Fuku­shima, ça existe encore


Un pois­son pêché à des fins de contrôle près de la centrale nucléaire acci­den­tée de Fuku­shima présente un niveau impres­sion­nant de conta­mi­na­tion radio­ac­tive, plus de 2 500 fois supé­rieur à la limite légale fixée par le Japon, a annoncé, vendredi 18 janvier, l’opé­ra­teur du site.

Nous sommes à presque deux ans de l’ac­ci­dent, et il ne faut pas oublier que la faune ne reste pas toujours sage­ment aux alen­tours de la centrale. Bref, il ne faut pas toujours donner la voix aux alar­mistes, mais pas toujours non plus à ceux qui refusent de voir toute gravité.

Ne pas oublier non plus que les limites légales au Japon ont été *très* forte­ment rele­vées, bien au delà des seuils inter­na­tio­naux habi­tuels.


2 réponses à “Fuku­shima, ça existe encore”

  1. :( Encore une fois.

    C’est justement parce qu’il y a danger que j’aimerais avoir des sources sures. L’article du monde dit… un poisson appelé « murasoi » une quantité de césium radioactif égale à 254 000 becquerels par kilogramme, soit 2 540 fois la limite de 100 becquerels/kg définie pour les produits de la mer par le gouvernement.. Ce que TEPCO dévoile le 18 janvier 2013. Mais on ne sait pas quand le poisson a été péché.

    L’article du Asahi Shimbun dit pour un relevé précédent The previous record was 25,800 becquerels of cesium per kilogram found in two greenlings caught about 20 kilometers north of the plant in August 2012.

    À noter aussi qu’en avril 2011, donc juste après la catastrophe, Japan Times révélait pour l’eau et non pas les poissons Radioactive iodine-131 readings taken from seawater near the water intake of the Fukushima No. 1 nuclear plant’s No. 2 reactor reached 7.5 million times the legal limit, Tokyo Electric Power Co. admitted Tuesday.

    Tu mentionnes la limite légale ainsi que les autres organes de presse mais personne ne se soucit de rappeler ce qu’elle est. Donc avec un peu de recherche, un article de la librairie du Congrès américain de Avril 2012 nous dit There were no legally binding standards for acceptable levels of radioactivity in food in Japan when the Great East Japan Earthquake hit the country in March 2011. . Il n’y avait pas de contexte légal face à la radio-activité.

    Le 17 mars 2011, après la catastrophe, le ministère de la santé définissait des quotas temporaires ( specified provisional standard values of acceptable radiation levels in food) annoncés dans un communiqué (anglais et japonais) mais sans chiffres. Il semble qu’ils aient adopté les niveaux du NRA. En avril 2012, de nouveaux standards sont émis, qui dit que le montant maximum est 100 bq/kg pour les aliments réguliers sauf dans certains cas comme pour la nourriture pour nourrissons (10bq/kg).

    Les valeurs provisoires on peut les trouver dans un document expliquant le changement. Elles étaient de 500 bq/kg pour la même catégorie d’éléments. Donc on est passé de pas de limite définie, à 500 max juste après la catastrophe et finalement le seuil de tolérance baissé à 100 bq/kg. Soit 5 fois moins. Les limites n’ont pas été fortement relevées. Elles ont été baissées.

    Selon la législation européenne, il semble que la limite acceptable pour les aliments venant du Japon pour le Césium-137 est à 1250 bq/kg, soit 12.5 fois plus qu’au Japon. Mais je me plante peut-être. Cela semble être confirmé dans un autre article The EU has set limits for radioactive elements contained in Japanese food, such as iodine-131, cesium-134 and cesium-137. For dairy products, 500 becquerels per kilogram (bq/kg) of iodine is allowed and 1000 bq/kg of cesium. For all other foodstuffs, the levels rise to 2000 bq/kg of iodine and 1250 bq/kg of cesium.

    Et la législation en France, en Europe sur les limites légales, que sont-elles réellement ? Les as-tu trouvé ?

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