Bartender

Je ne vous ai pas parlé de Bartender ? Ce logiciel a sauvé ma vie. Bon, pas vraiment, mais il a bien simplifié par mal de choses sur mon Mac.

En ce moment j’ai quand même 15 items différents à droite de ma barre de menu. Certains ne sont lancés qu’au besoin. Parfois j’en ai plus, parfois j’en ai moins, mais en général ceux qui sont là ont une bonne raison d’y être.

Il suffit qu’une application comme Firefox ait pas mal de menus pour que telle ou telle icône se retrouve masquée. Loi de Murphy oblige, c’était toujours celle qui me permettait d’avoir des notifications importantes qui se retrouvait hors de la vue. Je me retrouvais trop souvent à basculer vers une application comportant peu de menus uniquement pour pouvoir accéder à certaines icônes.

Bartender répond à ça. Je décide des quelques rares icônes que je laisse visible en permanence. Les autres sont masquées derrière un sous menu. C’est bête comme chou mais juste indispensable.

Encore mieux, je suis capable de dire « masque l’icône de Dropbox par défaut mais montre là si quelque chose a changé depuis moins de 10 minutes ». Du coup je vois les notifications mais elle n’encombre pas les menus le reste du temps.

C’est payant, moins de 15 €, autant dire pas grand chose vu le confort gagné. Il y a une version d’essai et de de jolies animations sur le site de l’éditeur si vous voulez voir comment ça fonctionne.

Trois écrans

Je regarde encore principalement l’écran du portable même quand les autres sont branchés mais, après plusieurs mois, je valide la configuration à trois écrans.

Un 24″ en portrait sur le côté et un 24″ en paysage au dessus de l’écran du portable

À gauche j’ai ce qui est annexe. Ça peut être une vidéo, un réseau social, une discussion asynchrone ou quelque chose que je surveille, comme le Mattermost du boulot. Exceptionnellement j’y affiche un document A4 pour en prévisualiser l’apparence générale.

Le principal se passe sur un des deux écrans paysage. C’est étonnant parce que finalement je n’utilise pas toute largeur de l’écran. Rationnellement tout ce que je fais ou presque serait mieux avec plus de hauteur disponible. Je ne m’explique pas la contradiction mais passer l’écran principal en portrait a été un échec à chaque essai.

Sur ces deux écrans en paysage j’ai ce qui est en cours. Généralement un pour le travail (rédaction, code) et l’autre pour le contexte (documentation, discussion, tests, etc.). Ça a l’air organisé comme ça mais j’ai plein de fenêtres et je les déplace fréquemment entre les deux écrans en fonction de ce sur quoi je me concentre… et je ne les replace pas forcément sur le premier écran quand je me reconcentre dessus. Au final les fenêtres en arrière plan sont à peu près n’importe où.

Le second truc qui me gêne c’est que je continue à utiliser l’écran du portable comme écran principal la plupart du temps. Il est plus petit, il m’oblige à baisser un peu la tête pour être à l’aise, mais je reviens souvent dessus quand je n’y fais pas attention. J’imagine que c’est qu’il est plus flatteur en terme de luminosité et de définition mais l’habitude ne change pas malgré mes tentatives d’en baisser artificiellement la luminosité pour que celui du dessus soit plus attirant.

Dernière chose à laquelle je ne m’attendais pas : J’ai beau avoir un clavier et un trackpad externes à bonne hauteur au dessus de mes genoux sur une tiroir ouvert, je continue à utiliser le clavier et le trackpad du portable. Je peux me forcer à faire autrement, je reviens sur le portable si mes mains quittent à un moment le clavier. Je n’essaye même plus.

Au final ça fonctionne. Deux écrans c’est confortable, le troisième me permet d’avoir quelque chose à côté sans avoir à prendre la place sur les deux premiers. Ma vrai difficulté c’est dès qu’une application se met en plein écran. Certaines fenêtres restent derrière et deviennent inaccessibles alors que moi je continue de travailler sur les autres écrans. J’adorerais qu’elles se déplacent seules sur les autres écrans, un peu comme si je débranchais celui qui est occupé.

Et vous ? Vous utilisez quoi ?

Je ne sais pas encore

J’ai des hauts et des bas. Ça n’allait pas, ras le bol assez global.

J’ai fini par désactiver le compte Twitter public. Trop pénible, plus de frustrations et de tensions que de positif, ça m’apporte peut-être plus de mal que de bien.

Il parait que j’ai un mois pour décider ce que j’en fais avant qu’il ne soit supprimé. Je ne sais pas encore. Probablement finirai-je par le rouvrir, parce que j’ai aussi besoin de lâcher quelque part ce que j’ai en tête, d’interagir avec des gens.

Peut-être pas. Peut-être que le compte privé suffira. Quelques amis m’y ont rejoint. Je regrette de ne pas pouvoir répondre aux autres, de ne pouvoir parler qu’avec ceux qui ont préalablement choisi de s’abonner, qui ont su qu’il fallait le faire.

Bref. Oui, le compte Twitter public n’est plus, pour l’instant. Non ce n’est les modérateurs Twitter qui ont eu la main lourde. Si besoin vous savez toujours où me joindre.

