De l’éducation publique vers l’éducation privée

Les université sont en faillite. Les étudiants peinent à trouver des places dans leur filière de choix, voire à trouver des places tout court.

En parallèle les filières privées fleurissent, sans réel contrôle sur la formation, et on tourne au drame quand elles mettent la clé sous la porte en milieu d’année pour mauvaise gestion.

Le contexte est connu mais ce billet de Julien Gossa éclaire un peu ce qu’il se passe.

Du côté de l’enseignement supérieur privé lucratif, les inspecteurs IGAS-IGESR continuent de montrer, avec l’OFCE, l’Assemblée Nationale et le Sénat, l’existence d’une martingale de ressources publiques, pouvant aller jusqu’à 90 % des ressources des écoles. Ce généreux financement, distribué sans cahier des charges ni contrôle, a contribué à une croissance insoutenable du secteur, qui est maintenant au bord de l’explosion.

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Évolution des effectifs de l’enseignement supérieur privé et public depuis 2010. On y voit, en 13 and, une augmentation de 14% pour le privé mais de 76% pour le public. Le décalage se situe vers 2016

Le billet est à lire, mais on est juste en train de gâcher des générations, tuer l’enseignement public de qualité, pour faire vivre un privé sous subventions. Non seulement c’est désastreux pour les étudiants et l’égalité des chances, mais c’est aussi peu probable que ce soit moins cher pour la collectivité si on continue sur cette voie.

Le décroché semble commencer en 2015-2016. Emmanuel Macron est aux manettes du budget puis de la présidence depuis août 2014. Comptez le temps que sa politique se mette en place et fasse effet, et vous tirerez les conclusions que vous voulez sur la corrélation.