Ça s’ap­pelle un chan­ge­ment de régime


À ceux qui pensent que l’état d’ur­gence est un État de droit qui respecte le minima que sont les droits de l’Homme : notre gouver­ne­ment annonce formel­le­ment le contraire à la fois au Conseil de l’Eu­rope et aux Nations Unies.

Aux deux insti­tu­tions, nous avons fait jouer une clause noti­fiant que nous n’al­lons plus respec­ter la Conven­tion euro­péenne des droits de l’Homme et le Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits civils.

Ceci est possible tempo­rai­re­ment quand un danger immé­diat menace respec­ti­ve­ment la vie et l’exis­tence de la nation. Sans nier la gravité des événe­ments, peut-on raison­na­ble­ment penser que l’exis­tence même de la nation est mena­cée ?

Si je devais être cynique, elle l’est, juste­ment par ce que notre exécu­tif s’au­to­rise.

Bien sûr ça inquiète les experts des Droits de l’Homme à l’ONU, comme à peu près toutes les insti­tu­tions sérieuses sauf le gouver­ne­ment. Le président, lui, en est encore à annon­cer que tout ça ne fait pas débat.

Dans des entre­tiens à l’étran­gers nos membres du gouver­ne­ments disent tranquille­ment que l’état d’ur­gence pour­rait durer aussi long­temps qu’il y a du terro­risme dans le monde et que notre pays est impliqué dans des actions mili­taires exté­rieures. L’évo­ca­tion d’une durée de 30 ans ne soulève aucune contra­dic­tion. Chan­ge­ment de régi­me…

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