Ce n’est pas de la propriété


Le droit d’au­teur n’est pas un droit de propriété. Il n’est même pas appa­renté au droit de propriété : il s’y oppose et seul le terme employé s’en approche. Il ne s’agit pas là d’opi­nion mais bien de la façon dont est pensé le mono­pole d’ex­ploi­ta­tion de l’au­teur.

Petits éclai­rages à lire et relire :

L’oeuvre n’ap­par­tient pas à son auteur. Ce n’est pas le cas et ça n’a jamais été le cas. L’oeuvre elle-même n’ap­par­tient à personne, ou à tout le monde, c’est suivant. Sa maté­ria­li­sa­tion, elle, appar­tient à celui qui en a la posses­sion, comme tout autre objet.

L’au­teur n’a qu’un mono­pole d’ex­ploi­ta­tion et un droit de regard sur son deve­nir, certai­ne­ment pas la propriété. Et un mono­pole qui rogne sur le droit de propriété (ou l’ab­sence de), c’est bien natu­rel qu’il soit limité en temps et en éten­due. C’est bien natu­rel aussi que les limi­ta­tions de ce mono­pole dépendent d’un équi­libre au niveau de la collec­ti­vité, pas unique­ment des inté­rêts ou des désirs de l’au­teur.


2 réponses à “Ce n’est pas de la propriété”

  1. Il faut blâmer Diderot ;)
    Dans son texte il fait l’apologie de la propriété pour les œuvres. C’était dans un contexte particulier où beaucoup de gens ne possédaient pas de terres, où le droit était parfait soumis au bon vouloir du roi et où ceux qui avaient le pouvoir sur les œuvres étaient les libraires qui étaient aussi imprimeurs. Le texte ne fait que 60 pages et est passionnant à lire.

    Lettre sur le commerce de la librairie

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