Du courage poli­tique


Je m’abs­tien­drai. Ce n’est pas un refus de choi­sir, mais une absten­tion mili­tante et enga­gée

J’ai envie de dire que ça se passe de commen­taires mais j’ai du mal à ne pas en ajou­ter. L’abs­ten­tion c’est le plus haut courage de nos poli­tiques, qui n’osent jamais avouer être en accord avec une propo­si­tion du parti adverse, et qui osent encore moins voter en leur âme et conscience quand le parti a un avis contraire.

L’abs­ten­tion c’est le courage du faible : botter en touche. Ça peut se justi­fier, en parti­cu­lier quand il est trop diffi­cile de faire le tri entre les avan­cées et les dangers, mais croire qu’il s’agit d’une action mili­tante et enga­gée en dit long sur la vision de l’en­ga­ge­ment.


Une réponse à “Du courage poli­tique”

  1. Ça en dit surtout long sur leur principale ambition : non pas faire évoluer la société dans une direction ou une autre, mais juste accéder à un prochain poste de pouvoir. NKM est passée maître dans l’art de ménager la chèvre et le choux en prévision des prochaines échéances électorales et de son ambition. Soutien de Sarkozy en n’oubliant jamais de faire des clins d’œil pour expliquer qu’en fait elle n’était pas d’accord, aujourd’hui elle se prépare pour la municipale de Paris et ne veut pas se faire d’ennemis. Aucune notion d’engagement pour le bien collectif, juste de l’ambition individuelle. Un mépris de la chose publique qui devrait entrainer en retour la même réaction : l’indifférence du public pour sa personne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.