Petite réjouis­sance. Mardi 5 décembre 2023

Je me suis acheté un vélo hors de prix il y a main­te­nant deux ans.

Si j’ex­clus les vélos d’en­fant, mon seul autre vélo a été un VTC BTwin moyen de gamme acheté il y a main­te­nant presque 20 ans. Achat utili­taire pour un voyage autour de la Loire, je n’ai jamais eu d’ac­croche avec, au contraire.

Là c’était mon premier vrai vélo plai­sir. J’ai mis des mois ou plus à me déci­der, à trou­ver ce que je voulais, et à le trou­ver sur le marché en pleine crise covid.

Me payer un vélo à ce prix là n’al­lait pas de soi pour moi, mais le super haut de gamme était un peu la condi­tion pour que je trans­forme mes trajets sans y aller en contrainte morale pénible. C’était aussi le retour à des trajets domi­cile-travail et je ne voulais pas qu’ils soient vécus néga­ti­ve­ment.

Le prix restait un peu un excès dont je n’étais pas si fier. Aujourd’­hui j’ai un poids qui part : J’ai remboursé mon vélo en évitant 70 € de trans­port en commun chaque mois pendant 25 mois. Aujourd’­hui je peux dire qu’au final il ne m’a rien coûté et que c’était raison­nable. Si vous me connais­sez vous savez à quel point c’est un critère fort pour moi.

Peut-être que ça aurait aussi fonc­tionné avec un vélo deux fois moins cher. Peut-être aussi que je n’au­rais pas eu la même affi­nité et que je ne l’au­rais pas sorti aussi faci­le­ment.

Au-delà de la ques­tion finan­cière c’est aussi ça le vrai retour : Je ne prends plus que le vélo. C’est un confort par rapport à la voiture mais aussi par rapport aux trans­ports en commun, et ça qu’il pleuve ou qu’il vente. C’est au point où je me demande comment je faisais avant.

Ma seule complainte, j’en ai toujours, c’est mon manque d’au­to­no­mie pour son entre­tien. Ca vien­dra.


Publié

dans

,

par

Étiquettes :

Commentaires

2 réponses à “Petite réjouis­sance. Mardi 5 décembre 2023”

  1. Avatar de Pierre

    Merci pour ce retour !

    > C’est un confort par rapport à la voiture mais aussi par rapport aux trans­ports en commun, et ça qu’il pleuve ou qu’il vente.

    Tu peux détailler ? En général, quand il pleut, je préfère largement prendre le bus ou le métro plutôt que d’être trempé et de risquer la chute ou de me faire renverser.

    Et j’habite dans un pays où il ne fait pas froid l’hiver, j’ai l’impression que faire du vélo en hiver en France, c’est quand-même un peu une torture pour le corps, non ?

    1. Avatar de Éric
      Éric

      En fait je prenais deja la voiture aussi peu que possible. Ça n’a jamais été un plaisir pour moi. Ça demande de l’attention et c’est compliqué pour trouver des places.

      Je prenais deja beaucoup les transports en commun (de préférence les ferrés, quitte à ce que ce soit plus long, parce que j’ai une fréquence sur laquelle je peux compter, très rarement le bus si je peux éviter).

      Et oui, j’ai une vraie liberté par rapport aux transports en commun (pourtant denses là où je suis).

      Le froid ne me gène pas. Il suffit de s’habiller. J’ai mis un hiver avant de trouver de quoi ne pas me geler les doigts mais maintenant je n’y pense même plus. On s’habille même moins que pour marcher (donc moins que pour les transports en commun ou pour un trajet de voiture où on risque de se garer un peu loin de la porte de la destination).

      La pluie c’est peu agréable. Là aussi, pour être honnête il suffit de s’habiller et une fois habillé ce n’est pas pire que marcher sous la pluie en parapluie. Pas pire mais pas mieux, donc pas agréable. Heureusement dans la réalité j’ai peu de jours de pluie à Lyon. Je n’ai pas l’impression que la pluie m’incite plus a rester chez moi avec le vélo qu’avec le transport en commun au final.

      Tout le monde pense pluie et hiver mais la saison difficile c’est l’été. On ne peut pas combattre le soleil et la température élevée. C’est là que c’est pénible. Heureusement je n’ai pas de raison de faire plus de 30 minutes de trajet donc c’est toujours supportable (et là aussi, j’ai appris à m’habiller correctement et les t-shirts techniques ont changé ma sensation parce que je n’arrive plus trempé même en pleine chaleur)

      S’il y a une chose qui est un vrai frein ce sont les voitures qui font n’importe quoi. Ce sont elles qui, là où je n’ai pas d’infrastructures dédiées (donc que je sors de Lyon pour passer dans les zones plus commerciales), peuvent me faire prendre la voiture au lieu du vélo.

      Bref, en général le problème ce sont les comportements sur la route de ceux qui critiquent le vélo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *