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Démocratie et institutions

Une dicta­ture ?

Dans la suite je ne réduis pas ce terme à un modèle de type Corée du nord. Pour réflé­chir je reviens à la source, et aux défi­ni­tions de diction­naire :

Régime poli­tique dans lequel le pouvoir est entre les mains d’un seul homme ou d’un groupe restreint qui en use de manière discré­tion­naire

TLFi, via le CNRTL

La France sépare ses pouvoirs. En cela personne ne détient le pouvoir au sens de pouvoir absolu.

Pour autant, nous n’en sommes pas si loin à cause de délé­ga­tion à plusieurs niveaux.

Niveau 1 : Au sein de chaque circons­crip­tion, le candi­dat gagnant a en géné­ral 30 à 40% des votes au premier tour. Ces 40% de votants sont ceux qui auront le pouvoir, à eux seuls.

Niveau 2 : Ces dépu­tés votent à la majo­rité au sein de l’As­sem­blée natio­nale. La majo­rité ne tient pas forcé­ment à grand chose. Mettons qu’elle repré­sente 60% de l’as­sem­blée, le pouvoir est donc au main de 60% des 40% des votants.

Niveau 3 : Tous les dépu­tés ne votent pas à chaque fois. L’as­sem­blée est rare­ment remplie. Nous avons en réalité une mino­rité des 60% des 40% des votants qui décide réel­le­ment.

Ce sont des accords tacites en amont mais ça fonc­tionne aussi parce qu’il y a des votes par groupes. La disci­pline y est forte. Mettons le cas idéal où le groupe fonc­tionne lui-même à la majo­rité, la déci­sion revient à la majo­rité de 60% de 40% des votants.

Niveau 4 : La réalité est plus complexe. Le groupe est en réalité très dirigé par le parti et le gouver­ne­ment. Avec la coor­di­na­tion des élec­tions prési­den­tielles et légis­la­tives, le président est faci­le­ment celui qui contrôle l’exé­cu­tif, le parti, et plus ou moins indi­rec­te­ment qui décide de ce que doit voter le groupe majo­ri­taire.

Dès lors, une personne ou un groupe restreint de personnes dirige la majo­rité de 60% de 40% des votants. Ce même groupe dirige aussi tout l’exé­cu­tif.


On ne contrôle pas le judi­ciaire, mais peut-on dire tout de même que le pouvoir est entre les mains d’un groupe restreint ?

Reste le qui en use de manière discré­tion­naire. Nous avons une consti­tu­tion. Ce n’est pas rien, je ne l’ou­blie pas, mais ça laisse encore une marge de manœuvre très très large.

Est-ce que ça corres­pond assez pour parler de dicta­ture ? (*)

Je ne sais pas, mais on s’en approche proba­ble­ment assez pour éviter de trop faire les malins et se conten­ter de dire « nous ne sommes pas la Corée du nord » (ce qui est vrai)

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Choix d’en­ga­ge­ment

J’ai pris un peu de recul sur mes orien­ta­tions poli­tiques histoire de voir où et comment m’im­pliquer. Je suis arrivé avec quelques critères (donnés ici dans le désordre) :

  • Recherche une société meilleure, quitte à remettre en cause l’exis­tant et le passé
  • Écolo­gie et urgence clima­tique
  • Société soli­daire, basée sur du collec­tif et des communs
  • Fortes liber­tés civiles, droits de l’hu­main, liberté d’ex­pres­sion et vie privée
  • Idéal démo­cra­tique avec une vision pour nos insti­tu­tions
  • Euro­péen à tendance fédé­ra­liste, univer­sa­liste dans ses valeurs
  • Recherche de justice sociale et partage des richesses
  • Modèle de société qui revoit le rapport au travail, à l’éco­no­mie et à la produc­tion
  • N’ex­clut pas les choix poli­tiques forts ou radi­caux bases sur des opinions, mais ne contre­dit pas la science, les faits, le ration­nel et le prag­ma­tique

Oui, j’en demande beau­coup.

Typique­ment pour moi ça exclut proba­ble­ment une majeure partie des collec­tifs qu’on quali­fie­rait « de droite » en France : L’éco­no­mie, la souve­rai­neté, la liberté indi­vi­duelle, l’ordre, et la défense du système actuel y priment en géné­ral sur les critères que j’ai listé plus haut. Ce ne sont aussi pas eux qui vont remettre en cause le système.

Mon dernier point m’em­pêche très nette­ment d’en­vi­sa­ger EELV, au moins tant qu’ils restent dans des actes entre deux chaises vis à vis des vaccins, du nucléaire, et ce genre de choses.

Le PS j’ai trop de défiance après l’avoir vu amener Valls, suivre les tenants de l’ordre et renon­cer à tout ce pourquoi je vote­rai pour eux. Je retiens le mariage pour tous, c’est énorme, mais d’autres à gauche avaient ce même projet. Ça ne suffit pas à contre­ba­lan­cer.

LFI je n’ac­croche pas à la vision popu­liste et natio­na­liste. La base mili­tante est très diverse, amal­ga­mant tous ceux qui en ont marre, allant parfois sur le brun. Le chef est lui a tendance auto­cra­tique et mégalo. Ça fait trop et j’ai même peur de ce qu’il se passe­rait s’ils arrivent au pouvoir avant d’avoir fait le ménage. C’est un no go indé­pen­dam­ment de ce que je pense du programme.

