Catégorie : Histoire

  • C’était mieux avant, ou pas

    J’ai une vision assez noire du monde, assez pessi­miste du futur, mais je ne comprends pas l’idéa­li­sa­tion du passé.

    Non, ça n’était pas mieux avant, peu importe le avant qu’on choi­sit.

    Ce n’était mieux ni sur les condi­tions de vie, ni sur les liber­tés, ni sur la santé, ni sur le travail, ni sur la pauvreté, ni sur les domi­na­tions, ni sur la justice, ni sur l’es­pé­rance de vie, ni sur les violences ou la crimi­na­lité, ni sur le confort, ni sur l’ali­men­ta­tion, ni… sur rien en fait.

    La télé­vi­sion et la litté­ra­ture nous abreuvent d’images qui sont celles d’une mino­rité de domi­nants de chaque époque, oubliant que la masse n’avait pas ces condi­tions de vie et que même cette mino­rité n’avait pas plein de choses qui sont une évidence pour nous.

    Soyons critiques sur le présent, précau­tion­neux sur l’ave­nir, mais n’idéa­li­sons pas le passé.

  • Alors les Français cesse­ront de chan­ter ce refrain terrible

    Enfants, que l’Hon­neur, la Patrie
    Fassent l’objet de tous nos vœux !
    Ayons toujours l’âme nour­rie
    Des feux qu’ils inspirent tous deux !
    Soyons unis ! Tout est possible ;
    Nos vils enne­mis tombe­ront,
    Alors les Français cesse­ront
    De chan­ter ce refrain terrible.

    Quin­zième et dernier couplet de la Marseillaise

    Je ne connais­sais pas ce dernier refrain, n’ayant je pense appris que les six premiers à l’école. Je n’ar­rive pas bien à savoir à quelle date il a été ajouté et par qui mais je le trouve inté­res­sant.

    Il donne un espoir de fin, et en même temps cette même marche est sacra­li­sée comme hymne intem­po­rel, comme si l’his­toire de France se devait de faire perdu­rer son côté guer­rier et qu’on n’était pas capables de se recons­truire sur d’autres valeurs.

    Je n’ima­gine personne aujourd’­hui avec le courage poli­tique de dire que, sans nier le passer, il serait temps de cesser de chan­ter ce refrain terrible et de lier notre nation à d’autres aspi­ra­tions.