Étiquette : Rapport au corps

  • [Photo] Serrée

    La photo « Confiance » de la séance « Un nouveau pas » se trouve désor­mais sur le site dédié Rapport au corps

    Serrée (9725)Je ne me lasse jamais des portraits serrés. On me dit que la règle est de ne jamais couper le menton mais je persiste à vouloir cet effet. Ai-je tort ?


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  • [Photo] Retour­née

    La photo « Confiance » de la séance « Un nouveau pas » se trouve désor­mais sur le site dédié Rapport au corps

    Retournée (9667) Mes rendus ne ressemblent pas à ce qui sort du boitier. Je m’au­to­rise à retra­vailler mes photos comme une matière première.

    Je peux prendre une photo, corri­ger une mèche de cheveux, chan­ger tota­le­ment le cadrage et même recréer une partie de décor inexis­tante dans la photo d’ori­gine pour ajou­ter un peu d’air sur le côté. Ma seule limite est de ne pas trahir la modèle, qui elle est.

    Parfois j’ai envie de retour­ner le sens de lecture d’une photo, comme dans un miroir. Sauf à y faire atten­tion, même les proches ne remarquent géné­ra­le­ment pas ces retour­ne­ments.

    Je garde pour­tant une gêne à chaque fois que je revois ces photos. J’ai beau me dire que c’est « parce que je sais », je garde rare­ment ces images dans ma sélec­tion. Celle-ci est peut être une excep­tion.

    Parfois les tiers ressentent aussi cette même gêne une fois que je leur révèle la triche­rie, même s’ils le connais­saient pas la modèle au départ. Je trouve la ques­tion diable­ment inté­res­sante. Qu’en est-il pour vous ?

    Sans compa­rer avec une autre de la même série, sauriez-vous même dire si j’ai effec­ti­ve­ment retourné cette photo ou si j’ai bluffé pour l’exer­cice ?


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  • [Photo] Confiance

    La photo « Confiance » de la séance « Un nouveau pas » se trouve désor­mais sur le site dédié Rapport au corps

    Confiance (9688)J’ai l’im­pres­sion d’em­ployer des grands mots mais quelque part j’aime bien la rencontre et la confiance qui se pose lors des séances. On se retrouve souvent à discu­ter en se livrant un peu plus que d’or­di­naire. Même quand nous nous connais­sions avant, les sujets sont plus person­nels ensuite, plus ouverts.


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  • [Photo] Fatigues

    _DSC8065Ce n’était pas l’in­ten­tion de la photo mais elle illustre pour­tant très bien le jour.


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  • [photo] Pause et kimono

    _DSC8213Je prends rare­ment des photos pendant les pauses. Il s’agit de poser l’ap­pa­reil pour relâ­cher la tension qui vient forcé­ment quand on est observé. Les quelques photos que j’ai de ces instants font toujours ressen­tir le calme, comme ce kimono lors d’une pause thé.


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  • [Photo] La sécu­rité des portraits

    Ça fait long­temps que je ne vous avais pas parlé photo, non ? Il me reste pour­tant quelques photos de la dernière séance publiée.

    _DSC7997-Je commence toujours par des portraits. Initia­le­ment c’était un peu m’as­su­rer que j’au­rais toujours quelques clichés à montrer, même si j’échoue à toute la suite. Les portraits peuvent être communs, mais il y en a toujours au moins un qui n’est pas tota­le­ment à jeter.

    _DSC7852-Je me suis habi­tué et j’y passe de plus en plus de temps. C’est là qu’on s’ha­bi­tue à l’ap­pa­reil photo, qu’on tisse quelque chose. Il y a une discus­sion, beau­coup de ques­tions. Quelque part c’est ce qui commence à ce moment qui m’ap­porte beau­coup : On perce un peu de person­na­lité. On se rencontre. C’est proba­ble­ment ce qui fait que, pour moi, les photos que je fais ensuite n’ont pas toujours le même style ou la même approche.


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  • [Photo] Être soi

    Encore cette croix. Je trouve les chaînes parti­cu­liè­re­ment inté­res­santes.

    Nous n’en parlons géné­ra­le­ment pas lors de la prépa­ra­tion. Certains bijoux sont natu­rel­le­ment enle­vés. Ceux qui restent, souvent des chaînes, ne sont pas que des orne­ments ou des souve­nirs. À force d’être portés ils font partie de nous-même, comme un tatouage sur le notre soi. Les enle­ver semble­rait arti­fi­ciel, presque comme un dégui­se­ment.


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  • [Photo] Modèle

    On nous montre des corps stéréo­ty­pés, retou­chés, sélec­tion­nés, auxquels tout le monde veut ressem­bler et auxquels personne ne ressemble.

    Si j’en avais trouvé, proba­ble­ment que j’en aurais été mal à l’aise. À la place j’ai eu la chance de voir des gens divers, me permet­tant de casser ces stéréo­types. Tout le monde est diffé­rent, et beau en même temps.

    Ça a l’air d’une plati­tude, de celle qu’on répète tous sans forcé­ment y croire soi-même, mais en prendre conscience permet un recul profond. Merci à toutes celles qui me l’ont permis.

    Sur les photos il n’y a pas de femmes à la plas­tique idéal(isé)e. Je ne triche pas non plus à base de retouches ou en ne prenant que des posi­tions flat­teuses. Non, c’est juste que fina­le­ment, une fois confronté à l’ap­pa­reil et son absence de préju­gés, tous les corps se révèlent beaux. Tous. Simple­ment. L’idée qu’on ferait excep­tion n’a en fait aucun sens.


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  • [Photo] Accep­ter

    J’ai cher­ché à me confron­ter au corps, pour le consi­dé­rer comme normal et natu­rel. J’ai pensé que tout ça était à l’op­posé de l’éro­tisme, qu’il fallait refu­ser tout ce qui pouvait s’en rappro­cher.

    Un vête­ment sur le corps brut et d’un coup cet érotisme réap­pa­rait. Fina­le­ment ça fait aussi partie du corps, des émotions qui vont avec. Il me reste à l’in­té­grer sans qu’il ne devienne un objec­tif en lui-même, à l’ac­cep­ter quelque part dans la démarche.


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  • [Photo] Respi­rer

    Je ne veux souvent pas répondre quand on me demande quelle était mon inten­tion lors de la prise de vue. Ça serait faire croire que le sens de la photo est là. Le proces­sus est telle­ment plus complexe que ça pour moi…

    La prise de vue n’est qu’un élément de toute la chaîne qui mène à la publi­ca­tion. Cet élément est majeur par rapport à mon chemin person­nel mais mineur dans ce que j’ex­prime.

    Je m’en sers comme d’une matière première qui permet ensuite des sélec­tions, des trai­te­ments, des décou­pages. Pas plus. C’est au travers tout ce proces­sus jusqu’à la publi­ca­tion que j’ex­prime quelque chose.

    Plus qu’une inten­tion unique, la photo finale est la super­po­si­tion de mes senti­ments et de mon état d’es­prit à chaque étape, chaque jour de ce proces­sus.

    La légende c’est le dernier trait, celui qui résume cet empi­le­ment lors de la publi­ca­tion, en fonc­tion de l’état d’es­prit au dernier instant de la publi­ca­tion. C’est aussi pour ça que je ne publie pas plusieurs photos simul­ta­né­ment, ça aurait peu de sens dans la démarche.

    L’in­ten­tion lors de la prise de vue ? elle n’a aucune impor­tance une fois partie inté­grante de toute la suite.


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