Sujets tabous

Sujets tabous

Sur certains sujets, impos­sible de sortir du soutien ou du rejet pur et simple, d’un émotif binaire.

Un sujet annexe ? une ques­tion liée ? un point de détail ? peu importe. Si on n’an­nonce pas un rejet avec un nombre de super­la­tifs faisant pleu­rer d’en­vie un poli­tique, les gens n’y liront qu’un soutien incon­di­tion­nel, et inver­se­ment. Tout le reste est anni­hilé, ignoré, détourné, incom­pris, ramené à une posi­tion binaire de soutien ou rejet global, qui de plus doit être abso­lu­ment radi­cale..

Alors pour faire court, vos posi­tions sur le FN, l’IVG ou sur Dieu­donné [liste abso­lu­ment non limi­ta­tive], je les partage très proba­ble­ment (ou pas, mais ce n’est juste­ment pas la ques­tion).

Pour autant je me réserve le droit de mention­ner ces mots en sortant de l’émo­tif binaire attendu. Je me réserve le droit d’abor­der un sujet lié, de faire une compa­rai­son ou de discu­ter de façon géné­rique sans que tout ne se résume en un juge­ment global.

Pire, je me réserve même le droit de discu­ter un point précis pris isolé­ment, et d’avoir des juge­ments diffé­rents su le point précis et sur l’en­semble autour.

Je peux me trom­per, dire des bêtises. Je vous demande juste d’ac­cep­ter que tout ne se résume pas à un soutien ou un rejet, et que vos réponses sont non seule­ment hors sujets mais aussi très épui­santes s’il ne s’agit que de reve­nir à ça.

Photo d’en­tête sous licence CC BY-NC-SA par Enrique Pardo


5 réponses à “Sujets tabous”

  1. À la lecture de ton flux twitter, je suppose que ce sont les réactions à certaines phrases mentionnant des mots-talisman. Cela semble être confirmé par « Alors pour faire court, vos positions sur le FN, l’IVG ou sur Dieudonné [liste absolument non limitative], je les partage très probablement (ou pas, mais ce n’est justement pas la question). »

    Une façon de s’en sortir.

    1. Ne pas twitter pour les idées qui demandent de la nuance et de la réflexion. Irais-tu avec un porte-voix dans une foule de marché avec 1540 personnes t’écoutant faire une phrase de 140 caractères à propos de l’IVG ? À mon avis, tu pourras toujours faire appel à la nuance à tes risques et périls.

    2. Sur ton carnet, c’est un peu plus facile avec plus de latitude pour exposer, mais cela réclame une rédaction et une mise en contexte. C’est normal. Certains sujets peuvent être perçus violents par certaines personnes à cause des expériences personnelles, du passif culturel, de l’environnement, etc.

    Bisous et bon courage.

    • Oh, il y a toujours un déclencheur, mais c’est un billet que je voulais faire depuis longtemps, essentiellement pour pointer dessus quand j’en ai besoin.

  2. Quand on se réduit à 140 caractères, toute pensée ressemble à un tweet. (Quand on n’a qu’un marteau…)

    Ironiquement, tu pointes la difficulté du débat sur Twitter ici sur ton blog, plutôt que d’y développer le tweet auquel tu fais allusion.

    Que cherches-tu et où le cherches-tu me semblent de bonnes questions. ;-)

    Bises.

    • C’est une réflexion fréquente, pas spécifique à l’intervention qui a déclenché. Mais surtout, parler d’un sujet sans avoir à l’entourer de tout un texte de précautions oratoires pour affirmer que je soutiens ou ne soutiens pas, c’est justement l’objet.
      Il ne s’agit même pas d’avoir une position nuancée ou complexe, juste de pouvoir aborder un sujet spécifique sans que d’un coup le discours obligé ne vienne s’imposer à la place.

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