Punir, une passion contem­po­raine


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L’au­teur souligne égale­ment le phéno­mène de l’ag­gra­va­tion des sanc­tions. il est le résul­tat selon lui de l’ins­tau­ra­tion des peines plan­chers, du déve­lop­pe­ment du juge­ment en compa­ru­tion immé­diate, des pres­sions de l’opi­nion et du pouvoir sur les magis­trats qui se protègent en prononçant plus souvent des peines d’em­pri­son­ne­ment et en main­te­nant plus de déten­tions provi­soires. Et il rappelle que cela n’est en rien propre à la France mais présent dans de nombreux pays. Quand bien même la popu­la­tion pénale dimi­nue dans d’autres.

Mais comme cela abou­tit à une explo­sion de la popu­la­tion pénale, Didier Fassin écrit que la solu­tion est devenu le problème. Autre­ment dit, alors que la sanc­tion doit être la solu­tion au problème de la trans­gres­sion d’une règle, la sanc­tion devient elle aussi un problème. A cause du nombre d’in­di­vi­dus mis à l’écart, du coût écono­mique et humain induit, de la produc­tion ou la repro­duc­tion d’iné­ga­li­tés, de l’in­sé­cu­rité géné­rée, le châti­ment appa­raît de plus en plus comme ce qui menace la société plus qu’il la protège.

— Paroles de juge, Le blog de Michel Huyette

Rien de neuf, mais c’est toujours inté­res­sant de réflé­chir. Quelqu’un a-t-il eu l’oc­ca­sion de lire ce livre parti­cu­lier ?

Je ne saurais trop conseiller de mon côté l’ul­tra clas­sique Surveiller et punir de Michel Foucault. Je sais, ça manque d’images, mais ça fait bien réflé­chir sur le rôle de la prison dans la justice, et les dérives qui ne manquent pas de surve­nir.


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