Pratiques douteuses du NYPD


Mon déses­poir c’est que l’ac­tua­lité de ces jours ci justi­fie beau­coup des réac­tions citoyennes qu’on quali­fiait de para­noïaques jusqu’a­lors.

Je vous invite à lire les pratiques douteuses du NYPD (dépar­te­ment de police de New York).

On y parle de poli­ciers qui mettent un peu de drogue sur des suspects. C’est quelque chose qui a toujours existé dans la culture popu­laire des films poli­ciers, même si les « gens biens » refusent de croire que c’est le cas en réalité et que je plains l’ac­cusé qui plai­dera cela devant le juge. Nous y voici et même si on peut argu­men­ter sur le cas de tel ou tel poli­cier, il semble que non seule­ment ce soit réel mais en plus ce soit limite habi­tuel voir indus­triel.

C’est scan­da­leux, inac­cep­table, grave, mais fina­le­ment nous savons tous que les poli­ciers sont des gens normaux. Certains fautent, d’autres non. Les respon­sa­bi­li­tés et pouvoirs en jeu impliquent forcé­ment des consé­quences publiques scan­da­leuses.

Ce n’est pas ça qui retient mon atten­tion mais plutôt second délit indus­tria­lisé dont on parle dans l’ar­ticle : faire sauter des contra­ven­tions aux connais­sances, rela­tions et personnes influentes.

C’est un délit mineur, et là aussi ce qui est surpre­nant ce n’est pas que ça arrive, c’est la réac­tion du reste du corps de police. Il y a un soutien massif des collègues à ceux qui sont accu­sés de faire sauter ces contra­ven­tions. On nous parle même  de la notion de « geste de cour­toi­sie ».

Des poli­ciers et gendarmes qui font sauter les contra­ven­tions aux connais­sances on en a aussi en France. Je serai même à penser que la grande majo­rité de ceux qui sont en posi­tion de le faire ou de le faire faire s’y adonnent à plus ou moins haute dose. Nous avons même un bureau à l’As­sem­blée natio­nale qui en fait une occu­pa­tion impor­tante pour les personnes influentes que sont nos poli­tiques.

Nous jugeons faci­le­ment les pays étran­gers sur leur corrup­tion mais ces petites pratiques sont non seule­ment illé­gales mais très graves. Elles renforcent l’idée que les charges publiques sont des privi­lèges qui permettent d’être au dessus des autres et d’ou­tre­pas­ser la loi. L’idéal du « tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » est bien loin.

Mais encore plus que dévoyer les axiomes de base de notre nation, il est encore plus choquant que ces poli­ciers qui soutiennent leurs collègues ne se rendent pas compte que tout cela est non seule­ment inac­cep­table mais aussi non accepté par la popu­la­tion.

Sur ce point, fina­le­ment un poli­cier qui se gare en double file avec sa voiture de fonc­tion pour ache­ter ses ciga­rettes alors qu’il posait une contra­ven­tion au même endroit la veille fait autant si ce n’est plus de mal à la commu­nauté que pas mal de délits jugés « graves ». Il ne sont pas une simple atteinte à quelques biens privés, ils sont une atteinte aux fonda­men­taux, et peuvent détruire toute la commu­nauté et le « vivre ensemble » à long terme.

 


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.