Catégorie : Jeux

  • Petite décou­verte du 14 avril 2023

    Je me suis remis à faire deux parties d’échecs. Je n’avais quasi­ment plus joué depuis… 20 ou 25 ans.

    J’avais un style de jeu très prudent et très défen­sif à l’époque. J’avançais pas à pas en défen­dant chaque avan­cée plusieurs fois. Ça permet de gagner contre les joueurs moins expé­ri­menté que moi mais les plus expé­ri­men­tés que moi avaient le champ libre et me lais­saient très peu de chances.

    Je me retrouve aujourd’­hui avec un style de jeu très agres­sif, à lais­ser des pièces sans défense et même des pièces en prise pour pouvoir attaquer en face.

    Ce n’est ni mieux, ni moins bien, juste diffé­rent. Très diffé­rent et ça m’in­ter­roge sur moi-même.

    J’ai l’im­pres­sion d’être formaté depuis par ma vie profes­sion­nelle, qui m’a beau­coup appris à aller de l’avant et à tenter de créer des situa­tions plutôt que rester en arrière en espé­rant qu’elles arrivent d’elles-mêmes.

  • Not Alone

    Je recom­mande chau­de­ment Not Alone. Il m’a été offert par une amie et ne quitte plus mon podium depuis.

    2 à 7 joueurs. Souvent les jeux sont plus portés sur un faible nombre ou un grand nombre. Là il est excellent sans discon­ti­nuer sur toute l’éten­due et super pratique parce que ça passe partout. Je le trouve moins sympa à 2 joueurs parce qu’on perd en inter­ac­tions mais ça reste une vraie possi­bi­lité et pas un mode dégradé comme dans trop de jeux.

    tous contre un. C’est un équi­libre parfait entre le coopé­ra­tif (sur la table on a 2 à 6 joueurs en coopé­ra­tifs entre eux) et le fait d’avoir un vrai adver­saire humain. Ça permet aussi d’in­té­grer faci­le­ment des débu­tants à une table qui connait déjà le jeu vu que les coopé­rants peuvent parler libre­ment pour s’ex­pliquer la stra­té­gie et les enjeux du tour.

    program­ma­tion + bluff, mais limité en calcu­la­toire. La main de celui qui joue seul permet une dose d’aléa qui suffit à réunir sur la même table à la fois ceux qui aiment calcu­ler, réflé­chir ou faire des combo, et ceux qui jouent plus dans le fun de l’ins­tant. C’est un des seuls que je connais qui réus­sisse ça.

    simple à apprendre et à jouer. Il y a un peu à expliquer au début mais la méca­nique est simple et les cartes qui décrivent les phases de jeu suffisent. En réalité il suffit de choi­sir une carte parmi la poignée qu’on a en main, seules 10 diffé­rentes existent et ce qu’elles font est écrit dessus en 2 lignes. Comme c’est du coopé­ra­tif, on peut même expliquer le jeu en jouant sans lui faire perdre son inté­rêt.

    durée un peu longue mais limi­tée. La partie peut tirer jusqu’à 30 minutes, 45 quand on est beau­coup et que ça met du temps à jouer, mais le pion avance chaque tour donc ça ne peut pas s’éter­ni­ser dans une partie à rallonge.

    petite boite avec espace de jeu fixe. L’es­pace de jeu néces­site la place d’un carré de 5×5 cartes à jouer plus un petit espace devant chacun mais ça se joue sur une table basse à l’apéro sans trop de diffi­cul­tés.

    Une quin­zaine d’eu­ros d’oc­ca­sion, vingt à vingt-cinq neuf, ce serait dommage de se priver. Par contre je n’ai pas testé les exten­sions.