le commerce »

      Nous on recharge avec des adaptateurs… de téléphones mobiles :-) C’est l’avantage du micro-USB, ça fait des adaptateurs en moins.

      « Les liseuses n’ont qu’un an, plus aucun firmware officiel ne sera fourni par la marque… »

      On change le soft quand il y a des choses à corriger ou qu’on ajoute des fonctionnalités. Sachant que les hardwares des liseuses Sony sont en général au taquet, et que les bugs sont corrigés dans les 3 premiers mois après mise sur le marché, ça ne me choque pas. Et puis il faut rappeler que sur les Sony les firmwares sont Open Source pour les fans de màj permanentes.

      « Et quand on sait qu’il tourne déjà sur du software Adobe plutôt ancien, c’est un peu se foutre de la gueule du monde. »

      Ça mérite détail fatalement, mais perso jamais rencontré de problème à l’achat d’ebooks avec un PRS-505 et un PRS-350, sur cinq ou six boutiques différentes…

          1. Ah, il y a les tgz des différentes briques libres. Il manque tous les codes spécifiques, et tout le montage qui créé le firmware et l’ensemble cohérent.
            Ce n’est pas avec ça que la communauté va pouvoir ajouter/modifier quelque chose. Tout au plus ça aide pour faire un firmware compatible (s’ils ont effectivement partagé des drivers ou des modifications) mais je serai surpris (agréablement) que ça génère une communauté

          2. D’ailleurs à ce propos il y a une petite note : « None of the developers has T1 at the moment, all would like to support it though. Note that it would not be a port, since platform has changed from Kinoma’s proprietary, to Android. »

  10. Personnellement j’hésite entre le Cybook Odyssey et le Sony PRS-T1, je ne sais pas lequel acheter, mais vu que vous les avez tout deux essayés est-ce que vous pouvez me conseiller ? Lequel a le moins de bugs, le plus confortable etc

    1. Je n’ai pas encore fini ma revue donc ça peut évoluer mais :
      - le plastique du PRS-T1 est brillant (et limite cheap) sur la face avant, c’est un mauvais choix à mon avis
      - à l’inverse le revêtement tactile de l’Odyssey rend l’écran un peu moins mat, et j’ai été gêné une fois par une ampoule au plafond
      - le flash noir du PRS-T1 arrive à chaque page, celui de l’Odyssey est réglable (à chaque page, toutes les 3, 5, 10 …) et semble plus rapide (mais il faudrait que je les mette côte à côte pour vérifier)
      - pour les marques pages et annotations le Sony est plus efficaces (il faut 4 touches pour placer ou consulter un marque page sur l’Odyssey, une seule sur Sony)
      - les boutons pour tourner les pages de l’Odyssey sont bien mieux placés, mais les premiers jours il m’arrivait de tourner plusieurs pages par erreur (ça semble disparaitre avec l’habitude)
      - il n’y a pas de librairie intégrée dans le Sony (ou plutôt il y a les menus mais ça mène a une page qui dit « bientôt »)
      - le bouton d’allumage/veille de l’Odyssey me demande d’utiliser mes ongles à chaque fois pour le pousser (mécanisme similaire à celui de la Nintendo DS mais peu pratique à atteindre)
      - la surface tactile du Sony me demande d’appuyer et se trouve gobalement moins sensible, mais de l’autre côté celle de l’Odyssey m’a fait parfois des trucs bizarres parce que trop sensible
      - le navigateur de l’Odyssey pose problème au moins pour gmail et les outils google (reader, etc) à cause d’un problème de cookies (donc je suppose que ça peut être réglé dans une mise à jour)
      - Les menus sont quand même moins jolis/sympa sur le Sony

      Les deux sont agréables. Là j’aurai une légère préférence pour le Sony malgré un aspect plus austère et « vieux », mais j’ai encore peu utilisé l’Odyssey donc c’est peut être aussi la transition entre les deux qui influe sur mon choix

  11. Je n’achète plus de livre papier (sauf rarement un livre d’art) depuis que je me suis offert une Sony PRS-350, changée récemment pour une PRS-T1. Il y a des tas de livres gratuits (sur internet, des éditeurs de qualité à prix décent comme publie.net, bragelonne, … voir aussi http://www.immateriel.fr) et de très nombreuses découvertes dans les fichiers OPDS qu’on peut trouver sur le web. Et puis, vous pouvez même corriger les fautes que des maisons comme Gallimard n’ont pas de scrupule à laisser traîner dans les livres numériques qu’ils vendent très cher comme le dernier Goncourt … Vous pouvez aussi lire votre travail, les chefs d’oeuvre de vos copine ou amis. Les logiciels Calibre et Sigil (encore gratuits) sont là pour ça.

