Honte à en vomir


J’en arrive à un point où j’ai honte des gens autour de moi.

Honte des décla­ra­tions des poli­tiques de mon pays comme des actions qui en découlent, honte du discours de certains chefs d’en­tre­prise comme de l’or­ga­ni­sa­tion à laquelle on s’as­si­mile, mais aussi et surtout honte des réac­tions et du soutien d’une grande majo­rité de la popu­la­tion.

Je ne me recon­nais plus dans les choix sociaux qu’on porte collec­ti­ve­ment. On m’a éduqué en parlant du siècle des lumières, de la fin des privi­lèges, de droits l’hu­main et de liberté, de frater­nité et d’em­pa­thie. Suis-je seul ou avez-vous oublié ?

Comment en est-on arri­vés là ? Comment s’en sortir ? J’ai honte à en avoir mal au cœur.


8 réponses à “Honte à en vomir”

  1. On peut parler de l’anecdote. Celle d’aujourd’hui est sur France TV Info mais ce n’est qu’un arbre dans le paysage, xenophobie et manque total de fraternité. J’ai honte à en avoir mal, de plus en plus, chaque année.

  2. Beaucoup de discussion « d’ailleurs » en ce moment avec ma femme. Pas énormément de solutions, d’alternatives « moins pires » pour élever nos enfants. Chaque société semble porteuse de tous ces possibles horribles, mais le glissement vers leur réalisation semble s’accélérer en France. Effet d’actualité (la peur avant l’élection, un classique) ou glissement culturel, c’est ça qui m’inquiète.

  3. De mon point de vue de belge, j’ai l’impression que l’atmosphère s’est complètement dégradée depuis que Sarkozy s’est mis à chasser ouvertement à l’extrême-droite (le fameux discours de Grenoble).
    J’ai la très nette impression que ce qui vous attend prochainement, c’est un 2e tour Sarkozy-Le Pen, avec victoire du premier et transformation de la Ve République en IIe État Français sur le modèle de la Hongrie de Viktor Orban. Et ça ne me fait pas rire.

    • Je vois un glissement depuis le temps de Nicolas Sarkozy ministre, mais je n’ai pas envie de tout lui mettre sur le dos. Ce serait simple de pouvoir dire « c’est de sa faute » et d’avoir un coupable, mais je n’y crois pas. J’ai pas mal de noms à droite qui contribuent bien plus que lui au malaise ambiant. Le PS ne fait pas toujours mieux, juste différemment (quoique). C’est au point où c’est Marine Lepen qui fait en ce moment des rappels au calme, à la constitution et aux droits de l’H. Peu importe si ça tient du calcul électoral, ça fait quand même mal comme constatation.

      En fait je ne veux pas mettre ça sur le dos des politiques tout court. Les politiques surfent sur l’air ambiant. On peut leur reprocher cette attitude, mais le problème vient bien du peuple derrière, de nous tous. Si on a des déclarations et des politiques dramatiques, c’est qu’elles sont bien accueillies voire souhaitées par l’opinion. Certes, on tourne en rond parce que les discours alimentent les peurs et les réactions rétrogrades de l’opinion, mais il reste que les coupables à la base ne sont pas les politiques. Si un politique qui oubliait nos valeurs était immédiatement mis au banc de l’opinion, il ne resterait plus que quelques extrémistes pour sortir des polémiques, comme au temps de Jean Marie Lepen. Aujourd’hui non seulement ce n’est pas le cas mais c’est même le contraire : ce sont les humanistes qui sont hués et mis en accusation.

      Bref, trop facile de chercher des coupables externes. Quand je parle à des tiers, il y en a plus d’un qui me fait autant peur que nos politiques. Trop facile de toujours chercher moins d’impôts, parler d’assistés, vouloir se défendre des étrangers, demander une justice expéditive, ne jamais chercher à aider…

      C’est toute la nation qui est à la dérive, aussi bien collectivement qu’individuellement. Ce serait tellement bien si on pouvait juste tout mettre ça sur le dos d’une seule personne…

      Et non, ça ne me fait pas rire non plus

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