Ministre, un trem­plin royal


La rumeur vient sans doute du fait que l’on m’avait proposé d’être garde des Sceaux.

J’ai refusé parce que j’avais dit que je serais candi­date à la prési­dence de l’As­sem­blée natio­nale.

J’au­rais dû accep­ter : le fait d’être ministre m’au­rait aidée à gagner l’élec­tion légis­la­tive.

Qu’une ancienne candi­date à la prési­den­tielle du parti actuel­le­ment au pouvoir se permette de dire ça en dit long sur nos repré­sen­tants et leurs objec­tifs. À ce point c’est tout de même arri­ver bien bas. Heureu­se­ment, après qu’on ait pensé à elle pour l’Ins­ti­tut du monde arabe (allez savoir sur quelles quali­fi­ca­tions), elle a un poste bien au chaud sur la toute nouvelle banque d’in­ves­tis­se­ment. [Il est où le point d’iro­nie sur ce clavier ?]

Que ça ne fasse pas plus scan­dale que ça et que ce soit VSD qui arrive à s’en faire écho, là ça fait mal à ma presse. Vu l’his­to­rique entre les deux on peut penser à un bidon­nage mais le fait que ce soit repris partout sans être démenti en fait douter. Possible aussi que ce soit un propos volon­tai­re­ment lâché pour faire parler d’elle, qu’il soit vrai ou non – probable même vu le maga­zine choisi – mais ce ne serait pas beau­coup plus glorieux ou plus récon­for­tant pour notre classe poli­tique.


2 réponses à “Ministre, un trem­plin royal”

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