Déman­te­ler l’idée même de l’au­to­rité


« Sur l’en­semble du quinquen­nat je propose de réduire les effec­tifs de la fonc­tion publique de 8 %, a-t-il rappelé. C’est une néces­sité. C’est un objec­tif raison­nable ».

Dénonçant « cet état d’es­prit qui nous a conduits à déman­te­ler l’idée même de l’au­to­rité », le candi­dat des Répu­bli­cains s’est inter­rogé :

« A quoi sert-il de battre des records d’ef­fec­tifs, si dans les banlieues toujours plus de quar­tiers sont inac­ces­sibles aux poli­ciers et aux pompiers, si dans les tribu­naux toujours plus de jeunes délinquants ressortent libres, si dans les écoles toujours plus de profes­seurs entrent dans leurs classes avec la peur au ventre ? »

C’est vrai, c’est logique. Pour contrer le déman­tè­le­ment de l’au­to­rité, rédui­sons donc les effec­tifs des poli­ciers, pompiers, juges et profes­seurs. Quitte à avoir de mauvais résul­tats, autant carré­ment faire chaise vide. Ce n’est même plus un aveu d’échec, c’est carré­ment un aban­don.

– Extrait de La Tribune, cita­tions de François Fillon


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