Stras­bourg, Chan­tal Augé à deux jours de son évic­tion


C’est dans ce genre de mani­fes­ta­tions qu’on voit à quel point la poli­tique française est deve­nue une histoire de groupes et de castes, à la limite de l’or­ga­ni­sa­tion mafieuse où celui qui parle à l’ex­té­rieur « trahit ».

À Stras­bourg, Chan­tal Augé à deux jours de son évic­tion, ne se voit repro­cher que sa parti­ci­pa­tion à Anti­cor, une orga­ni­sa­tion pour la réha­bi­li­ta­tion de la démo­cra­tie et contre la corrup­tion.

Les élus locaux consi­dèrent que c’est une atteinte à leur honneur, qu’il faut faire des choix et c’est soit Anti­cor soit un mandat poli­tique, que les deux ne peuvent être qu’op­po­sés (oui, vous avez bien lu).

La ques­tion de procé­dure sur son évic­tion n’est fina­le­ment pas impor­tante, c’est juste un moyen de faire sauter l’in­fluence du chef et l’omerta, un façon que tout le monde se sente libre de son vote ; juste pour que les votants ne risquent pas d’être mis au placard pour avoir dit que lutte contre la corrup­tion et poli­tique ne sont pas oppo­sés.


2 réponses à “Stras­bourg, Chan­tal Augé à deux jours de son évic­tion”

  1. Je ne comprend toujours pas comment on peut être élu(e) et se targuer de surveiller ses pairs. Enfin si, en étant dans l’opposition mais il faut s’attendre à ce que tout ce qu’on dira soit taxé de partisanisme (normal, c’est soit vrai soit de bonne guerre).
    Mais surveiller les collègues qui vous ont accepté sur leur liste, quelle légitimité à ça ? Aucune …

    Et du point de vue d’Anticor, cette association accepte de tels élu(e)s non pas comme simple membres mais à la direction locale de leur association. Si rien ne « sort » pendant 6 ans de la branche locale, est-ce parce qu’il ne s’est rien passé ou parce que l’élu(e) a bien noyauté son monde ?
    Pourquoi pas un pote à Balkany dans le 92, à Charasse dans le 63, à Estrosi dans le 06, etc ?

    • N’importe qui est légitime à surveiller des élus et représentants, c’est le principe même d’une démocratie. Je ne vois pas en quoi être élue lui ferait perdre ce droit.

      Je dirai même que si quelqu’un souhaite vraiment faire changer les choses, ce qu’il a de mieux à faire ce n’est pas que de critiquer dans son coin vainement, mais bien agir au niveau politique pour que ça bouge. Ca veut dire travailler pour être élu lui-même.

      C’est plutôt l’inverse qui me gênerait : Que Anticor se contente de refuser tous les politiques en bloc et ne contienne aucun élu ni acteur politique. Le problème d’Anticor ce n’est pas « la politique » ou « les politiques » mais « les agissements illégaux ou immoraux d’une minorité ».

      Pour moi c’est comme te reprocher d’être dans une association qui veut améliorer le niveau d’éthique ou de compétence des développeurs en étant toi même développeur. Je ne crois pas que ça t’aie jamais posé problème.

      Je ne vois pas non plus pourquoi militer contre la corruption impliquerait d’être dans une opposition sur le reste des sujets politique. On ne pourrait pas être socialiste *et* contre la corruption ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.