Étiquette : Chemin photo

  • [Photo] Brut

    Brut (0303)Une des photos plei­ne­ment en phase avec mon texte précé­dent. Une photo brute, avec une recherche graphique mais dont le message prin­ci­pal est d’abord de montrer qui on est, sans la cara­pace et sans honte.


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  • [Photo] Respect

    Respect (0311)Il y a une histoire avec cette image. Je l’ai initia­le­ment mise dans ma sélec­tion. Elle n’a rien d’ex­cep­tion­nel en soi mais j’ai­mais bien les tons et les ombres.

    En collec­tant des feed­back j’ai eu des moues silen­cieuses à cause du contenu. À d’autres je me suis retrouvé à justi­fier d’avoir pris ce cliché, alors qu’on ne me le demande jamais sur une épaule ou une hanche nue.

    J’ai fini par inté­grer cette dimen­sion, par me dire que la photo était inap­pro­priée en ce qu’elle montre le pubis et qu’elle n’est pas assez moti­vée pour ça, puis par la reti­rer de moi-même de la sélec­tion.

    Cette semaine je me suis réveillé et je suis furieux contre moi-même, furieux d’avoir fait cette erreur.

    L’image n’a rien d’ir­res­pec­tueux ou de sulfu­reux. La modèle ne m’a d’ailleurs remonté aucune gêne en ce sens. J’ai simple­ment cédé au dictat qui veut que le corps ou certaines parties du corps ne doivent pas être montrées, qu’elles doivent être inter­dites ou honteuses.

    Je suis furieux parce que j’ai amorcé ce projet pour parcou­rir exac­te­ment le chemin opposé, pour décons­truire la honte, l’in­ter­dit et la distance avec le corps. Le dictat social d’au­trui a repris le dessus sans que je ne m’en rende compte.

    Je montre des corps, parfois sur des plans serrés. Je n’en ai pas honte et, si je ne cherche pas à expo­ser, je ne souhaite surtout pas cacher ou sous-entendre. Il s’agit d’ac­cep­ter que nous avons tous un corps, l’autre comme moi-même, et de rompre l’in­ter­dit ou la honte qui vont avec.

    Tabou (0283)Cette vue n’est et ne devrait pas être plus honteuse ou plus diffi­cile qu’une autre. Elle est même fina­le­ment bien plus neutre que la fémi­nine d’il y a quelques jours. Qu’est-ce qui choque tant pour qu’on souhaite ne pas la voir ?

    Même après cette mise au point, j’hé­site à mettre sur Flickr la seconde image en noir et blanc, faute de vouloir affron­ter le regard de ceux qui ne liront pas le texte avec.


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  • [Photo] Fémi­nine

    Féminine (0317)Dans quasi­ment chaque prépa­ra­tion de séance il ressort en prio­rité un « je veux me voir fémi­nine ». Il faut se réap­pro­prier son image, son corps, et se revoir avec des yeux exté­rieurs.

    L’am­bi­guïté c’est que ces images de nous qui nous rassurent et qui nous permettent de nous redé­cou­vrir sont aussi celles qui flattent les stéréo­types et les dictats clas­siques de genre. Comment s’en sortir ?


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  • [Photo] Sans costume

    Sans costume (9938)À quoi ressemble un super-héros sans sa cape ? La cara­pace de vête­ments qu’on porte tous les jours masque bien plus qui nous sommes que n’im­porte quelle mise en scène photo­gra­phique.


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  • [Photo] Ressenti

    Ressenti (9853)Je suis bien à mal de répondre parfois quand on me demande ce que j’ai voulu expri­mer. Cette image en est un très bon exemple.

    J’aime vrai­ment. Je suis inca­pable de dire ce que ça évoque, je n’ai proba­ble­ment pas encore assez conscience de mes propres ressen­tis pour ça. Je suis par contre convaincu que c’est une de mes préfé­rées jusqu’à présent.

    Quelque part ça me suffit. Je suis juste gêné quand on me demande d’ex­pliquer, comme si tout devait être étudié, pensé, motivé.


