J’étais hier à une petite présentation de La Maison du Vélo à propos de voyage à vélo. Ça a tourné en discussions, ce qui était plutôt une bonne chose.
Le contenu lui-même m’a finalement peu captivé, entre ce que je connaissais, une approche bikepacking léger qui n’est pas forcément ce que je cherche, et pas mal de questions autour des courses de bikepacking.
Il reste que j’avais tout le long un sourire durable qui m’arrive très rarement.
J’ai juste des sujets complexes qui trouvent une fin ces jours-ci, et ça va me permettre de respirer un peu, ou d’en reprendre de nouveaux qui étaient en souffrance.
Au risque d’enfoncer des évidences, je me confirme aussi à moi-même que voir les personnes en face à face est essentiel pour tisser des liens et apaiser des relations. Le travail à distance ne pose aucun problème, les relations humaines c’est un peu différent. La relation en face à face permet, à ceux qui le veulent, de désescalader et avoir une empathie bien différente que par écran interposé.
Chacun a quelques trucs un peu tordu auxquels il tient. Moi c’est les ceintures avec passant intérieur.
Hein ? quoi ?
J’ai horreur des ceintures qui rebiquent au bout. Je ne prends plus depuis des années que des ceintures qui ont une boucle avec passant intérieur, c’est à dire que le bout libre passe à l’intérieursous la ceinture plutôt qu’à l’extérieur au-dessus.
Ces boucles sont assez rares. Je n’en trouve plus en magasin et même Amazon ne m’en propose que très peu. Le système n’est pas idéal non plus et a tendance à lâcher plus facilement quand la ceinture s’use.
Cette semaine j’ai trouvé une boucle à passant intérieur sur une ceinture automatique, c’est à dire dire avec un intérieur cranté plutôt qu’avec des perforations.
C’est encore récent, peut-être que ça va se détériorer vite, mais pour l’instant c’est le bonheur. C’est discret, pas trop gros, super pratique à fermer et réglable à loisir au lieu d’être limité à un cran trop serré et un autre trop large.
Je mets souvent des semaines à publier les photos que je fais, parfois des mois.
J’ai eu besoin d’une pause. Des questions de santé, de boulot, de santé, de famille, de santé, et plein de petits trucs ont fait durer cette pause pendant maintenant huit mois.
Je reprends peu à peu, ne sachant pas s’il est temps d’oser de nouveau ou si c’est encore trop tôt.
Je sais juste que j’ai une modèle qui attend la publication de notre rencontre depuis août. Patiemment, sans pression, avec bienveillance.
Je rencontre des personnes exceptionnelles. Merci.
Je ne sais pas ce que deviendront ces rendez-vous physiques dans le nouveau monde où tant de personnes semblent préférer le télétravail. SudWeb a fermé ses portes un moment. ParisWeb aurait très bien pu le faire et l’équation semble difficile.
Je suis heureux de retrouver de nouveau, au moins cette fois, la bande d’amis et de connaissances qui partagent quelques unes de mes valeurs. Ça reste des moments de repos même si, forcément, le nombre de personnes fait que ça me demande une énergie monstre.
J’ai mis longtemps avant d’oser ne pas savoir, encore plus avant d’oser demander de l’aide.
Ce n’est pas qu’une fierté, c’est l’apprentissage de tout un système scolaire basé sur l’évaluation complété par de longues années de hiérarchie professionnelle toxique.
Aujourd’hui je me vois demander de l’aide, dire que je fais des erreurs, dire que je ne sais pas, et finalement tout faire mieux parce que j’ai le conseil et l’appui des personnes autour de moi.
La semaine est difficile professionnellement, bien chargée de cas complexes à gérer.
Et pourtant, je ne ramène rien en tête une fois que j’arrête le soir. Ça n’empêche pas les jours ou les week-end avec la tête pleine mais ce n’est pas tous les jours.
C’est un peu neuf pour moi depuis quelques années et ça fait du bien.
Ça fait désormais 5 à 6 ans que je télétravaille, d’abord à plein temps puis partiellement. C’est un confort sur lequel il me serait difficile de revenir entièrement.
Je me pose parfois peu, parfois beaucoup. J’ai surtout du calme, moins besoin de me surveiller, moins d’impression de comptes à rendre. Bref, ça m’apaise bien plus en situation de stress ou de maladie.