Le vélo quand il faut froid

Si les enfants font du vélo pour aller à l’école l’hi­ver en Scan­di­na­vie, c’est que le problème est dans nos têtes.

C’est diffi­cile à croire tant qu’on n’a pas passé le cap mais la diffi­culté prin­ci­pale quand il fait froid, c’est la volonté de sortir. Une fois le choix fait, le froid ne pose pas vrai­ment de problème.

La réalité c’est que, en France, l’hi­ver (froid) est proba­ble­ment plus agréable pour du vélo que l’été (chaleur) ou l’au­tomne (pluie).

Sous les 10 à 15°C

Les tempé­ra­tures varient suivant vos sensi­bi­li­tés. Moi je suis assez frileux.

Sous les 10° je m’ha­bille norma­le­ment, blou­son inclus. J’ajoute juste un sous-casque fin contre le vent. Si vous avez un casque urbain sans ouver­ture peut-être que le sous-casque est même inutile, d’au­tant plus si vous avez une visière qui bloque le courant d’air froid.

Le vrai problème ce sont les mains, et l’as­tuce c’est d’ajou­ter des manchons au vélo plutôt que de mettre des gants. S’en passer serait une erreur.

Sous les 0 à 5°C

Là ça caille si on ne s’ha­bille pas.

Pour les mains j’ajoute de fins sous-gants de soie (existe aussi en laine méri­nos). L’idée du sous-gant est que ça reste fin sans handi­ca­per la dexté­rité. Ça suffit pour sortir les mains des manchons quelques instants pour indiquer une direc­tion, ou le temps que les manchons se réchauffent.

Pour la tête j’ajoute un vrai bonnet fin (en plus du sous-casque éven­tuel qui bloque le courant d’air qui sinon passe­rait à travers le bonnet). L’idée c’est d’avoir un bonnet qui épouse bien la tête pour passer sous le casque, donc sans espace vide au-dessus du crâne et sans revers sur le bas du bonnet.

J’ajoute enfin un legging méri­nos fait pour la rando sous le jean qui n’est pas fait pour ça, et des chaus­settes meri­nos trou­vées à Carre­four en lieu et place du coton. Ces dernières ne semblent plus être en vente et c’est dommage parce que ça faisait très chaus­settes de ville, mais sinon il y a plein de modèles plus sport à Decath­lon.

Norma­le­ment ça suffit mais comme je suis un frileux et que je mets le même pull qu’en inter­sai­son, je troque aussi le t-shirt coton par un t-shirt meri­nos de rando.

Je suis frileux et ça tient tranquille les –5°C d’aujourd’­hui.

J’ai pris de la laine méri­nos pour le confort mais on doit pouvoir divi­ser le prix par deux en prenant de la laine clas­sique ou polaire.

Contre le vent

Dès qu’on approche les 5°C, le vent peut mordre le visage. Là, si besoin et unique­ment si besoin, on peut ajou­ter un masque sur la partie basse du visage, ou mettre une cagoule fine à la place du sous-casque.

Comments

2 réponses à “Le vélo quand il faut froid”

  1. Avatar de 5-1
    5-1

    Si jamais vous cherchez d’autres chaussettes en laine plutôt ville, vous pouvez regarder ce que propose Missègle (en direct pour du mérinos, mais ils fabriquent aussi pour Loom ou le Tshirt Propre et je trouve que des laines moins douces que le mérinos vont bien pour des chaussettes).
    Dans les fabricants Français, il y a aussi Royalties Paris (modèles chauds mais dans un style moins formel) que je recommande, et il y a pas mal d’autres marques que je n’ai pas testées. Et en moins local, Mes Chaussettes Rouges ont du choix, dans un style habillé.

    Et en Tshirts en laine mérinos, j’aime bien ceux de la maison Lamahieu, qui sont longs et donc restent bien dans le pantalon même à vélo (pour mon mètre 80 en XL). Un autre gros avantage de la laine sur le coton si on transpire facilement est qu’elle sèche beaucoup plus vite donc pour des trajets courts ou se changer à l’arrivée est un peu lourd, c’est parfait.

    1. Avatar de Éric
      Éric

      Oui, plus on s’habille chaud, plus il faut éviter le coton en première couche pour ne pas se retrouver trempé une fois qu’on aura chauffé.

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