Pourquoi je n’écris plus sur Rue89


J’ai toujours trouvé les blogueurs bercés des plus douces illu­sions quand ils espèrent moné­ti­ser leur contenu. Pour arri­ver à en faire un métier, ou même une acti­vité secon­daire, il faut produire du contenu.

Ce peut être soit faire dans la quan­tité, soit dans la qualité. Dans les deux cas ça prend du temps, de l’éner­gie, et ça demande un inves­tis­se­ment sérieux. Le plus souvent, sauf si vous avez vous-même une valeur ajou­tée clai­re­ment défi­nie, il vaut mieux trou­ver un boulot mal payé : Ce sera plus rému­né­ra­teur.

D’un autre côté il ne faut pas non plus jouer au bisou­nours : Si un média vous veut sur sa plate­forme, c’est qu’il pense que vous avez de la valeur. Au pire cette valeur est juste de géné­rer du contenu pour faire gros­sir le réseau et atti­rer Google, mais cette valeur existe. S’il y a géné­ra­tion de valeur au profit d’un tiers, il doit y avoir rému­né­ra­tion.

Pour beau­coup de gens la rému­né­ra­tion sera proba­ble­ment très faible, mais elle doit être là, par prin­cipe. On ne rému­nère pas les gens avec de la visi­bi­lité. Foutaises. Si on vous rému­nère avec de la visi­bi­lité, on est simple­ment en train de vous vendre de la publi­cité contre l’in­té­gra­lité de votre (maigre) rému­né­ra­tion. Souhai­tez-vous vrai­ment *ache­ter* de la publi­cité pour votre blog ? dans le cas contraire, pourquoi accep­ter d’être rému­néré ainsi ?

Ça date de mars, « Pourquoi je n’écris plus sur Rue89 » me parait utile à lire pour comprendre un peu les enjeux des plate­forme de presse en ligne qui « offrent » des blogs.


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