HTTP2 for front-end web developers

To get websites to load in an acceptable time using HTTP1 we have developed a series of techniques; hacks really; to eke performance out of this old protocol. They are:

  • Spriting: taking multiple images, combining them into one image, and using CSS to only show part of that image in a particular place.
  • Concatenating: Taking multiple CSS or JS files and sticking them into one large file.
  • Serving assets from a cookie-less domain.
  • Sharding: creating different domains or sub-domains to host assets like images.

Avec l’arrivée de HTTP 2, ces quatre optimisations tendent à devenir inutiles, voire contre productives.

Pour les deux premières, le pipelining devient plus intelligent (donc réellement utilisable) et au besoin le serveur peut pousser les contenus sans même attendre qu’ils soient demandés par le client.

Pour les deux suivantes, le système de compression des entêtes et de multiplexage rend le retour sur investissement d’une nouvelle connexion TCP à un domaine tiers franchement contestable. Vous risquez de perdre de la performance au lieu d’en gagner.

La leçon est intéressante. Pendant quelques années les développeurs ont cherché à contourner les navigateurs, croyant pouvoir être plus smart. Le problème c’est que les navigateurs et les protocoles ont évolué entre temps pour résoudre les mêmes problèmes. Les bouts de scotch des développeurs peuvent désormais faire plus de mal que de bien. C’est toute une littérature qu’il va falloir mettre à jour.

« Aujourd’hui, le pire a atteint son paroxysme »

En 2015, Internet offre le visage d’un espace sans foi ni loi, permettant la diffusion du pire de ce que l’humanité a pu produire. Internet favorise l’expression de tous peu importe leur opinion et leur croyance. Aujourd’hui, le pire a atteint son paroxysme

[…]

En France, des mesures pour bloquer des sites internet faisant l’apologie du terrorisme ont été adoptées, et je m’en réjouis. C’est un signe fort envoyé à nos concitoyens mais aussi aux terroristes. (…) Il n’est pas envisageable qu’une publication de l’État Islamique traduite en langue française puisse être à la portée de tous

Il s’agit d’un discours de Pierre Charon (video), sénateur de Paris et ancien conseiller à l’Élysée du président précédent, au sein d’un débat sur Internet et les libertés de la presse (ça ne s’invente pas).

Suis-je le seul à avoir peur ?

Pour nos élus, au plus haut niveau, que tous puissent s’exprimer peu importe leur opinion et leur croyance est quelque chose de grave qu’il faut combattre.

Pour nos élus, au plus haut niveau, que n’importe quel citoyen puisse accéder aux éléments d’information (on parle de libertés de la presse, et indirectement de censure d’un site de presse) et à leur source, dans une langue qu’il comprend, est grave et inenvisageable.

Nous ne pouvons nous abriter derrière la liberté de la presse pour justifier notre passivité. (…) Donner aux terroristes l’accès à cette liberté, ce n’est plus défendre la liberté. C’est la confier à des fossoyeurs.

J’ai mon avis sur qui est le fossoyeur de la liberté dans ce discours. Pour eux la notion de liberté n’est qu’un paravent dont on ne doit plus s’encombrer.

La classe politique (via l’exécutif) doit être capable de décider à qui elle accepte de donner des libertés et dans quelles conditions. Au moins c’est clair.

Quand je lis ça, je suis à deux doigts de soutenir une révolution. J’ai conscience de la violence du terme et de ce qu’il implique, mais qu’un tel discours ne provoque pas un tsunami d’opposition en dit long sur le partage de telles opinions chez nos élus.

Il y a urgence. Vraiment.

