[Lecture] Most soft­ware already has a “golden key” back­door: the system update


Réflexions à partir d’un article sur Ars Tech­nica

Q: What does almost every piece of soft­ware with an update mecha­nism, inclu­ding every popu­lar opera­ting system, have in common?

A: Secure golden keys, cryp­to­gra­phic single-points-of-failure which can be used to enable total system compro­mise via targe­ted mali­cious soft­ware updates.

Mine de rien, la plupart de nos appa­reils modernes ont un système de mise à jour, souvent auto­ma­tique. Celui qui détient les clefs peut injec­ter ce qu’il veut, ou simple­ment attendre que vous le fassiez vous-même en croyant mettre à jour.

On parle de Google, Samsung, Apple, Nokia, Micro­soft et les autres. Des gens parfois recom­man­dables, toujours avec leurs propres inté­rêts.

On parle aussi des États qui, offi­ciel­le­ment ou non, auraient pu avoir accès à ces clefs. Main­te­nant qu’on connait un peu PRISM et l’éten­due des griffes USA, et l’en­vie de la plupart des pays de les imiter, par la force ou par la loi, ce n’est pas rien.

On parle ensuite de tous les indi­vi­dus qui ont pu avoir accès à ces clefs et les faire fuiter, volon­tai­re­ment ou non.

This problem exists in almost every update system in wide use today. Even my favo­rite opera­ting system, Debian, has this problem. If you use Debian or a Debian deri­va­tive like Ubuntu, you can see how many single points of failure you have in your update authen­ti­city mecha­nism with this command:

sudo apt-key list | grep pub | wc -l

For the compu­ter I’m writing this on, the answer is nine. When I run the apt-get update command, anyone with any one of those nine keys who is sitting between me and any of the webser­vers I retrieve updates from could send me mali­cious soft­ware and I will run it as root.

Et si je fais rela­ti­ve­ment confiance à la PKI de Apple, Google et Micro­soft, c’est bien moins vrai pour la plupart des indi­vi­dus isolés derrière les logi­ciels open source.

Person­nel­le­ment mon Debian perso fait confiance à 14 clefs, certaines proba­ble­ment mal sécu­ri­sées, d’autres parta­gées par plusieurs acteurs, et proba­ble­ment toutes sans le niveau de sécu­rité d’un Apple face aux incur­sions des États.

La sécu­rité c’est défi­ni­ti­ve­ment trop compliqué pour le monde réel dès qu’il s’agit de se proté­ger contre les très gros acteurs.

Je ne suis même pas certain que ces très gros acteurs le puissent entre eux. La France utilise des postes sous Micro­soft Windows pour l’ar­mée. Même les postes sous Debian, à ma connais­sance la France n’a pas son armée de déve­lop­peur pour faire une revue de tout le code source et le compi­ler eux-même (et même là, on tombe sous le problème du compi­la­teur qui a lui-même une porte déro­bée qu’il repro­duit dans ce qu’il compile, ça s’est déjà vu dans l’his­toire). En cas de vrai conflit, nous sommes tota­le­ment à genoux.


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