J’ai beau­coup d’af­fi­ni­tés avec Géné­ra­tion-s, notam­ment parce que Benoît Hamon ose avan­cer sérieu­se­ment sur la ques­tion du travail et du revenu de base, mais pas que. Ils parlent social, société, communs, démo­cra­tie, etc.

Malheu­reu­se­ment ils ont des posi­tions offi­cielles très marquées sur la fin du nucléaire. Pour­tant, s’il y a un seul enjeu sur notre géné­ra­tion, c’est le climat. Et là, honnê­te­ment, je n’ai vu aucun scéna­rio crédible qui permette de se passer du nucléaire. L’ur­gence est de construire, pas détruire.

On m’a proposé Place Publique, mais le site ne présente que de très vagues valeurs, qui pour­raient être dites par une majo­rité des partis français. Avec trop d’af­fi­ni­tés au PS et pas de vrai programme concret, je passe mon tour.

Nouvelle Donne… Le programme a des valeurs proches des miennes des idées inté­res­santes, quelques trous (toujours rien, ni pour ni contre ni analyse, à propos du nucléaire ? Vrai­ment ?) mais.. j’ai déjà donné. Il paraît que ça s’est amélioré sur certains points qui posaient problème en interne mais il n’en sort toujours pas grand chose à part des alliances à chaque élec­tion. C’est d’ailleurs peut être ça le problème. Je ne veux pas d’un parti qui soit un moyen pour les têtes d’af­fiches d’ob­te­nir un mandat aux élec­tions. Les élec­tions c’est le moyen, pas le but.

Du coup j’ai fait un tour ailleurs.

J’avais un souve­nir du Parti Pirate quasi­ment unique­ment orienté culture, réseaux et liber­tés civiles, ainsi qu’une conno­ta­tion très « libe­ra­tienne et liber­tés indi­vi­duelles » que je ne partage à priori pas.

Peut-être que ça a changé, peut être que mes souve­nirs ou préju­gés étaient faux. Toujours est-il que j’y ai trouvé des posi­tions pas si éloi­gnées de ce que je cherche avec mes critères.

C’est en construc­tion. Il me manque beau­coup de prises de posi­tion, notam­ment sur la partie « Société soli­daire, basée sur du collec­tif et des communs ». J’ai toujours peur que la tendance libe­ra­tienne puisse s’y retrou­ver et donc faire partie du bateau. Pour autant, si j’au­rais parfois pris d’autres choix, rien de ce que j’ai vu ne m’a fait sauter au plafond ou même gêné.

Ma vraie rete­nue à plutôt été sur la capa­cité de l’as­so­cia­tion à avoir un vrai impact. J’étais prêt à faire de gros compro­mis pour avan­cer avec une struc­ture qui a un vrai impact… mais pas rien.

Avec un peu de recul, si on ne se limite pas à la France, le Parti Pirate a eu et à encore un impact. Le fait que ce ne soit pas un parti avec un leader tête d’af­fiche laisse aussi penser qu’on pourra imagi­ner des choses diffé­rentes. La taille peut sur ce point aussi être un avan­tage.

Bref, me voilà parti avec le Parti Pirate pour tenter l’aven­ture.

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Le passé c’est le passé

Le passé c’est le passé darling, ça para­site le présent !

Edna Mode, Les indes­truc­tibles

Si vous saviez combien elle est impor­tante pour moi profes­sion­nel­le­ment cette maxi­me… Edna je t’adore.


Sans cette règle, impos­sible de se mettre à nu, de parler de ses erreurs, de deman­der de l’aide, d’oser échouer. Comment espé­rer résoudre les problèmes et s’amé­lio­rer si chaque erreur sera rete­nue contre nous pour l’éva­lua­tion annuelle, pour la prime, pour le futur poste, ou si simple­ment on se fait passer un savon ?

Le passé c’est le passé darling. Occu­pons nous du présent. Peu importe les erreurs, les respon­sables et mêmes les consé­quences. Ce qui importe c’est ce qu’on fait main­te­nant et comment on influence l’ave­nir : Répa­rer les erreurs, obte­nir de l’aide, progres­ser, mettre en œuvre ce qui permet­tra d’évi­ter de futures occur­rences à l’ave­nir.

Juger, râler, reti­rer des respon­sa­bi­li­tés, ne pas donner une prime ou une augmen­ta­tion, c’est inci­ter à ne pas parler. On s’oc­cupe du passé, on para­site le présent et on ne résout rien pour l’ave­nir.


Cette règle c’est aussi un fonde­ment très fort de ma vision de l’agi­lité.

On est en retard, les esti­ma­tions étaient mauvaises, on a pris le mauvais chemin et on a fait explosé la dead­line. Quelle impor­tance ?

Le passé c’est le passé. On ne pourra de toutes façons pas reve­nir en arrière. L’im­por­tant c’est regar­der le plan qu’on peut construire à partir d’aujourd’­hui, avec la situa­tion d’aujourd’­hui, même si ce n’est pas celle qu’on avait voulu.

Peu importe le rythme, on se pose et on rééva­lue. Le plan­ning passé n’est d’au­cune impor­tance, savoir si on a réussi l’objec­tif non plus. Tout ça ne fait que para­si­ter le présent darling.


Quand je tombe sur des mana­gers qui sont dans le contrôle et le reproche, on me regarde avec de grands yeux. « Je ne peux quand même pas lais­ser passer ! », « À eux de rattra­per main­te­nant ! »

Para­si­tage contre-produc­tif du présent. Si les colla­bo­ra­teurs ne sont pas impliqués et ne cherchent pas à faire de leur mieux pour atteindre la réus­site, on a de toutes façons un problème majeur. Râler ou mettre la pres­sion ne fonc­tion­nera pas, ou mal et pas long­temps.

On ne peut pas travailler avec des gens qui ne cherchent pas à bien faire. On ne peut pas non plus travailler avec celui qui pense que vous ne cher­chez pas à bien faire. Au diable les objec­tifs et les erreurs. Alerte rouge ! C’est l’équipe ou sa direc­tion qu’il faut corri­ger ou déman­te­ler immé­dia­te­ment, toutes affaires cessantes. Le reste ne compte pas.

Et si tout le monde cherche à avan­cer, alors peu importe le passé. Il ne nous sert qu’à apprendre pour gérer le présent. La ques­tion n’est pas le respon­sable mais comment on peut éviter de recom­men­cer. La ques­tion n’est pas de comp­ter les échecs mais de comment on peut réus­sir.


Pitié, arrê­tez le mana­ge­ment par la sanc­tion et par la peur, même si ça ne se traduit que par le juge­ment d’un histo­rique d’in­di­ca­teurs au rouge.

Le passé c’est le passé darling, ça para­site le présent.

Honnê­te­ment ce n’est pas une posture facile. Ça demande des efforts et le retour des mauvaises habi­tudes est fréquent au début, mais ça apporte telle­ment de séré­nité et d’ef­fi­ca­cité une fois que le collec­tif est sur cette même longueur d’on­de…

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Critères pour les entre­prises tech

Je me souviens qu’il y a quelques années on m’a parlé du Joel Test pour quali­fier une entre­prise tech qui recrute des ingé­nieurs. En rédi­geant ce billet on m’a donné aussi le lien vers une grille de compé­tences pour les entre­prises tech.

C’est inté­res­sant mais je me rends compte que je m’at­tache beau­coup plus aux valeurs et à l’or­ga­ni­sa­tion géné­rale. Le reste en découle, ou pourra être changé si les critères de plus haut niveau sont au vert. Inver­se­ment, je ne me senti­rai pas bien sans ces critères de haut niveau même si les outils tech­niques sont bons.

J’ai tenté, la liste va bouger, mais voici 10 de mes critères prin­ci­paux pour juger d’une entre­prise qui recrute des tech :


1. Le meilleur maté­riel et les meilleurs logi­ciels qui me sont utiles pour mon travail. Ça repré­sente proba­ble­ment au moins dans les 200 € mensuels en abon­ne­ments et amor­tis­se­ments, et une auto­no­mie budgé­taire locale jusqu’à un certain niveau.

2. Des locaux qui permettent de travailler effi­ca­ce­ment. On parle de liai­sons de trans­port en commun, d’abris fermés pour les vélos, de capa­cité à y manger et de commerces autour.
Évidem­ment ça veut dire des bureaux de taille raison­nable, non inuti­le­ment bruyants, qui ne mélangent pas des équipes diffé­rentes, des projets diffé­rents, des gens qui ne travaillent pas « ensemble sur la même chose là main­te­nant ».
Ajou­tez-y des espaces de repos, ainsi que des pièces supplé­men­taires en nombre suffi­sant pour des réunions ad hoc, des visio ou coups de télé­phone impromp­tus, et des discus­sions à deux ou trois.
Pour ceux qui sont en télé­tra­vail choisi c’est forcé­ment déjà à moitié rempli mais vous pouvez ajou­ter le fait que l’em­ployeur vous aide à avoir de bonnes condi­tions (chaise, casque anti-bruit, indem­ni­sa­tion correcte du coût d’une pièce dédiée, possi­bi­lité d’al­ler dans un espace de co-working adapté, rencontres fréquentes avec les collègues, temps possibles pour discu­ter, etc.).

3. Du temps et des moyens de forma­tion conti­nue, même dans les années « avec des objec­tifs de produc­tion impor­tants » (spoi­ler: on est toujours dans ces années là, je n’ai jamais connu d’an­née où la direc­tion dise « cette année on va pouvoir se repo­ser un peu »). Ça veut dire une culture qui promeut la veille tech­nique, la présence aux confé­rences tech­niques, voire des forma­tions externes de temps en temps, le tout sur au moins 5 % du temps en moyenne.
Plus globa­le­ment, l’or­ga­ni­sa­tion tient à faire progres­ser les gens dans leur propre plan de carrière.

4. Une orga­ni­sa­tion du travail flexible avec une large dose de confiance et d’au­to­no­mie tant que les résul­tats sont là et que ça reste compa­tible avec le collec­tif, notam­ment sur les horaires, le télé­tra­vail ou la prise de congés. Il y a des métiers dont le résul­tat est essen­tiel­le­ment dépen­dant du temps de présence. Ce n’est pas le cas de la plupart des travaux intel­lec­tuels, et pas le cas du mien.

5. Une chaîne de mana­ge­ment dédiée à donner les moyens, appor­ter de l’aide, et globa­le­ment mettre en capa­cité plutôt que pour déci­der, faire exécu­ter et contrô­ler.
Ce n’est pas qu’une ques­tion de confiance, c’est une façon de penser les rôles de chacun. Si vous avez l’im­pres­sion que les condi­tions et l’écoute sont propor­tion­nels au niveau hiérar­chique, on n’y est proba­ble­ment pas.

