Une France qui sacri­fie sa jeunesse

Fran­che­ment le graphique est éclai­rant quand on compare avec l’Al­le­magne ou le Royaume Uni. On savait que la géné­ra­tion de 1950 était dorée, mais pas qu’elle handi­ca­pait à ce point les géné­ra­tions suivantes. Image et contenu sur un article du Monde.

4434487_6_7771_les-inegalites-entre-les-generations-en_2337ca0403ae2df266903a78594922ceNous voyons surtout la baisse des salaires nets subie par les nouveaux entrants, dont l’an­cien­neté future ne permet­tra jamais de remé­dier au choc initial. L’ex­pan­sion des niveaux de diplômes a créé une géné­ra­tion iden­ti­fiée à la classe moyenne supé­rieure, mais dont le revenu glisse sous celui des classes moyennes infé­rieures de la géné­ra­tion de ses parents. Cette nouvelle géné­ra­tion vit une tendance montante de déclas­se­ment écono­mique.

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La compa­rai­son montre aussi l’ef­fet de cica­trice au bout duquel le chômage et la préca­rité des ving­te­naires se trans­forment en bas salaires à vie, en retraites plom­bées au-delà. La société française, comme les autres socié­tés médi­ter­ra­néennes, ne se contente pas de sauver le confort des seniors d’aujourd’­hui au prix de diffi­cul­tés d’in­té­gra­tion de sa jeunesse, elle l’or­ga­nise de telle sorte que les ressources perdues à l’en­trée dans la vie adulte ne se rattrapent pas.


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