  12. Tu aurais des conseils pour les expatriés ? Comment ça se passe pour les stores à ce niveau, on peut acheter des livres français en étant dans un autre pays ?

    En tout cas un autre avantage de la liseuse numérique que je vois c’est le prix des ouvrages dans sa langue lorsqu’on est à l’étranger, peut-être même la possibilité d’avoir des journaux (?) à terme.

    J’hésite à m’y mettre, et en plus je suis très curieux de voir ce que tu vas nous proposer :)

    1. Le catalogue c’est un des noeuds du problème. Les éditeurs n’ont parfois les droits que pour la France, pas pour « les livres en français ». Ça veut dire qu’ils se préoccupent justement que toi, expatrié, tu ne puisse pas acheter chez eux.

      Certains nous demandent de faire attention à l’origine de l’adresse IP, à l’origine de la carte bancaire utilisée pour le paiement, et à l’adresse de facturation. L’intensité des vérifications va probablement dépendre de chaque commerçant.

      Sauf pour Kindle/Amazon, où je n’ai pas le réponse, les autres l’idée c’est que tu cherches une boutique qui te laisse acheter des livres numériques, et que tu prennes la liseuse ensuite afin d’être certain d’avoir la bonne chaîne. Ceci dit avec Kobo, Sony ou Bookeen, le pire qui puisse t’arriver c’est de ne pas pouvoir utiliser la boutique intégrée ou ne pas avoir les polices de caractère japonaises.

  13. Merci pour cet article, tout à fait juste. Je lis plus aujourd’hui car je lis même quand j’ai 5mn. J’ai un iPad mais aussi une liseuse Sony. et un smartphone. Je passe de l’un à l’autre en fonction de mes déplacements. J’ai presque la même bibliothèque sur les 3 cela me facilite a vie. Disons que l’ipad est plus pour la lecture professionnelle et la Sony pour le perso, les déplacements et le soir au lit.
    J’ai été expatriée pendant 12 ans, et me promenais avec des kilos de livres que j’achetais lors de mes passages en France. Quel dommage que ces supports n’existaient pas il y a 5 ans!

  14. Une vendeuse FNAC m’a assuré que les livres de poche seront bientôt disponibles en version électronique. le prix serait de 0,99 euros. avez vous des infos?

    1. Chouette une question simple. Réponse simple : Aucune chance.

      - La numérisation des anciens catalogues est un vieux serpent de mer, en grande partie pour des raisons légales. Il est totalement inimaginable que demain soient publiés « les livres de poche ».
      Certains le seront, au fur et à mesure, mais n’en attendez pas trop.

      - Il y a des livres à 1€, et probablement il y en aura de plus en plus. Il s’agit cependant d’auteurs ou de maisons d’éditions uniquement numériques (donc pas les livres de poche).
      Les livres venant du papier ont eux des prix important. Comptez une décôte de 20% par rapport au grand format papier. Dans le meilleur des cas 30 ou 35%. Si vous comptez bien, il arrive que les poches en version numérique soient plus chers que les poches papier. Oui c’est idiot et anormal, mais c’est ainsi.
      Dans le meilleur des cas on arrivera un jour aux décôtes de 50% qu’on pratique aux US. Allez, soyons fous et imaginons qu’ils pratiquent cette décôte par rapport au prix poche et pas par rapport au prix grand format, et vous aurez des prix proches de 3 à 5 euros. C’est vraiment le cas idéal, qui n’arrivera à priori pas (pas sur 2012 en tout cas). Oubliez le 0.99€

  15. > Si vous ne souhaitez pas attendre de voir ce que je vous réserve pour plus tard (…)
    Tu m’intrigues, qu’entends-tu par là ? Si j’ai bien suivi, aujourd’hui tu bosses dans/autour du livre numérique (dans la partie logicielle de liseuse j’imagine). Parles-tu donc d’une nouvelle liseuse à sortir ou de nouvel outil logiciel ? Extrapolerai-je trop ?