6. Des équipes auto­nomes sur leurs objec­tifs, leurs orga­ni­sa­tions, l’uti­li­sa­tion de leur budget, mais aussi leurs choix tech­niques, leur stra­té­gie produit, et globa­le­ment quoi faire quand et comment. Des respon­sables plus que des exécu­tants.

7. Une grille de rému­né­ra­tion trans­pa­rente, qui permet de savoir comment on se posi­tionne par rapport aux autres, quels sont les écarts entre les diffé­rents rôles, exper­tises et expé­riences.

8. Des valeurs qui font passer l’hu­main en prio­rité avant le reste. Ce critère ne doit pas s’ef­­fa­­cer lors des périodes diffi­­ciles, c’est juste­­ment quand il y a tension et besoin de faire des choix tous mauvais qu’on voit ce qui compte vrai­ment. Ça se voit au niveau des arbi­trages, des prio­ri­tés, et à la sécu­rité psycho­lo­gique des employés.

9. Une recherche d’éthique et d’im­pact social posi­tif. Pas de « c’est le busi­ness ». Refu­ser d’être toxique ou néga­tif pour les clients, pour les four­nis­seurs, pour les sala­riés, et globa­le­ment aussi pour le reste de la société. Ça passe aussi par des stan­dards moraux plus indi­vi­duels de ne pas trom­per, pas mentir, pas cacher, pas faire de mal, faire ce qu’on dit et dire ce qu’on fait, que ce soit en interne ou en externe. Enfin, ça passe par une atten­tion parti­cu­lière à l’in­clu­sion de chacun, dont une réflexion sur les mino­ri­tés et les biais sociaux.
Les valeurs et les prio­ri­tés se mesurent là aussi parti­cu­liè­re­ment quand faire le bien « coûte » quelque chose et que le choix ne va pas de soi.

10. Une vision de l’agi­lité qui passe par une façon d’abor­der les choses plus que les rituels et l’ap­pli­ca­tion d’une méthode. Réflé­chir à la prochaine étape réaliste à partir de la situa­tion actuelle plutôt que de savoir où on en est par rapport au plan prévu.

11. Être fier·e ou enthou­siaste de où on travaille, à quoi on travaille collec­ti­ve­ment, comment on y travaille, et avec qui. Le critère est forcé­ment subjec­tif mais l’idée est de placer la barre haute, notam­ment en termes d’uti­lité sociale.


J’ai tenté de noter mes postes précé­dents avec cette grille de 0 à 33, en attri­buant de 0 (il y a peut être des choses mais c’est vrai­ment insuf­fi­sant) à 3 (pas forcé­ment parfait mais il n’y a globa­le­ment rien à redire). Volon­tai­re­ment il n’y a pas de case « neutre », pour forcer à choi­sir quand même.

Ce n’est pas toujours ce qu’on croit qui arrive en premier. L’es­sen­tiel arrive entre 15 et 20. Les hauts scores ne sont pas toujours où on les attend. Souvent le score à la dernière ques­tion masque une forte pauvreté à d’autres, et rétros­pec­ti­ve­ment c’est même justi­fié ainsi dans les discours.

J’y suis resté trop peu de temps donc peut-être que je n’ai pas eu le temps de crever quelques illu­sions mais l’OCTO d’il y a 10 ans s’en sort parti­cu­liè­re­ment bien.

Retour sur le passé, cette grille montre aussi très bien ce que j’ai mal vécu dans la start-up que j’ai cofondé. Avoir un rôle de direc­tion n’a aucun sens si on n’a aucune liberté d’ac­tion sur l’or­ga­ni­sa­tion, et c’est encore pire quand en plus il y a conflit de valeurs.

Note : Mes notes sont forcé­ment liées à mon contexte person­nel (donc mon propre enca­dre­ment, mes liber­tés). Il ne s’agit pas de juge­ments abso­lus sur les socié­tés elles-mêmes, et j’es­père par exemple que j’ai contri­bué à donner de meilleures condi­tions aux personnes que j’ai moi-même enca­drées.

Et vous ? Tentez l’exer­cice. Où situez-vous votre entre­prise actuelle et les précé­dentes ? Je vous ai fait un petit formu­laire par curio­sité pour les résul­tats.

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Toutes ces petites écono­mies qui coûtent un pognon de dingue

Je ne comprends pas pourquoi on conti­nue à écono­mi­ser des bouts de chan­delles dans les équipes tech­niques.

« La version gratuite suffit bien », « As-tu vrai­ment besoin de l’op­tion 16 Go de RAM ? », « On ne peut pas se permettre de payer ça pour tout le monde, ça ferait une grosse somme »

Ok, mais quel est le coût réel ? À chaque fois j’ai privi­lé­gié les versions haut de gamme, les offres « entre­prise » avec SSO, et j’ai choisi des périodes de renou­vel­le­ment au plus court. Bref, je suis très au-dessus de la réalité.

TypeAnnuel HT
Gestion projet300 €Asana, Atlas­sian, etc.
Code source250 €Github, Gitlab, etc.
Email et agenda125 €Google suite, Office 365, etc.
IDE130 €Jetbrains, etc.
Autres logi­ciels100 €divers softs (coût annuel)
Visio230 €Zoom, …
Laptop750 €2700 € TTC amorti sur 3 ans
Garan­tie éten­due80 €300 € TTC amorti sur 3 ans
Acces­soires80 €400 € TTC amorti sur 4 ans
Ecran(s)200 €1000 € TTC amorti sur 4 ans
Casque anti-bruit90 €450 € TTC amorti sur 4 ans
Chaise ergo­no­mique170 €1000 € TTC amorti sur 5 ans

Bref, j’ai de l’ordre de 2 500 € HT annuels en étant très au-dessus de la réalité.

Un ingé­nieur en déve­lop­pe­ment à 45 000 € brut coûte entre envi­ron 65 et 70 000 euros annuels tout compris à l’en­tre­prise. Ces frais très haut de gamme repré­sentent quelque chose comme 3,7 % du coût total.

Ok, ce n’est pas rien, pas négli­geable, mais pas mortel non plus si on met en rapport le temps épar­gné, le confort et le bien être asso­cié.

Oui, on peut faire sans (heureu­se­ment), mais pas certain que ce soit plus rentable. Rien qu’en temps, ça repré­sente 1/4 h par jour travaillé. Ce n’est pas rien, mais la fatigue, la frus­tra­tion et les diffé­rents contour­ne­ments néces­saire à se passer de ces frais, ça peut vite repré­sen­ter ça annuel­le­ment aussi : 5 minutes de perdues à relan­cer zoom, 10 fois 30 secondes de perdues à attendre des build ou des suites de tests qui tournent un peu plus lente­ment, 100 fois 5 secondes de perdues à bascu­ler entre les tâches et les appli­ca­tions fautes d’avoir un écran supplé­men­taire, 2 fois 5 minutes de pause parce qu’on n’est pas si bien assis, 10 minutes de perte de concen­tra­tion parce qu’une conver­sa­tion à côté nous a perturbé, etc.


Toutes ces petites écono­mies coûtent un pognon de dingue.

Et si on deve­nait un peu plus ration­nels ? Payer chaque mois des milliers d’eu­ros des ingé­nieurs pour ensuite refu­ser de leur donner les 200 € mensuels qui leur permettent de travailler effi­ca­ce­ment, c’est un peu crétin, non ?

Pendant que vous y êtes : Inves­tis­sez aussi dans des espaces cloi­son­nés plutôt que de grands open space, et ajou­tez-y des petites salles de réunion en assez grand nombre pour passer un coup de fil ou discu­ter à deux de façon impromp­tue. Ça coûte très cher, mais l’in­ves­tis­se­ment se rembourse faci­le­ment plusieurs fois.

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Cherche nouvelle solu­tion de sauve­garde

J’uti­lise Crash­plan aujourd’­hui pour avoir une sauve­garde hors ligne de ce que contient mon NAS. Les dernières versions sont des goinfres en RAM et j’ai du chan­ger ma barrette récem­ment pour juste faire en sorte que ça ne se crash pas au démar­rage. Malgré tout c’est lent, très lent. Le support lui même dit que rien n’est garan­tit au delà de quelques To.

Pour l’ins­tant ça tient mais je cherche autre chose.

Objec­tif : Sauve­gar­der le petit poste debian qui me sert de NAS et ses 1.5 To de données. Ça peut augmen­ter de 500 à 1 To par an mais une fois posées les données changent peu.

Les pré-requis à priori :

  • Le client doit tour­ner sur un Linux x86
  • Sauve­garde en ligne (pas de mani­pu­la­tion de disque pour faire du hors site)
  • Chif­fre­ment local (ce qui est mis en ligne est chif­fré)
  • Peut stocker 1.5 To aujourd’­hui (versions incluses)
  • Peut évoluer au moins jusqu’à 4 To à terme
  • Permet de récu­pé­rer un fichier ou un groupe de fichiers sans télé­char­ger toute la sauve­garde
  • Permet de récu­pé­rer les versions horaires des fichiers modi­fiés les derniers jours
  • Permet de récu­pé­rer les versions quoti­diennes des fichiers des dernières semaines
  • Permet de récu­pé­rer les versions hebdo­ma­daires des fichiers des derniers mois
  • Permet de récu­pé­rer les versions trimes­trielles des fichiers sur x années (x à déter­mi­ner par moi)
  • Permet de restau­rer le contenu d’un réper­toire à un instant T (modulo les règles de versions plus haut)
  • Perfor­mances correctes (ne mettra pas 2 mois pour envoyer les premiers 1.5 To ni à récu­pé­rer les 4 To si un jour ils crashent)
  • Pas de solu­tion à base de brico­lages de scripts person­nels
  • Budget d’en­vi­ron 5 € TTC mensuels par To stockés en ligne

Pas indis­pen­sable mais je ne crache­rai pas dessus :

  • Pas besoin de GUI locale hors confi­gu­ra­tion (head­less)
  • Compa­tible avec une Debian stable
  • Permet d’éla­guer les versions (ne garde pas les versions quoti­diennes à vie)
  • Permet d’ef­fa­cer les fichiers suppri­més depuis plus de X années (ceux là je veux vrai­ment les effa­cer)
  • Surveillance conti­nue du système de fichier (et pas des scan complets de plusieurs To à chaque fois qu’on veut véri­fier si quelque chose a changé)
  • Inter­face de restau­ra­tion simple
  • Inter­face de restau­ra­tion graphique
  • Email d’aver­tis­se­ment de la part de l’es­pace en ligne si je ne me suis pas synchro­nisé depuis long­temps
  • Inter­face pour savoir quel % est déjà sauve­gardé een ligne et quel % est en attente de trans­fert
  • Fait de la dédu­pli­ca­tion au moins par fichier
  • Si on peut ajou­ter des clients mac orien­tés laptop (donc souvent inter­rom­pus et qui ne doivent pas réduire l’au­to­no­mie ou occu­per le cpu à faire des scan disque inutiles), ce serait top

Si néces­saire, je suis prêt à envi­sa­ger de faire le version­ne­ment en local et avoir unique­ment l’état courant sauve­gardé en ligne (en gros, si mon disque local crash, je perds l’his­to­rique mais je peux récu­pé­rer la dernière version). Si vous avez des solu­tions pas trop chères de ce type là, je suis prêt à étudier.


Je sais, vous voulez des détails. Aujourd’­hui je ne gère qu’un bloc de 1, 5 To mais il pour­rait théo­rique­ment se décou­per ainsi.

  • Une zone d’en­vi­ron 50 Go avec dans les 600 000 fichiers d’email au format mail­dir. C’est de l’im­port. Les fichiers ajou­tés ne sont jamais modi­fiés ou effa­cés ensuite.
    Ça ne montera proba­ble­ment pas de plus de 10% par an.
  • Une zone photo avec 300 Go de jpeg et raw de quelques Mo et quelques vidéos mp4 de quelques dizaines de Mo. Les fichiers ajou­tés peuvent être excep­tion­nel­le­ment dépla­cés mais ne sont quasi­ment jamais modi­fiés.
    Ça ne devrait pas gros­sir de plus de 10 à 20% par an.
  • Une seconde zone photo avec 750 Go avec de gros raw et gros jpeg de quelques dizaines de Mo plus des fichiers de méta­don­nées de quelques ko. Les fichiers ajou­tés peuvent être excep­tion­nel­le­ment dépla­cés mais ne sont quasi­ment jamais modi­fiés. Les fichiers de méta­don­nées seront par contre modi­fiés par périodes, et j’y aime­rais un version­ne­ment au moins à la jour­née.
    Cette zone peut-être amenée à gros­sir de 500 Go à 1 To par an.
  • Une zone d’ar­chi­vage d’en­vi­ron 150 Go de fichiers de quelques Mo qui ne chan­ge­ment jamais ou presque, et qui peut gonfler d’au plus 10% par an.
  • Un zone avec 300 Go de fichiers de travail, essen­tiel­le­ment des images, docu­ments bureau­tiques, mais aussi des archives zip, poten­tiel­le­ment des vidéos. L’écra­sante majo­rité est histo­rique et change peu. C’est toute­fois une zone de travail et les chan­ge­ments doivent être version­nés, idéa­le­ment à l’heure ou à la demie-jour­née. Contrai­re­ment aux autres zones, une partie des docu­ments y sont effa­cés à court ou moyen terme.
    Cette zone ne devrait pas gros­sir de plus de 10% par an.
  • Une zone de synchro de moins de 100 Go, avec des copies des fichiers qui viennent de l’ex­té­rieur et qui sont amenés à toujours chan­ger.
    La taille devrait rester globa­le­ment constante.

Si rien ne ressort, ça peut se termi­ner par « poser un jeu de gros disques chez un tiers qui a la fibre et faire de la sauve­garde chif­frée dedans » mais ça néces­site de trou­ver quelqu’un qui peut effec­ti­ve­ment stocker ça dans sa cave avec une connexion filaire et qui sait faire les redi­rec­tions appro­priées.

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Quelques conseils de mana­ge­ment

Il y en a certains que j’ai appris sur le tard en faisant des erreurs et que j’au­rais bien aimé comprendre plus tôt. Je vous propose quelques conseils de mana­ge­ment qui me semblent main­te­nant essen­tiels. Peut-être qu’ils vous servi­ront aussi.

  • Dire ce qui ne va pas, immé­dia­te­ment
  • Dire ce qui est bien fait, régu­liè­re­ment
  • L’ex­pli­cite est toujours mieux que l’im­pli­cite
  • Garder un 1–1 hebdo­ma­daire avec son propre chef
  • Les proces­sus sont une assu­rance, vous en avez besoin
  • Ne pas recru­ter quelqu’un sans en être abso­lu­ment certain
  • L’hu­main est plus impor­tant que tout le reste

Pour être honnête on me les avait quasi­ment tous donné dès le départ mais seuls les deux derniers me semblaient évidents à l’époque.

C’est une ques­tion de carac­tère. Je n’aime pas les conflits. Mon penchant natu­rel est de les éviter, voire de lais­ser les choses un peu floues pour ne pas forcer, pas brusquer, rester souple. Je suis certain de ne pas être le seul. C’est proba­ble­ment le cas de tous les empa­thiques et intro­ver­tis.

Et pour­tant, il faut se forcer. Se forcer à faire du feed­back et à dire les choses même quand c’est néga­tif, même si c’est « pas grand chose ». Il faut se forcer à le faire immé­dia­te­ment, quand c’est un cas concret et pas un ressenti diffus sur un événe­ment passé.

