Ma conviction c’est que, dans ce domaine, la demande croit exponentiellement avec la baisse des coûts. Les besoins en automatisation sont quasi illimités, ils ne sont juste pas rentables.
Si l’IA augmente la productivité1, la baisse des coûts va libérer une masse de demandes qui n’étaient pas rentables avant et qui le deviendront. Plus on baisse les coûts, plus la demande va être massive.
Je ne crois pas une seconde à un renversement de l’équilibre offre/demande. C’est une croyance, une conviction, comme tout dans ce billet, mais elle est forte.

Je ne crois pas à la crise au niveau du secteur, mais ça ne veut pas dire que ça ira bien.
Dans le dernier billet je parle du fait d’imposer l’utilisation de l’IA dans les équipes de développement logiciel. Je ne dis pas que c’est idéal, mais personnellement je m’en fais beaucoup plus pour ceux dont l’entreprise ne les pousse pas vers l’IA, voire ne les met pas en capacité d’apprendre cette nouvelle façon de développer.
Ceux qui n’augmentent pas leur productivité via l’IA vont vivre deux effets :
- L’augmentation de la demande ne les concernera pas, vu que leurs coûts ne permettront pas la rentabilité pour les clients
- Sur les niveaux de demandes pré-existants, ils seront en concurrence avec d’autres professionnels plus productifs.
Dans ceux là, les meilleurs vont probablement simplement se retrouver massivement déclassés. Les moins bons risquent de se retrouver sur le carreau, durablement.
Je ne parie même pas qu’il sera facile de changer d’avis et embarquer dans le train de l’IA après coup : Il faudra un employeur qui parie sur le vieux développeur qui n’a pas su ou pas voulu évoluer, espérer que cette fois ça va fonctionner, et ça plutôt qu’embaucher un jeune IA-natif prometteur et moins cher.
- C’est l’hypothèse, mais si vous n’y croyez pas alors il n’y a pas de crise à anticiper non plus, parce que ni l’offre ni la demande ne vont changer. Vous pouvez arrêter la lecture ;-) ↩︎
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