Kobo by FNAC – Choisir sa lecture numérique, 2ème acte

Vous lisez dans le métro, le train, à la pause de midi ou plus d’un livre par mois ? Jetez un œil aux liseuses électroniques. De ceux qui ont tenté l’expérience avec une vraie liseuse, je n’ai entendu aucun retour en arrière.

Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille de déjà passer par mon précédent billet qui parle des différences entre liseuses et tablettes électroniques, et un peu du Kindle d’Amazon.

Aujourd’hui la FNAC vient de sortir la liseuse Kobo pour remplacer l’horreur précédente qu’était le Fnacbook. Kobo est un acteur très bien implanté en Amérique. Ils ont une des meilleures liseuses.

L’ouverture de Kobo n’est pas parfaite mais elle est déjà meilleure que celle d’Amazon, et s’ il est toujours possible que la FNAC ait salopé le logiciel au point de le rendre mauvais, je ne crois pas que Kobo aurait laissé faire.

J’ai bon espoir de pouvoir vous conseiller mieux en début d’année prochaine (suivant mes critères que vous avez pu entrevoir au billet précédent), mais la liseuse Kobo est un bon matériel, surtout à 99 € (pour les adhérents FNAC). Si vous comptez lire des livres (romans, livres techniques) et pas de BD, c’est probablement une bonne offre.

Plus chère et prévue pour dans quelques semaines, la Cybook Odyssey de Bookeen sera probablement aussi un bon choix pour du haut de gamme (mais nous sommes beaucoup à attendre de pouvoir jouer sérieusement avec pour nous faire une opinion).

Choisir sa lecture numérique

Le marché du livre numérique décolle ou va décoller en France. Amazon vient de se lancer et je vois des relations commencer à faire leur choix ou me demander ce qu’ils doivent choisir.

Vous avez bien raison, le livre numérique est au livre ce que le mp3 est au CD. Maintenant vous vous souvenez des baladeurs audio fermés qui ne lisaient pas les mp3 ou qui ne vous permettaient pas de récupérer ensuite ce que vous achetiez ? Nous avons les mêmes problèmes ici, pour l’instant. Continuer la lecture de « Choisir sa lecture numérique »

Rémunération des auteurs de livres

Note habituelle : Ces réflexions sont personnelles et totalement indépendantes de mon employeur, ce d’autant plus qu’elles relèvent de pensées préalables à l’élaboration d’une opinion et ne constituent pas encore un avis éclairé de ma part. Il s’agit de toutes façons de réflexions à chaud, qui peuvent évoluer et même s’inverser avec le temps.

Tout part d’un petit tweet de @karlpro qui assiste au Book Camp Montreal :

« des auteurs au forfait payés par l’éditeur » #bcmtl Continuer la lecture de « Rémunération des auteurs de livres »

Formats de livres numériques avec DRM

Parce que ça peut servir à d’autres :

Nom Editeur Formats Utilisé par Commentaires
Adept Adobe ePub, pdf, ascm Majorité, Kobo, B&N, Sony, Google DRM standard utilisé partout. Il peut s’attacher au matériel ou à un compte Adobe indépendant.
Microsoft Microsoft lit Microsoft Abandonné
Kepub (Adept) Kobo (Adobe) kepub Kobo Il s’agit d’un ePub avec quelques données en plus. Les fichiers peuvent être téléchargés au format ePub + DRM Adobe standard
Topaz Amazon azw, tpz Amazon Nouveau format Amazon, basé sur son précédent format Mobipocket
Mobipocket Amazon mobi Amazon (ancien) Format créé par Mobipocket (racheté par Amazon). Fonctionne avec un système de PID (clef unique par matériel)
Ignoble (basé sur adept) B&N (Adobe) B&N Extension du DRM ADEPT d’Adobe où on utilise nom et numéro de CB comme clef (pour dissuader de partager)
eReader B&N pdb, pml B&N (ancien), Palm Ancien format B&N, qui utilise lui aussi le nom et le numéro de CB comme clef pour frein social au partage
FairPlay Apple Apple Interne à Apple, pas de recherche de faille à ce jour
BBeB Sony lrx, lrs Sony Abandonné

Hormis Apple Fairplay, tous les formats non abandonnés sont actuellement cassés. Le jeu du chat et de la souris est clairement en faveur de la souris depuis deux ans que le jeu à commencer. Vu le faible niveau d’obfuscation, on peut même penser qu’il n’y a pas vraiment de volonté de rendre ces systèmes de DRM vraiment efficaces. Vu le coût financier et utilisateur d’une mise à jour fréquente du système, ils n’ont d’ailleurs pas tout à fait tort.

Il reste qu’en une recherche simple sur Google, on tombe sur des archives zip qu’il suffit de faire manger à Calibre pour d’un coup pouvoir importer et convertir les fichiers protégés de manière transparente. C’est d’une simplicité telle que je me vois même plus facilement expliquer comme cracker le DRM que d’expliquer comment gérer sa bibliothèque avec les DRM.

La musique a fini par abandonner ces systèmes, on ne peut qu’espérer la même chose pour l’édition. Entre temps je cherche des arguments pour accélérer la suite.