C’est quand c’est dit long­temps après, de façon agrégé, que ce n’est pas compris ou pas accepté. Sur le moment la personne peut ne pas être d’ac­cord mais ce sera entendu sans prêter à débat. Parfois ça permet­tra de lever des incom­pré­hen­sions. Le reste du temps ça permet­tra à l’in­ter­lo­cu­teur de corri­ger le tir.

Le seul point d’at­ten­tion c’est de le faire aussi dans l’autre sens. On dit aussi ce qui va, sans attendre que ce soit excep­tion­nel ni le dire unique­ment pour modé­rer ce qu’on a a dire de néga­tif. Idéa­le­ment on ne mélange d’ailleurs pas les deux afin d’évi­ter de brouiller le message.


C’est aussi vrai vis à vis de vous. Mes périodes diffi­ciles vivres ont toutes, sans excep­tions, celles où les 1–1 avec ma propre hiérar­chie étaient manquants, que ce soit tempo­rai­re­ment ou dura­ble­ment.

Je n’ai­mais pas ces points. J’avais l’im­pres­sion de rendre des comptes, d’être jugé. Au fur et à mesure j’ai compris : Ils sont là pour moi.

C’est la fréquence et la trans­pa­rence qui sont les points essen­tiels. Plus c’est fréquent et trans­pa­rent, moins il y a de choses en tête et de crainte d’éva­lua­tion, vu que tout est partagé dès le départ. En prime j’ai du feed­back qui me permet éven­tuel­le­ment de corri­ger le tir.

Je ne vous le cache pas, ça fonc­tionne d’au­tant mieux que l’in­ter­lo­cu­teur est lui aussi un bon mana­ger, qu’il est là en soutien et pas en juge­ment. Cela dit, même le juge­ment d’un mauvais chef vaut mieux que rien. Au pire c’est dit et on peut passer à autre chose l’es­prit dégagé.

J’ai encore besoin de me forcer pour parta­ger, mais au moins je sais que le résul­tat est posi­tif pour moi. C’en est devenu un vrai critère avant d’ac­cep­ter un emploi : Est-ce que j’au­rai un temps dédié régu­lier avec mon propre réfé­rent, pendant lequel il sera à ma dispo­si­tion ?


Les proces­sus c’est le mal, non ?

C’est ce qu’on dit, mais ce ne sont que des assu­rances. C’est ce qui évite qu’un jour quelque chose dérape, et ça c’est une très bonne chose.

Mieux, le proces­sus c’est ce qui permet aux personnes impliquées d’avoir elles-mêmes confiance . C’est essen­tiel pour les nouveaux, pour les périodes de fatigue, pour les périodes de stress, pour les périodes de pres­sion, etc.

Quand quelqu’un vous dit « ça nous ralen­tit », pensez « j’en ai marre de payer mon assu­rance alors que ma maison ne brûle pas ». C’est tota­le­ment inepte comme calcul de risque.

La vraie ques­tion c’est le coût du risque, le coût du proces­sus, et la propen­sion du proces­sus à éviter le risque. Spoi­ler alert : C’est parfois effec­ti­ve­ment trop cher mais c’est plus souvent rentable qu’on ne le croit. Ce n’est pas pour rien que les proces­sus de cock­pit d’avion, d’hé­li­co­ptère ou de sous-marin sont si verbeux pour ce qui n’est qu’une simple check­list de boutons à pous­ser et voyants à véri­fier.

Le process est d’ailleurs mieux qu’une assu­rance parce qu’il évite le risque, il ne fait pas que payer les dégâts.


J’ai réservé les deux conseils les plus impor­tants pour la fin.

« L’hu­main avant tout le reste »

Peu importe que vous le fassiez pour des raisons éthiques (l’hu­main avant l’argent) ou pour des raisons produc­ti­vistes (l’hu­main est le capi­tal le plus précieux), la règle est la même.

Peut être qu’il en va autre­ment dans d’autres domaines — même si j’en doute — mais, au moins en déve­lop­pe­ment infor­ma­tique, tout est basé sur l’hu­main. Faire passer le busi­ness avant les personnes, c’est toujours perdant sur le long terme, peu importe ce que ça coûte.

« S’il y a un doute c’est qu’il n’y a pas de doute »

Le corol­laire c’est le recru­te­ment. Au delà des personnes déjà là, recru­ter est la tâche la plus impor­tante, bien avant les road­map, le mana­ge­ment, l’exé­cu­tion, le commerce ou les factures.

Je ne saurais appuyer assez fort. La réus­site dépend d’abord des personnes recru­tées. Il vaut mieux aller trop lente­ment, devoir renon­cer à des contrats ou être en posi­tion très déli­cate que de recru­ter les mauvaises personnes.

S’il y a un doute, peu importe lequel, même si c’est juste un mauvais feeling, alors mieux vaut passer son tour.

Le coût d’un mauvais recru­te­ment, que ce soit en lui-même ou via son impact sur le reste des équipes, est bieeeeen supé­rieur à tout ce qu’on risque de louper si on ne recrute pas.


Et vous ? Quels sont vos conseils de mana­ge­ment ?

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[code] Liste des imports v2

Oui, je suis du genre à imagi­ner le langage avec la syntaxe parfaite. Je me demande si la majo­rité des déve­lop­peurs avec un peu d’ex­pé­rience ne sont pas comme ça en fait.

Je me suis remis à Ruby après un moment en Javas­cript et je confirme mon impres­sion précé­dente : Je veux des imports expli­cites en début de fichier pour chaque chose que j’uti­lise et qui est défini en dehors, pas d’es­pace de nom global créé par ailleurs.

