Chaîne pas qu’on se moque de ma quin­caille­rie – Merci Laurence


Le truc, Laurence, c’est que les secrets, par prin­cipe, c’est secret – et que mon espace ici est plutôt public. En plus, fran­che­ment, les chaî­nes… très peu pour moi.

Et en même temps j’en envie de faire une excep­tion, peut être aussi parce que tu dois être la première à tenter de me refi­ler un de ces trucs. Les autres évitent avant (oui, donc ce n’est pas vrai­ment une excep­tion du coup).

Alors, Laurence, suite à ton propre billet, tu sais quoi ?

  1. J’ai bu une bière. Si, une fois, enfin à moitié et c’était il y a peut être 20 ans.
  2. Je rêve d’écrire un roman, savoir chan­ter, dessi­ner, pein­dre… bref, de créer quelque chose de noble. La tech­nique ne l’est pas à mes yeux, et je ne fais que ça. Artistes et créa­tifs, je vous admire.
  3. Je ne mets jamais de montre. Au poignet elles se sont toujours déré­glées en quelques jours, comme si j’avais de la kryp­to­nite au poignet. Je pour­rais tenter une montre méca­nique mais au final je m’en passe très bien et ce n’est pas/plus dans mes habi­tudes.
    Pendant un temps j’ai compensé avec une montre à gous­set, et en plus c’est quand même vache­ment plus classe. Tiens, ça me donne envie de la ressor­tir et d’en chan­ger les piles.
  4. Je n’ai aucun jean dans mon armoire. Je crois que les derniers que j’ai eu datent du lycée et même ceux là étaient noirs, pas bleus. Je crains que pour retrou­ver un jean bleu clas­sique il ne me faille remon­ter au début de collège (bon, par contre là j’avais la totale, avec la veste).
  5. J’en­tends très bien mais je suis inca­pable de sépa­rer les sons. Dès qu’il y a plusieurs personnes qui parlent ou un bruit de fond, tout devient une soupe informe pour moi.
    C’est une des raisons pour lesquelles souvent je ne regarde pas les yeux mais plus bas – les lèvres donc. Pas que je fasse vrai­ment de la lecture labiale, mais ça m’aide pas mal quand même.
    Les confé­rences télé­pho­niques sont du coup une vraie torture : bruit de fond, mauvais son, pas de lecture sur le visa­ge… Pour peu que ce soit dans une langue étran­gère et c’est le pompon.
  6. Je suis inca­pable d’uti­li­ser quelque chose sans savoir comment ça fonc­tionne, en détail. Avant un baptême de plon­gée j’ai regardé long­temps avec un air dubi­ta­tif le déten­deur :
    Ques­tion clas­sique : Tu te demandes si ça va fonc­tion­ner ? – Non, c’est pire, ça va fonc­tion­ner et je ne sais pas comment, ça va me bloquer encore plus.
  7. Je ne sais jamais par quel côté commen­cer par faire la bise. Si j’en crois les réac­tions en face de moi, peu importe le côté par lequel je commence ce n’est jamais celui attendu.
  8. Je ne m’ar­rête jamais de penser. C’est un peu ma malé­dic­tion à moi. Impos­sible d’ar­rê­ter de penser, d’ar­rê­ter de penser à ce que je pense, d’ar­rê­ter de penser à arrê­ter de penser…
    La cafe­tière qui me sert de cerveau ne sait simple­ment ni s’ar­rê­ter ni se conten­ter de vivre le présent, même quand je discute ou que je fais quelque chose qui demande de la concen­tra­tion.
    Quand je prends mon télé­phone c’est souvent autant pour occu­per ma tête et arrê­ter de penser que par habi­tude, addic­tion ou ennui. Diffi­cile à expliquer, mais je suis presque plus concen­tré avec la personne que j’ai en face de moi, parce que mon cerveau est occupé ainsi à quelque chose de basique en paral­lèle, me lais­sant plus de focus pour mon inter­lo­cu­teur.
  9. Oui Laurence, moi non plus je ne recon­nais pas les gens. Quand vous me croi­sez, je sais géné­ra­le­ment si je vous connais un peu, beau­coup ou pas du tout, mais c’est à peu près tout. C’est on ne peut plus gênant et j’ai plein de stra­té­gies d’évi­te­ment. Si je vous semble distant ou flou, c’est peut être pour ça.
    Dans les confé­rences, il faudrait vrai­ment faire des badges nomi­na­tifs qui se portent très haut, ça aide­rait beau­coup les gens comme nous :)
  10. J’ai été mauvais élève quand j’étais petit. Le genre qui ne fait pas ses devoirs, avec les mains pleines d’encre, près du radia­teur.
  11. J’ai­me­rais telle­ment être un héros, quelqu’un d’ex­cep­tion­nel…  J’ai encore un peu des rêves de gamin la dessus, et la frus­tra­tion vis à vis de ce que je suis à la place. Même aujourd’­hui, je ne demande qu’à appor­ter ma pierre pour chan­ger le monde.

Pfiou, ça en fait des choses. Proba­ble­ment rien de crous­tillant pour autant. Pour les vrais secrets, si tu en veux, tu es bien­ve­nue à discu­ter en privé. Passons à la suite :

Tu es heureux/heureuse, là tout de suite ?
Ça commence dur là. Ques­tion super complexe pour moi. Tiens, je vais me répé­ter : Tu es bien­ve­nue à en discu­ter avec moi quand tu veux.
Si on me force à répondre, j’hé­site entre « oui et non » et « ni oui ni non ». Les deux formu­la­tions sont très diffé­rentes, et aucune ne veut dire « je ne sais pas ». Tu es bien avan­cée hein ?

