Oh, les DRM sont un gros problème, mais pas uniquement eux. Kindle a un format propriétaire, qu’il change à sa guise, peut rendre incompatible à volonté.

Le fait qu’un projet tiers fasse un outil de conversion (qui perd souvent des informations quand la source n’est pas parfaitement codée) est loin d’être équivalent à un format et une architecture ouverte.

Un autre exemple est sur les annotations. Là aussi il existe depuis peu un outil pour extraire les informations du Kindle, mais on perd des informations (en fait on ne récupère que le texte, sans même le lier au bon passage dans le livre) et rien ne permet d’affirmer que demain Amazon ne changera pas ses formats ou ne chiffrera pas ces fichiers.

C’est bien le modèle qui est celui qu’un pré fermé avec des gardiens autour. Tu peux profiter d’un trou dans la cloture ou d’un gardien qui dort, mais ça restera un pré fermé. Si demain le gardien se réveille ou que la cloture est réparée, tu n’as plus rien.

Je veux une indépendance entre les outils, les distributeurs, les contenus, et les éditeurs. Il peut y avoir des intervenants qui couvrent toute la chaîne et proposent des solutions intégrées, mais ça n’oblige pas à fermer les portes pour autant.