    1. Bonsoir eric

      Je rêve d’une tablette Asus mais en attendant je souhaiterais m’acheter une liseuse Sony Reader PRS-T1, l’eBook tactile, WiFi et réactif. Je voyage mais surtout j’aimerais pouvoir transporter mes ouvragesprofessionnels de façon plus « légère ».
      Savez vous si c’est compatible mac ? Autant je suis très fidèle à Mac après avoir quitté « Bill Gates » autant l’Ipad ne me tente absolument pas. Trop cher pour ce que c’est.

      Merci de me dire

      Cordialement,

      Régine

      1. Aucun problème mac à ma connaissance. En même temps la seule interaction requise avec un micro-ordinateur, c’est pour charger les livres, et là la liseuse se présente comme une clef usb standard.

  16. Bonjour, après lecture de votre article et de vos réponses aux nombreux commentaires, je me pose toujours quelques questions :
    - quid de l’organisation de sa bibliothèque sur ces liseuses : peut-on retrouver les livres par ordre alphabétique d’auteur ? Par thème ? Par genre ?
    - dans la mesure où on est connecté à internet par wifi, peut-on, même si c’est en noir et blanc et donc peu attractif, faire une petite recherche sur internet, aller sur des sites autres que les vendeurs d’e-books ? Si oui, est-ce beaucoup plus énergivore que la lecture ?
    - j’ai lu ailleurs que certaines intègrent des dictionnaires ou des traducteurs : est-ce le cas des 4 principales dont vous par lez, ou y a-t-il des différences ?

    Merci d’avance pour vos réponses.
    Agate

    1. On peut organiser par ordre alphabétique, par genre si le genre est correctement entré dans les métadonnées et homogène (aie)

      On peut faire une petite recherche sur Internet ou naviguer ailleurs que sur le site du libraire, mais c’est vraiment une solution de secours. Ce n’est pas adapté. Le Sony on peut même consulter gmail, c’est juste assez pénible (surtout en réactivité).

      Le wifi est très énergivore, déjà parce que l’écran est en mouvement permanent : L’écran ne consomme que quand il bouge, donc l’appareil est fait pour ne quasi rien consommer en mode « lecture » où on fait au mieux un à deux changements par minute. Sur web entre les scroll, les pubs, les popups, la construction de la page, on passe dans un autre mode qui consomme en permanence. Ensuite il y a le wifi qui, oui, consomme pas mal. Pour être complet ce n’est pas tant que l’écran ou le wifi consomment beaucoup, mais que ces appareils sont prévus pour être très légers et peu energivores, donc avec une batterie très faible, adaptée à la lecture mais pas à la consultation web.

      Sony a un dictionnaire de traduction mais pas de bon dictionnaire français. Bookeen a l’inverse, un très bon dico français mais pour l’instant pas de dico de traduction (ils le proposent en beta donc ça devrait arriver dans une future mise à jour)

  17. Bonsoir,

    Je suis tombé sur votre article (fort intéressant d’ailleurs) car je viens d’offrir une liseuse Kobo Fnac à ma maman pour son anniversaire et je suis relativement déçue car on vient de se rendre compte qu’il n’y a pas de rétroéclairage…

    Il faut savoir que le principale argument qui m’a fait lui offrir une liseuse c’est qu’elle puisse lire pendant son boulot dans le noir (quand les enfants de la maternelle font la sieste) car c’est en effet plus pratique qu’avec un livre et une lampe de poche qui empêche les enfants de dormir.

    Ma question est donc la suivante : existe-t-il des modèles de liseuse avec un rétroéclairage qui suffirait à lire dans le noir? Sinon faut-il se tourner vers les tablettes (ce qui malheureusement n’est pas dans mes moyens…)?

    Je vous remercie de la réponse que vous pourrez me donner

    Sandra

    1. Je réponds trop tard, désolé, mais je vais quand même répondre.

      Non, il n’y a pas de rétroéclairage, et c’est ainsi pour toutes les liseuses. Ca va arriver, mais pour l’instant il n’y a qu’un seul essai, aux US.