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  • [Photo] Hori­zon

    Horizon (9796)

    C’est assez contra­dic­toire. D’un côté je cherche à captu­rer quelque chose de propre à la modèle ou à l’am­biance lors de la prise de vue. Lors des allers-retours, l’avis de la personne compte beau­coup pour moi, et elle le fait en fonc­tion de sa propre image et de son propre ressenti.

    En même temps je conti­nue à choi­sir les photos que je publie en fonc­tion de mon état d’es­prit au moment de la publi­ca­tion. Il m’ar­rive même fréquem­ment d’en modi­fier le trai­te­ment lors de cette étape, quitte à en chan­ger signi­fi­ca­ti­ve­ment la lecture.

    Ce ne sont plus les photos de la modèle, et pas non plus tota­le­ment les miennes. Il y a proba­ble­ment un peu des deux, à des niveaux divers suivant les images, comme un mélange de couleurs à partir duquel qu’il serait vain de tenter de retrou­ver les diffé­rentes compo­santes d’ori­gine.


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  • [Photo] Person­nel

    Les photos « Marque person­nelle » et « Objet person­nel » de la séance « Un nouveau pas » se trouve désor­mais sur le site dédié Rapport au corps

    Marque personnelle (0048) Objet personnel (9830)Impos­sible de manquer un penden­tif que la modèle ne retire pas d’elle-même. La photo prend immé­dia­te­ment un tour parti­cu­liè­re­ment person­nel. Il en va de même des tatouages et cica­trices.

    Même sans marques person­nelles, la gorge et les mains ont une conno­ta­tion parti­cu­lière. Même les yeux et les portraits serrés ne donnent pas ce ressenti. On montre à tout le monde un portrait, même très joli et très expres­sif il peut être passe-partout, anonyme. Les poignets et les mains appar­tiennent à quelqu’un.


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  • [Photo] Confiance

    La photo « Confiance » de la séance « Un nouveau pas » se trouve désor­mais sur le site dédié Rapport au corps

    Confiance (9688)J’ai l’im­pres­sion d’em­ployer des grands mots mais quelque part j’aime bien la rencontre et la confiance qui se pose lors des séances. On se retrouve souvent à discu­ter en se livrant un peu plus que d’or­di­naire. Même quand nous nous connais­sions avant, les sujets sont plus person­nels ensuite, plus ouverts.


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  • [Photo] Être soi

    Encore cette croix. Je trouve les chaînes parti­cu­liè­re­ment inté­res­santes.

    Nous n’en parlons géné­ra­le­ment pas lors de la prépa­ra­tion. Certains bijoux sont natu­rel­le­ment enle­vés. Ceux qui restent, souvent des chaînes, ne sont pas que des orne­ments ou des souve­nirs. À force d’être portés ils font partie de nous-même, comme un tatouage sur le notre soi. Les enle­ver semble­rait arti­fi­ciel, presque comme un dégui­se­ment.


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  • [Photo] Modèle

    On nous montre des corps stéréo­ty­pés, retou­chés, sélec­tion­nés, auxquels tout le monde veut ressem­bler et auxquels personne ne ressemble.

    Si j’en avais trouvé, proba­ble­ment que j’en aurais été mal à l’aise. À la place j’ai eu la chance de voir des gens divers, me permet­tant de casser ces stéréo­types. Tout le monde est diffé­rent, et beau en même temps.

    Ça a l’air d’une plati­tude, de celle qu’on répète tous sans forcé­ment y croire soi-même, mais en prendre conscience permet un recul profond. Merci à toutes celles qui me l’ont permis.

    Sur les photos il n’y a pas de femmes à la plas­tique idéal(isé)e. Je ne triche pas non plus à base de retouches ou en ne prenant que des posi­tions flat­teuses. Non, c’est juste que fina­le­ment, une fois confronté à l’ap­pa­reil et son absence de préju­gés, tous les corps se révèlent beaux. Tous. Simple­ment. L’idée qu’on ferait excep­tion n’a en fait aucun sens.


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