Royal : « Najat Vallaud-Belka­cem s’ap­pel­le­rait Clau­dine Dupont, elle ne serait peut-être pas là »


Puisqu’on parlait il y a peu de discri­mi­na­tion, voici un exemple des effets drama­tiques de la discri­mi­na­tion posi­tive :

« J’ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diver­sité autour de moi. Najat doit accep­ter d’être là pour ça » […]

[…] « Elle s’ap­pel­le­rait Clau­dine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assu­mer son iden­tité et en être fière. »

Fran­che­ment, je ne suis pas loin de penser que ce mode de pensée, à long terme, dégrade plutôt qu’il n’amé­liore la situa­tion des discri­mi­nés. Le courage serait de ne pas lais­ser ce genre de phrases et de faits impu­nis au niveau judi­ciaires, même si la discri­mi­na­tion est « posi­tive ».


4 réponses à “Royal : « Najat Vallaud-Belka­cem s’ap­pel­le­rait Clau­dine Dupont, elle ne serait peut-être pas là »”

  1. Où est la preuve qu’il existe de la discrimination positive pour les minorités actuellement ?

    Est-ce qu’à chaque faux pas d’une personne de minorité ethnique, on doit s’interroger sur une *possible* discrimination positive ?

    • Je ne prends qu’un exemple. Ici c’est la personne qui parle qui déclare qu’elle a discriminé et sélectionné en raison de l’origine ethnique ou sociale. Si on prête foi aux propos rapporter il ne s’agit pas de s’interroger ou de chercher des preuves, il n’y a qu’à constater.

      Je n’en fais pas un cas plus général que ça, je prends juste exemple qui illustre les dommages que ça peut faire.

    • Franchement on n’en saura pas plus sauf si l’un des deux se rétracte ou que des tiers neutres s’avancent.

      Je n’ai jamais vu un politique faire autre chose que prétendre avoir été mal compris ou ne pas avoir tenu des propos, une fois qu’ils ont été repérés et publiés. Du coup un démenti n’a pas plus de valeur que ça à mes yeux.

      Parfois c’est clairement une reculades et on trouve même des enregistrements. Parfois le doute de l’incompréhension ou de la mauvaise foi du journaliste est permis.

      À chacun de voir s’il a plus foi dans Le Point ou dans Royal. Ségolène Royal s’était prononcée dans le passée plutôt en faveur de quotas et de discriminations positives ; Voyant personnellement mal un journaliste inventer une citation de ce type tout seul ; j’aurai personnellement tendance à plutôt prêter foi dans la citation, mais j’avoue que c’est une opinion personnelle.

      Je me permets juste de souligner que même si le journaliste avait bidonné les propos, il n’en resterait pas moins que le concept même de discrimination positive aura été utilisé pour discréditer Najat Vallaud-Belkacem et générateur de doutes dégueulasses. Mon propos ne concernait pas Vallaud-Belkacem mais bien cet effet négatif de la discrimination positive, et celui là est factuel.

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