      Ceci dit c’est un peu à dessein. Le propre de ces écrans est justement de ne pas éclairer mais de refléter la lumière ambiante, comme le papier ou n’importe quel objet. À l’usage ça veut dire que c’est aussi confortable que du papier et que ça ne fatigue pas les yeux. Essayez de lire 1h sur tablette et vous n’aurez aucun doute sur l’avantage.
      Ca a aussi l’intérêt d’avoir besoin de très très peu de batterie et donc de permettre de lire plusieurs livres sans recharger, contrairement aux tablettes qui demandent une charge toutes les 10h au mieux (souvent beaucoup moins en réalité).

      Deux solutions seulement :
      - acheter une petite lampe à led qui se fixe sur la liseuse et qui éclaire juste l’écran sans abimer les yeux ni déranger l’entourage qui dort dans le noir
      - utiliser une tablette, mais ça va vraiment exploser les yeux, surtout dans le noir, si c’est pour plus de 15 min, et ça va beaucoup éclairer autour d’elle (en plus d’être beaucoup plus cher)
      Deux solutions

  18. Bonjour,

    Après de nombreuses recherches je n’arrive pas a trouver d’informations suffisantes sur un aspect essentiel pour mon choix:
    pouvoir surligner facilement des passages sur des documents pdf ou texte et pouvoir exporter ces passages par la suite.

    L’autre point étant l’aspect ouvert et la possibilité d’importer facilement ses propres fichiers (plutot pdf) j’ai exclu le kindle parce que tout est verrouillé et propriétaire.

    Est ce que certains lecteurs ont deja testé ces options sur les différentes liseuses Sony PRS / Odyssey Cybook / Kobo ?

  19. On vient de m’offrir une liseuse Kobo, assez satisfait mais je lisais auparavant sur une tablette android avec Aldiko. Es-ce que je peux transférer les livres achetés sur Aldiko sur ma tablette Kobo/fnac. Et dans l’affirmative avec quelle manip. Merci

    1. Oui c’est possible. Il suffit de récupérer les fichiers aldiko qui sont sur votre tablette, les poser sur votre PC, déconnecter la tablette, connecter la Kobo et renvoyer les fichiers. Le logiciel Calibre devrait réussir tout ça si vous ne savez pas où sont les fichiers. Dans le cas contraire je vous incite à plutôt aller prendre contact avec l’assistance Kobo pour être guidé pas à pas.

  20. Bonjour,
    Merci pour toutes vos explications qui sont très utiles et très claires.
    Ma question : je vis 1/2 en France et 1/2 aux US, est-ce que je peux avoir un kindle US et être enregistrer a la fois sur Amazon US et sur Amazon FR. Je voudrai pouvoir acheter des livres en France et aux USA. De plus, avec un Kindle US je peux voir accès aux livres de la bibliothèque de mon quartier aux US (chose que je ne suis pas certaine de pouvoir faire avec un Kindle FR
    Merci d’avance

    1. C’est la situation la moins facile. Quel que soit le revendeur que vous choisirez, il aura tendance à vous « localiser » et vous permettre d’accéder au catalogue en vente en France ou au catalogue en vente aux USA, mais pas les deux à la fois. Sauf erreur c’est la même chose pour le Kindle.

      Si vous affectionnez l’accès à votre bibliothèque aux US, point de salut hors le Kindle. Je vous propose donc d’acheter un Kindle pour les US (en étant bien conscient des défauts d’une telle solution) et une liseuse ouverte pour le reste des livres (France, mais aussi quelques uns aux USA).

      Hors cette location bibliothèque votre situation impose d’autant plus de ne pas rester « lié » à un compte unique d’un revendeur unique. En choisissant les formats ouverts vous pourrez piocher sur différents revendeurs, avec des comptes différents US et FR, et tout lire sur la même liseuse.

      Maintenant, pour ne rien arranger, au moins en France les éditeurs demandent aux revendeur de vérifier que le client qui tente d’acheter un livre avec un compte français valide trois conditions cumulatives : IP française, pays de facturation en France, moyen de paiement français (localisation de la carte bleue par exemple). Ca va rendre très difficile ta situation à cheval entre deux pays, mais ça je n’ai pas vraiment de solution.

    2. Je réponds une seconde fois parce que tu as tout de même une autre solution. Dans ton cas, si tu ne veux pas te trimbaler deux liseuses et si tu tiens à la possibilité du Kindle en bibliothèque, peut être que tu peux envisager une tablette : Tu pourras y installer l’application Kindle, mais aussi d’autres applications d’autres revendeurs.

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