J’ai repris mes anciennes notes et voilà où j’en suis :


L’im­port se fait par défaut par rapport à la racine du projet/paquet courant.

import MonComposant
import Module/SousModule/MonComposant

Même chose pour les imports rela­tifs, pour peu qu’ils commencent par un point. Oui, ce sont des chemins mais je tiens à ce que les déli­mi­teurs soient facul­ta­tifs (qui s’amuse à mettre autre chose que de l’al­pha­nu­mé­rique dans ses chemins internes ?)

import ./Module/SousModule/MonComposant
import ../Module/SousModule/MonComposant

Les paquets externes (gem, npm, packa­gist, cpan…) sont réfé­ren­cés par une arobase, et une table de corres­pon­dance à la racine du projet/paquet courant :


import @Paquet
import @Paquet/Module/SousModule/MonComposant

L’im­port utilise par défaut la dernière partie de la chaîne d’im­port comme nom local (on évite l’obli­ga­tion de se répé­ter qu’on trouve dans trop de lignes d’im­port Javas­cript).

Pour éviter les conflits de nom et faci­li­ter des noms plus adap­tés au code local, on ajoute des alias :

import MonComposant as AliasLocal
import Module/SousModule/MonComposant as AliasLocal

import @Paquet as AliasLocal
import @Paquet/Module/MonComposant as AliasLocal

J’aime bien les exports nommés de Javas­cript, qu’un point d’en­trée puisse réfé­ren­cer plusieurs compo­sants.

Je récu­père ici la syntaxe Python qui permet de toujours placer l’ori­gine en première posi­tion. Ça se discute, on pour­rait aussi le faire dans l’autre sens.

from Module/SousModule import MonComposant
from ./Module import MonComposant
from @Paquet/Module import MonComposant

from Module import Composant1, Composant2
from Module import Composant1, Composant2 as MonAlias

Quitte à faire des alias, c’est bien de pouvoir récu­pé­rer une méthode ou un sous objet sans qu’il n’y ait d’ex­port nommé.

C’est toujours la dernière partie de ce qui est importé qui défi­nit le nom local par défaut/

from Module/MonComposant import .maMethode
from MonComposant import .SousModule.maMethode
from ./MonComposant import .Foo.bar, .maMethode
from @Paquet/MonComposant import .Foo.bar as alias
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Ma vie sans papier (1)

Ça fait des années que j’ai­me­rais pouvoir mettre la pile de cour­rier admi­nis­tra­tifs dans le scan­ner, que ça scanne, annote et classe chaque PDF au bon endroit.

Plus qu’à mettre la pile dans « cour­riers trai­tés le … ». Si j’ai vrai­ment besoin d’un origi­nal (ça n’ar­rive en réalité jamais) il suffit de récu­pé­rer la date de trai­te­ment du PDF pour récu­pé­rer le docu­ment.


En réalité ça n’a jamais eu lieu. Je n’ai jamais vu passer de logi­ciel qui tente de préclas­ser les PDF en fonc­tion de leur contenu.

De mon côté je n’avais qu’un scan­ner à plat et… ça prenait des plombes quoi que je fasse. Je trai­tais de toutes façons chaque cour­rier à la main donc faire le clas­se­ment ne me coûtait pas beau­coup plus cher.

Depuis j’ai changé d’im­pri­mante et j’ai mis les quelques dizaines d’eu­ros supplé­men­taires pour avoir un char­geur auto­ma­tique avec scan­ner recto-verso. Je suis paré.


Je ne déses­père pas de voir un logi­ciel qui fasse déjà tout ce que j’es­père. À défaut j’ai déjà en tête un début de procé­dure :

  1. Passer le bloc de cour­riers dans le scan­ner, récu­pé­rer un fichier PDF unique.
  2. Passer le PDF à l’OCR pour avoir le contenu de chaque page indé­pen­dam­ment.
  3. À partir de quelques règles simples, faire une préclas­si­fi­ca­tion (« banque » et « société géné­rale » parce qu’il y a l’en­tête de la sogé, puis « compte courant » et « éric » parce qu’il y a le numéro de mon compte person­nel, puis trou­ver la date du relevé). Le plus complexe sera d’as­so­cier les diffé­rentes pages d’un même cour­rier, mais des règles de base pour­ront proba­ble­ment être suffi­santes. J’ai l’im­pres­sion que je peux faire 80% du boulot ainsi en auto­ma­tique.
  4. Présen­ter une GUI avec chaque page (ou groupe de pages) sous forme de vignettes, les clas­si­fi­ca­tions trou­vées, et permettre de corri­ger rapi­de­ment si néces­saire.
  5. En sortie, décou­per le PDF, ajou­ter le texte d’OCR sur chaque page pour permettre l’in­dexa­tion, opti­mi­ser, redres­ser, et sauve­gar­der chaque fichier au bon endroit avec une conven­tion de nommage.

Je ne sais pas si j’irai jusque là. J’es­père que d’autres ce seront tapés le boulot avant moi.

Pour l’ins­tant j’ai une première étape : extraire le texte, opti­mi­ser et redres­ser le PDF.

ocrmypdf --output-type pdf --rotate-pages  -l fra --deskew --clean --skip-text --optimize 1 test.pdf test.pdf

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Fiscalité

Il y a des choix poli­tiques dont il faudra repar­ler