À 130 € du seuil de pauvreté

Seuil de pauvreté 1 015 €
SMIC 1.148,96 € net

J’entends qu’il n’est pas normal que les gens ne faisant rien touchent autant que les travailleurs.

Ce qui n’est pas normal c’est que travailler à plein temps soit à 130 € du seuil de pauvreté.

Propos repris et reformulés, trouvés sur Framapiaf

Le seuil de pauvreté c’est un niveau relatif au revenu médian (pas le salaire médian, le revenu médian du ménage divisé par les personnes composant le ménage). Il permet de chercher qui a un niveau de vie significativement en dessous du gros du reste de la population locale, et s’en retrouve en conséquence exclu de fait.

C’est un seuil arbitraire. Savoir s’il y a 5%, 10% ou 15% de la population sous ce seuil a peu de sens : Ça dépend de quel seuil on prend. Tant qu’on ne prend pas un seuil délirant (le communément admis est de 60% du revenu médian) ça permet toutefois de regarder l’évolution dans le temps, de comparer des zones géographiques, et de regarder quel type de population se retrouve concernée.


C’est le dernier point qui m’intéresse ici : Quel type de population est concerné.

Intuitivement on peut y imaginer ceux qui n’ont pas d’emploi (soit par choix soit par difficulté spécifique comme un handicap) et ceux qui ont des gens à charge.

Qu’une personne travaillant à temps plein et se gardant seul l’entièreté de ses revenus ne soit pas loin de se retrouver exclu sous ce seuil de pauvreté, ça doit faire réfléchir et c’est un problème en soi.

Ça pose des questions sur l’échelle des salaires, sur la répartition préalable entre travail et capital, sur la capacité des plus pauvres à se sortir de leur situation par leurs propres moyens. Dans tous les cas : Ça craint.


Et donc, le sens de la citation pour moi : On ne rendra pas la société plus juste en forçant les gens à travailler ou en abaissant les aides à ceux qui ne travaillent pas. On ne rend pas la situation de certains plus juste en écrasant ceux qui se trouvent en dessous.

Le jour où travailler à temps plein permettra de s’en sortir, on en reparlera. Entre temps le problème est ailleurs.

Un serveur email chiffré

J’amorce mon départ de Gmail, dans la lignée de la reprise de contrôle sur mes données. Le problème avec les emails c’est qu’on est dans un écosystème où tout est échangé en clair.

J’ai abandonné l’idée de convertir tout le monde à GPG. En fait j’ai même abandonné l’idée de m’y convertir moi-même. J’ai longtemps eu des clefs exposées sur mes profils en ligne et malgré un réseau très geek sensible à ces questions, je crois que je n’ai jamais reçu un seul email chiffré.

Bref, vous échangez les emails en clair avec l’extérieur et vous ne pourrez rien faire contre ça. Vous pouvez cependant chiffrer vos archives et tout email dès sa réception. C’est ce que font Protonmail, Tutanota et Mailden.

Mailden ce sont des versions modifiés de Postfix et Dovecot qui chiffrent et déchiffrent les emails à la volée pour vous. Le serveur a donc accès à vos clefs quand vous vous y connectez mais promet de les oublier dès que la connexion prend fin. L’avantage c’est que de votre point de vue vous avez un serveur email tout ce qu’il y a de plus classique.

Protonmail et Tutanota gèrent eux un vrai chiffrement de bout en bout. Le serveur ne voit jamais passer votre clef de déchiffrement. Seul vous pourrez lire vos email une fois qu’ils ont été chiffrés. En échange il vous faudra des applications email spécifiques ou un proxy de déchiffrement intermédiaire.

Aucun des deux modèles n’est parfait. Tutanota me tente mais ça reste assez spartiate et j’ai peur que leur approche de la recherche m’empêche d’y indexer toutes mes archives. Disons que ça sera à tester avant de s’engager.

Mailden pourrait être une option mais si c’est pour faire confiance au serveur lors de la réception des emails, lors de l’envoi des email, lors de chaque accès, et que contacts comme calendriers devront être gérés totalement en clair chez un autre hébergeur…

… Je commence à me demander si tout ça vaut le coup et si je ne devrais pas juste souscrire à la gamme complète chez Fastmail. Ce ne sera pas chiffré mais c’est un bon choix et je leur fais confiance pour ne pas exploiter mes données privées. Ce pourrait être un compromis pertinent le temps que Tutanota et les offres similaires soient un peu plus abouties.


Pourquoi pas Protonmail plutôt que Tutanota ?

Sécurité : Tutanota chiffre les contacts et le sujet des emails, pas Protonmail. Tutanota propose aussi ses applications clientes en open source, ce qui apporte un peu plus de garantie ou permet d’héberger soi-même le webmail.

Utilisation : Protonmail a la bonne idée d’offrir un proxy pour utiliser un vrai client email sur le poste fixe mais en échange l’app mobile ne saura pas faire de recherche dans le contenu des emails, ce qui me parait un défaut très sérieux.

Prix : Au delà de 5 Go, Protonmail est prohibitif. On parle de 1€ le Go par mois.

Pour mon usage, avec un gros quota et un usage mobile complet, le choix est vite fait.