Pour en finir avec la « guerre aux pauvres »


J’ai encore eu cette conver­sa­tion avec quelqu’un que je respecte beau­coup il y a peu : Oui il y a des fraudes, des abus, et des aides super­flues. Ceci dit taper sur ces abus est globa­le­ment se trom­per de poli­tiques. De l’aveu même des poli­tiques qui cherchent à les mettre en valeur, ces abus sont insi­gni­fiants sur la masse. S’il faut conti­nuer à les traquer, ça ne chan­gera jamais la situa­tion finan­cière globale. Le risque, et on le voit souvent, est de faire tomber beau­coup de cas légi­times pour traquer un cas illé­gi­time ou liti­gieux.

La fraude sociale aux pres­ta­tions versées repré­sente chaque année 3 milliards d’eu­ros, soit 0,5 % du montant total des sommes versées. Selon l’UMP, les frau­deurs ne dépassent pas 1 % des assu­rés. Et bien souvent, il s’agit d’er­reurs plus que de cas avérés de fraudes. D’ailleurs, une grande majo­rité de ces montants est récu­pé­rée. La fraude fiscale (celle des riches et des très riches) repré­sente entre 25 et 30 milliards d’eu­ros par an. Près de dix fois plus.

Pour en finir avec la « guerre aux pauvres », si nous commen­cions une réelle poli­tique ? D’au­tant que chacun a souvent l’im­pres­sion que c’est l’autre qui profite. Tout dépend du point de vue. Ceux qui abusent consciem­ment et volon­tai­re­ment du système sont rares, et n’ont fina­le­ment que peu d’in­fluence sur les résul­tats.

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