Payer plus les poli­tiques


Dire ça c’est un peu accep­ter que les gens fraudent pour se rembour­ser du salaire qu’ils pensent devoir avoir. C’est juste inac­cep­table et que ce type de réflexion soit répan­due dans l’éco­sys­tème poli­tique en dit long sur la corrup­tion en France.


Main­te­nant j’es­père tout de même qu’un jour l’em­ploi public rému­né­rera mieux que le privé, avec de meilleures condi­tions, que la concur­rence sera rude pour y accé­der et que ce sera la filière d’élite, que les meilleurs seront au service de la nation.

On en est loin. On fait même exac­te­ment l’op­posé. Les condi­tions dans l’édu­ca­tion, dans les hôpi­taux, dans la police ou dans la justice sont indignes et ne seraient d’ailleurs même pas légales dans le privé. Ne parlons pas des rému­né­ra­tions.

À force d’éco­no­mies, d’al­lè­ge­ments d’im­pôts, de jalou­sie du statut de fonc­tion­naire, de volonté de faire payer ceux qui dirigent, on se tire une balle dans le pieds. On renforce un modèle social complè­te­ment idiot.


Alors non, au regard des rému­né­ra­tions des gens extrê­me­ment compé­tents dans le privé, il ne serait pas inap­pro­prié de rele­ver sérieu­se­ment les indem­ni­tés de certains élus, dont les dépu­tés. En échange par contre les frais doivent être justi­fiés, l’uti­li­sa­tion des crédits doit être contrô­lée, le temps doit être dédié au mandat et non au parti ou à la carrière et à la réélec­tion.

Si on réforme vrai­ment tout ce qu’il y a autour, une indem­nité de base à 10_000 euros suivie de crédits qui permettent d’en­ga­ger les meilleurs juristes et de faire du travail de fond ne me choquera abso­lu­ment pas.

Ça n’em­pê­chera pas les malhon­nêtes de conti­nuer à abuser du système, mais ça atti­rera aussi d’autres personnes.


Par contre qu’on ne s’ar­rête pas aux poli­tiques, parce que ce sont loin d’être les cas les plus liti­gieux dans ceux rému­né­rés au service de l’État.


3 réponses à “Payer plus les poli­tiques”

  1. Et la corruption existe dans le privé aussi. On l’appelle souvent autrement. Irrégularités par rapport aux lois. Il y a peut-être quelque chose de pernicieux dans notre volonté de vouloir voir les fonctionnaires comme des Saints, mais les chefs d’entreprises comme des combattants où les coups limites sont acceptés. La probité devrait s’appliquer aux deux catégories et pourtant il y a déjà une différence de mesure.

  2. Quand il y a 10 personnes qui se battent pour avoir un poste dans le privé, le salaire a tendance à baisser. Quand il y a 10 candidats qui se battent pour avoir un poste de député, on pourrait appliquer le principe de l’offre et de la demande pour adapter la rémunéraion…

    • Si l’assemblée avait pour but premier de gagner des sous comme une entreprise privée, la comparaison aurait peut-être du sens. Ce n’est pas le cas.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.