Si tu devais te quali­fier en un mot, ça serait lequel ? Chips ou frites ?
Encore des choix à faire ? Je n’aime pas les choix. Et si je devais choi­sir ce serait « pomme de terre » plutôt que chips ou frites. Il y a un je ne sais quoi de plus brut.
En fait dans ton choix ce qui me quali­fie le mieux c’est le « ou ». Je ne doute pas que ceux qui me connaissent bien trou­ve­ront ça telle­ment évident…

Tu as un film cool qui fait pas pleu­rer à me conseiller ?
Je suis mauvais en film. J’en regarde peu, suis bon public et très mauvais juge. Un qui me vient à l’es­prit : spy game (mais je préviens, ce n’est pas du cinéma d’au­teur).

Tu regardes la télé ? Si oui, pourquoi ?
Oui, trop. Par réflexe, pour arrê­ter de penser et ne rien faire.
J’ai eu une période où nous n’avions pas de télé et c’était très bien. Nous avons acheté une télé­vi­sion pour regar­der séries et DVD, et les réflexes sont vites reve­nus à lais­ser les programmes ouverts en bruit de fond.

Pour ou contre les blogueuses mode ?
Ça serait pour ou contre les blogs mode je répon­drais plutôt contre. Mais en même temps je ne les lis pas, et ne vois pas à quel titre je critique­rais ce que font les autres. Surtout vu ce que je fais moi même.
Par contre, les blogueuses elles mêmes, moi je n’ai rien contre. Qu’elles viennent prendre un verre quand elles veulent. Les blogueurs aussi d’ailleurs. Il faut juste qu’ils et elles ne comptent pas sur moi pour parler mode.

Quel est le truc qui te déçoit le plus en ce moment ?
Où nous menons le monde, comment nous lais­sons nos semblables mourir de faim, vivre dans la misère, se faire exploi­ter, mourir dans des guerres,… Comment nous régres­sons en ce moment sur l’idéal qu’ont eu les hommes et femmes de ces trois derniers siècles. Et que nous ne faisons rien contre tout ça, ou telle­ment peu que ça revient au même
Oui, ça fait un peu « je suis pour la paix dans le monde » mais c’est un vrai sujet pour moi. Désolé d’avoir cassé l’am­biance après la ques­tion blogueuses mode, mais c’est toi qui a choisi les ques­tions après tout.

Quel est l’objet le plus proche de toi à ta gauche, là tout de suite ?
Ma femme, mais je refuse que tu la quali­fies d’objet. Atten­tion ça peut fâcher.

Tu crois que tu pour­rais t’en servir pour te défendre en cas d’agres­sion ?
Ça ne se fait pas quand même…

Tu peux me dessi­ner un mouton ?
Oui. De là à ce que tu recon­naisses le mouton sur le dessin, c’est une autre histoire.

Mais qui a lancé cette chaîne ?
De mon point de vue, c’est toi.
C’est loin d’être impos­sible d’ailleurs vu que ça tourne en rond et que tu l’as renvoyé à des gens qui l’ont déjà eu en mars.

Et pourquoi 11 ques­tions ?
Vrai que ça fait long. 110 ça aurait vrai­ment fait trop ceci dit.

Relan­ce…

C’est quand même là que je vais arrê­ter de jouer réglo. Je ne relan­ce­rai pas la chaîne comme ça. Même si personne n’est obligé de jouer, ce ne serait pas moi. Et pour­tant j’ai­me­rai bien savoir vos petits secrets moi aussi, mais je doute que vous osiez le faire plus que moi.

Alors on va jouer autre­ment : Si vous vous sentez de faire plai­sir à Laurence ou moi et de conti­nuer la chaine, qui que vous soyez, glis­sez-moi un email ou un commen­taire. Je vous envoie alors les 11 ques­tions (trop facile de déci­der après avoir vu les ques­tions).

Et comme je suis faux-jeton, je vais quand même citer Corinne, Morgane, Delphine, Marie, Noëlie, Sara, Lucile, Agnès et Lia. Si vous recon­nais­sez votre prénom vous savez très bien que c’est de vous que je parle, sisi. Le piège c’est que si vous ne lais­sez juste­ment pas d’email ou de commen­taire, je risque de croire que vous ne me lisez pas ou pire : que vous me snob­bez. Ça ne serait vrai­ment pas très déli­cat de votre part, vous en convien­drez.

Comme je suis encore plus faux-jeton, Laurence et Anne-so, je vais vous renvoyer la balle aussi. Comme vous aurez déjà joué une fois, il suffira de répondre aux 11 ques­tions supplé­men­taires. Laurence, il fallait mieux préci­ser tes règles.

Ça fait 11 personnes citées mais comme il est évident que certaines vont faire semblant de ne pas lire ou de ne pas se sentir concer­nées, les autres ont le droit de jouer aussi.

Et si vous ne connais­sez pas encore Laurence, c’est une honte qu’il vous faut répa­rer au plus vite.


4 réponses à “Chaîne pas qu’on se moque de ma quin­caille­rie – Merci Laurence”

  1. « J’entends très bien mais je suis incapable de séparer les sons. Dès qu’il y a plusieurs personnes qui parlent ou un bruit de fond, tout devient une soupe informe pour moi. »

    Je réagis là dessus car je souffre du même problème ! Et ça me gène aussi pour m’exprimer… Du coup j’évite au maximum les lieux bruyants en général…

    As-tu déjà fait des recherches sur cette pathologie ?
    Sais-tu si ça porte un nom ?

    • Non, aucune idée, et difficile d’aller étayer quelque chose qui est au niveau de l’analyse et pas de l’ouïe

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