Mes petits délires de fin de loca­tion


Je quitte ma loca­tion pour ache­ter un appar­te­ment. Bonjour aux autres ruinés endet­tés, je rejoins le club.

Préa­vis et visites

J’en­voie mon préavis de 3 mois pour rési­lier le bail. Par mail, parce que ça me semble toujours normal, et par recom­mandé, parce que je n’ai pas confiance dans leur bonne foi.

Aucune réponse. Après un mois je reçois direc­te­ment des coups de fils de futurs loca­taires pour les visites, avec des ques­tions sur ma date de départ. Je n’ai bien entendu donné aucun accord pour que les coor­don­nées de mon télé­phone portable soit trans­mises et être dérangé sur mon lieu de travail.

Même après contact (45 minutes au télé­phone trim­ballé entre diffé­rents inter­lo­cu­teurs) visi­ble­ment ils ne comprennent pas que j’as­su­re­rai bien les visites (c’est une obli­ga­tion) mais que c’est à eux de prépa­rer ça en amont et de me télé­pho­ner. Non seule­ment ils reportent leur travail sur les loca­taires, mais la confi­den­tia­lité des données person­nelles ce n’est pas évident pour eux.

Visi­ble­ment j’ai réussi à leur faire inscrire de ne pas donner mon numéro de télé­phone, on verra ce que ça donne mais je suis dubi­ta­tif sur le résul­tat.

Mise à jour : Bon, il fallait s’y attendre. Parfois ils me télé­phonent, mais parfois ils conti­nuent à donner mon numéro de télé­phone person­nel. Réponse magni­fique de mon inter­lo­cu­trice quand je lui ai répondu qu’elle avait mes créneaux sur le coupon réponse que je leur ai trans­mis : « mais vous savez monsieur on a plus de 1000 clients, vous imagi­nez si on doit consul­ter les coupons réponse pour véri­fier les créneaux ? ». C’est marrant comme le manque de person­nel semble une raison tout à fait légi­time pour faire faire son propre travail par les tiers.

État des lieux

Seconde joie, ils ont un pres­ta­taire qui fait des états des lieux « élec­tro­niques ». Comprendre : ils arrivent avec un micro-ordi­na­teur, saisissent du texte dans des cases, et demandent de cliquer sur un bouton pour « vali­der et signer ». Il semble que je puisse avoir une copie élec­tro­nique si j’ar­rive avec une clef USB, mais rien de signé. Les éven­tuelles copies signées me seraient trans­mises sur requête expresse au service adéquat (à priori le service litiges).

Rien ne me garan­tit que le contenu ne sera pas modi­fié, mais surtout je n’ai aucun docu­ment faisant force dans le cas d’un éven­tuel litige. Rien de signé : il me faut faire confiance en leur bonne foi et en celle de leur pres­ta­taire. Oups.

Gros mails deman­dant expli­ci­te­ment un état des lieux signé lors de la remise des clefs, ou un docu­ment expli­cite sur le fait qu’il n’y aura pas de signa­ture d’état des lieux mais qu’ils demandent quand même les clefs.

Là dessus ce n’est pas gagné. Je crains de faire face à un mur.

Je vous passe le fait qu’ils demandent paie­ment pour rece­voir les quit­tance, ce qui est expli­ci­te­ment contraire à la loi et réputé non écrit (mais ce n’est pas leur dire qui me fera rece­voir mes quit­tances). Là dessus j’ai fait mon deuil. Mon combat là c’est d’abord l’état des lieux.


3 réponses à “Mes petits délires de fin de loca­tion”

  1. Bon, étrangement ça se résout. J’aurai un état des lieux papier.

    Ils m’ont appelé hier pour prendre un rendez-vous de visite. J’ai tenté de les rappeler suite au message sur répondeur, je suis mis trois fois sur attente indéfiniment (bon, j’ai arrêté après 15 minutes). Là dessus ce n’est pas gagné je sens.

    Miracle, j’ai aussi reçu un papier avec coupon réponse qui me demande mes horaires de visite et qui a la joie phrase « j’autorise la régie XXX à communiquer mes coordonnées téléphoniques » (non, pas de case à cocher en regard, c’est comme ça et c’est tout). Pour ne rien gâcher c’est daté du 16 mais posté le 22 (soit après les premiers appels de clients pour visite).

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