Travail illégal: Bouygues voit sa défense taillée en pièces

Les ouvriers roumains sont embauchés par Elco et les polonais sont recrutés par Atlanco, boîte d’intérim au siège irlandais qui passe par des bureaux fictifs à Chypre. Cette nouvelle forme de commerce triangulaire vise à profiter des meilleurs taux d’imposition européens. Comme le notent les enquêteurs, les paiements des prestations d’Atlanco par Bouygues passent par Chypre mais sont encaissés dans une banque irlandaise à Northampton. Rappelons également que l’un des responsables d’Atlanco en France n’est autre qu’un ancien cadre Bouygues…

[…] Pour l’Urssaf et les impôts : plus de 22 millions d’euros de pertes entre 2009 et 2012. Pour les ouvriers détachés : pas de couverture sociale, pas de congés payés, un dumping social devenu une règle européenne pour ces métiers. Mais, pour Bouygues, une main-d’œuvre flexible à bas coûts.

[…]

L’amende requise pour Bouygues est de 150 000 euros, en deçà du maximum légal de 225 000 euros, qui reste de toute de façon une amende de pacotille pour le géant du BTP. […] le procureur a tenu à préciser du bout des lèvres et sans aucune explication qu’il ne demandait pas une exclusion du groupe, même temporaire, des marchés publics. Au vu de l’ampleur de la fraude et de la mise en cause de la responsabilité du groupe, cette exclusion serait la seule peine de nature à rappeler à l’ordre Bouygues et l’ensemble des multinationales du BTP.

– Mediapart

Allez comprendre pourquoi ces grandes entreprises n’hésitent pas… Moi j’ai ma petite idée. Tout ça n’est pas prêt de changer.

 

Ils interceptent nos lettres

Ils interceptent nos lettres. Par respect pour votre vie privée ils ne regardent pas le contenu même de la lettre. Par contre ils notent dans un cahier la date, l’expéditeur et le destinataire, ainsi que le poids de la lettre, sa forme, et le bureau de poste utilisé pour l’envoi. Tout ça est noté, classé, sauvegardé, officiellement pour 5 ans.

Pour être complet ils font aussi de même avec les livres que nous lisons, les journaux que nous ouvrons, la musique que nous écoutons, les programmes télévision que nous regardons, les discussions que nous avons avec nos amis, nos dossiers professionnels et nos conversations téléphoniques.

Tout ça est de plus analysé par une équipe dite « boite noire ». Elle est chargée de tout croiser et de remonter les comportements qui lui semblent les plus suspects.

On ne connait pas les critères pour être suspect, afin que personne ne sache comment les contourner. Peut-être est-ce de lire un contenu qui semble lui-même suspect selon l’opinion de l’équipe. Peut-être est-ce simplement de parler à quelqu’un qui est lui-même lié directement ou indirectement à un suspect. Peut-être est-ce exprimer une opinion positive d’un évènement qu’on est sensé juger négativement. Peut-être est-ce plus compliqué, ou plus arbitraire.

On sait juste que si nous sommes qualifiés suspects, là ils auront aussi le droit d’ouvrir les lettres, d’enregistrer le téléphone et d’écouter nos conversations. Ils auront même le droit d’enregistrer tout ce que nous écrivons, peu importe où. Ils écoutent, lisent, mais aussi archivent pour cinq ans – ou plus si vous utilisez une langue qu’ils ne savent pas décoder.

Et si un livre, un tract, un journal, une musique ou un programme télé diffuse des informations vraiment gênantes d’après eux, il pourra être mis à l’index, et banni de toute diffusion publique pour éviter qu’on ne puisse y accéder.

Après tout c’est pour notre bien.


Non, ce n’est ni un délire paranoïaque ni de la science fiction à la Orwell dans 1984. C’est ce qu’on est effectivement en train de faire voter en France, aujourd’hui, officiellement.

On parle juste de le faire pour tout ce qui transite par Internet. Juste. Alors qu’aujourd’hui Internet devient le média qu’on utilise pour quasiment tout : livres, presse, divertissement, conversations publiques ou privées, échanges et documents professionnels, et même les discussions téléphoniques (dont skype et assimilés).

Bon, rassurez-vous ils ont prévu d’inclure aussi les téléphones portables classiques et, si vous êtes suspect, de pouvoir entre chez vous poser micros et traceurs GPS. Ainsi ils ne se limitent quand même pas à Internet.

Et on est en train d’accepter ça.

Après tout c’est pour notre bien, non ?

Quand c’est qu’on se rebelle ?