My Startup Failed, But It’s OK

Quand on en sera à cet état d’esprit en France, on verra enfin une dynamique d’entrepreneurs et d’innovation. En attendant, ici, on ne regarde pas ce que vous avez essayé de faire, mais si vous avez participé à une entreprise qui a réussit quelque chose de gros.

Le rejet de l’échec est tellement important qu’en tant que consultant j’ai vu ce que j’appelle la stratégie du parapluie à tous les étages. D’autres l’appellent la stratégie IBM, du nom de « si j’appelle IBM j’ai peu de chances de respecter le budget ou les délais, mais on ne me reprochera pas cet échec pourtant prévisible : j’aurai pris les meilleurs ».

Ce n’est pas dit ainsi dans My Startup Failed, But It’s OK, mais ça revient à ça : C’est en essayant qu’on peut réussir, et un échec servira toujours d’expérience pour la suite.

Les anglophones disent « keep on failing, keep on trying », je préfère « si vous n’êtes pas prêts à échouer, vous n’êtes pas prêts à réussir ». Et le corolaire : Les gens prêts à réussir sont ceux qui ont déjà échoué.

Ceux qui n’ont qu’une seule expérience et qui n’ont que réussi, vous ne saurez jamais si c’est grâce à eux, au contexte, à la chance, et s’ils en ont réellement tiré de l’expérience. Pire : Ils arriveront avec plein de certitudes. Embauchez des gens qui ont fait quelque chose, mais des gens qui ont échoué.

10 réflexions sur “ My Startup Failed, But It’s OK ”

  1. C’est clair que le problème français dans l’entrepreneuriat, c’est cette peur de l’échec.
    Cette peur liée à la honte de l’échec. Et ça remonte à la façon dont le système scolaire nous fout en l’air.
    Notre système est juste bon à nous remplir la tronche d’informations, mais rien ne nous est apporté sur le thème de l’expansion que nous pouvons/devons prendre.

    Du coup, on a peur de se lancer car les conséquences (financières, et surtout sociales) seraient catastrophiques… (ou pas, mais on en sait rien, puisqu’on essayera pas :p ).

    Je lisais il y a peu de temps un article qui parlait de notre piètre aptitude à parler en public, notre manque d’aisance dans l’exercice (comparé, notamment aux US). Là aussi, c’est principalement lié au système scolaire qui ne nous incite pas à nous mettre en avant ou mettre en avant notre travail…

    Je pourrai m’étaler des heures sur le sujet, mais je vais quand même retourner bosser pour mon patron qui m’assure sécurité et salaire ;)

  2. Hum. J’aurais tendance à dire « oui mais non ».
    Oui sur le principe de dédramatiser l’échec, oui sur la manière dont c’est rejeté et les (mauvaises) conséquences de cette crainte de l’échec.
    Mais non sur le fait que seuls ceux qui ont échoué seraient plus « intéressants ».
    D’ailleurs, qu’est ce qu’une personne qui échoue connait réellement ? Une personne qui échoue ne sait _pas_ ce qui fonctionne. Elle sait, au mieux, ce qui ne fonctionne pas. Alors oui, c’est une information, mais ça ne veut pas dire que la prochaine fois cela fonctionnera.
    D’ailleurs, une étude de Harvard Business School montre que ceux qui ont réussi dès le premier essai ont un ratio de succès pour leur prochaine entreprise de 34% alors que ceux qui ont échoué la première fois ont un ratio de 23% (ce qu’on peut même admettre comme étant du même ordre de grandeur, à moins d’avoir des chiffres « exactes »)
    Maintenant, qu’est ce qui compte réellement ? Ne serait-ce simplement pas l’expérience en tant que telle, succès ou non. Car on ne sait pas plus si quelqu’un ayant réussi à tiré ou non plus d’enseignements que quelqu’un qui échoue (qui peut très bien ne pas comprendre du tout pourquoi il a échoué).
    Un lien présentant des résultats de l’étude : http://www.nytimes.com/2009/03/22/business/22proto.html

    ps :
    #respond input[name="email"] {
    text-indent: 133px;
    }
    #respond textarea {
    text-indent: 97px;
    }
    De cette manière tous les champs du formulaire fonctionnent de la même manière sans masquer le début du contenu lorsqu’ils n’ont pas le focus

    1. En fait ma réflexion est que si on a échoué, c’est qu’on a rencontré des difficultés et qu’on a tenté de les résoudre. En ayant réussi, on a peut être simplement eu la chance de ne pas les croiser (et là l’expérience est assez faible).

      Effectivement, ça ne fait pas tout, et quelqu’un qui n’a pas tiré d’expérience de l’échec serait encore pire.

      Disons que si au moins les gens ne voyaient plus l’échec comme une marque indélébile mais comme une expérience vécue, ça sera un grand pas.

      (pour le CSS, c’est celui du thème par défaut, je vais voir si j’ai le courage de fouiller pourquoi c’est ainsi avant de changer)

      1. Sur le fond je suis plutôt d’accord.
        Mais, j’ai l’impression que, c’est partir avec comme postulat que si on a échoué on a tout de même réellement tenté de ne pas le faire alors que si on a réussi on a probablement eu un coup de chance – la première fois j’entends.
        Alors qu’on pourrait très bien échouer par malchance / cause « environnementale » et réussir parce qu’on a vraiment étudier et surmonter les problèmes.

        Mais évidemment, l’idéal serait de considérer l’échec comme une expérience, parmi d’autres, sans le marquer au fer rouge.
        Ce qui est assez dommage, c’est que j’ai l’impression que c’est un avis partagé par de nombreuses personnes, nombreux créateurs d’entreprises en France mais que pourtant, ça ne se propage pas toujours très bien au delà. Après, de là à savoir pourquoi…

        {namespace css}
        {template .hs}
        pour le css : c’est à partir de la ligne 2039. En fait ça suppose que la taille du label (hors padding) est de 60px. + 2 x 10px de padding, on arrive à un text-indent de 80px (ligne 2061). Avec ‘nom’ et ‘Site web’ c’est bon. Par contre, ‘adresse de contact’ et ‘commentaire’ est trop long. Donc pour avoir quelque chose de cohérent, trois solutions à première vue :
        - tout passer avec une taille mini de 133px (sur mon chrome) ligne 2081
        - moduler chaque ligne (ce que j’ai envoyé)
        - trouver des mots plus courts, probablement le style par défaut non ? Genre email devrait rentrer sans problème
        {/template}

  3. “Ceux qui persistent à vouloir élargir la réalité aux dimensions de leurs rêves échouent. C’est pourquoi tout progrès humain est dû, en définitive, aux gens qui échouent.”
    — George-Bernard SHAW

  4. « C’est en essayant qu’on peut réussir, et un échec servira toujours d’expérience pour la suite. »

    Pourtant, de ton propre aveu, c’est ce qu’on fait en France en continuant les projets au forfait avec les grosses SSII, donc on a le bon état d’esprit :-)

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